Weekly Insights 30/10/2017

Highlights

  • Zone euro : la BCE reste accommodante alors que le programme  d’assouplissement quantitatif sera réduit de moitié à compter de janvier prochain. 
  • États-Unis : les ventes de nouvelles maisons individuelles atteignent un sommet jamais atteint depuis 10 ans.
  • Allocation d’actifs : la dynamique d'expansion mondiale est toujours en cours. Nous gardons un positionnement positif à l’égard des actions. 

Allocation d'actifs :

La réunion très attendue de la BCE a attiré l’attention des investisseurs la semaine dernière. Le président Mario Draghi n'a pas déçu les investisseurs en annonçant la réduction sensible des achats d’actifs. A partir de janvier 2018, la BCE n’achètera plus 60 milliards d'euros par mois, mais 30 milliards d'euros, tout en étendant le programme sur neuf mois. A la suite de l’annonce, l’impact sur le marché a été conforme à nos attentes en révélant une appréciation du dollar et une surperformance relative de la zone euro et des actions japonaises. 

Pendant ce temps, la période de publication des résultats du 3è trimestre des entreprises américaines est en cours. Les résultats publiés montrent une croissance plus forte à l'échelle mondiale et aux États-Unis, le pourcentage d'entreprises dans l'indice S&P battant les prévisions de bénéfices (76 %) étant supérieur à la moyenne sur cinq ans.

La prochaine étape sera l'annonce du futur président de la Fed. Janet Yellen et Kevin Warsh sont apparemment hors de course, laissant Jerome Powell et John Taylor comme possibles candidats.

Notre stratégie d’investissement actuelle pour les fonds traditionnels :

Légende
gris : pas de changement
bleu : modification


ACTIONS CONTRE OBLIGATIONS

Nous sommes positifs envers les actions et restons prudents vis-à-vis des obligations en maintenant une duration courte :

  • La croissance économique mondiale s'accélère davantage avec un flux de nouvelles économiques-réservant de bonnes surprises.
    • Nous favorisons la zone euro, le Japon et les marchés émergents. Bien que nous soyons favorables au marché japonais, nous pensons que les marchés émergents pourraient rencontrer quelques écueils si le dollar devait se renforcer.
  • Le soutien des banques centrales va s'estomper progressivement :
    • La Fed va commencer la réduction de son bilan ce mois-ci.
    • La BCE a annoncé jeudi dernier qu'elle allait commencer la réduction de son bilan en janvier prochain.
    • Dans l’ensemble, les banques centrales se montrent confiantes envers l’évolution synchronisée de la croissance mondiale et adoptent prudemment une tendance au resserrement des taux.
  • Les actions possèdent une valorisation attrayante en comparaison du crédit.
  • À des degrés différents, les principaux risques pour les marchés demeurent (géo)politiques : (Catalogne et Corée du Nord). À cette liste, nous ajoutons les États-Unis, où les incertitudes liées à la politique monétaire suite à la prochaine réorganisation du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale se greffent à celles de la politique budgétaire. Janet Yellen et Kevin Warsh sont apparemment hors de course, laissant Jerome Powell et John Taylor comme possibles candidats. Donald Trump serait cependant le premier président, depuis Jimmy Carter, à ne pas retenir le titulaire actuel de la Fed.


STRATEGIE REGIONALE ACTIONS

  • Nous restons positifs envers les actions de la zone euro qui sont soutenues par un fort développement de l’économie et des bénéfices et une valorisation des cours relativement intéressante. La récente baisse du cours de l’euro contre le dollar leur offre un attrait supplémentaire.
  • Nous avons maintenu une position tactique neutre envers les actions des marchés émergents en raison de la stabilisation du dollar et des indicateurs techniques.
  • Nous gardons un positionnement négatif envers les actions du Royaume-Uni. Au-delà des difficiles négociations sur le "Brexit", le changement de la politique monétaire de la BoE a mis un terme à la dépréciation de la livre sterling et a fragilisé le rapatriement des bénéfices des entreprises britanniques réalisés à l’étranger.
  • Notre approche reste neutre vis-à-vis des actions américaines. Il subsiste un risque d’exécution dans la mise en œuvre du programme de relance et des mesures politiques favorables à la croissance. Néanmoins, en termes de dosage de politiques, nous constatons un avancement des mesures de relance budgétaire couplé à un resserrement de la politique monétaire de la Fed. Nous notons que les comités budgétaires de la Chambre et du Sénat ont tous deux approuvé les versions du budget de l'exercice 2018 qui inclut les orientations générales de la réforme fiscale.
  • Nous sommes optimistes à l'égard des actions japonaises. Le renforcement de la croissance mondiale et les mesures de politique intérieure conciliantes sont parmi les principaux moteurs de la performance. En outre, nous sommes aujourd'hui davantage convaincus que, dans un avenir proche, la Banque du Japon ne suivra pas l’exemple des autres banques centrales en durcissant sa politique monétaire, ce qui se traduirait par un affaiblissement du yen.


STRATEGIE OBLIGATAIRE

  • Nous sommes négatifs envers les obligations en maintenant une duration courte. Portés par le resserrement monétaire de la Fed et d'éventuelles pressions inflationnistes à venir, les taux et les rendements obligataires devraient reprendre à la hausse. L'amélioration de l'économie européenne pourrait également améliorer les rendements européens.
  • Nous continuons de nous diversifier en dehors des emprunts d’États générateurs de rendements peu élevés :
    • Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
    • Nous diversifions nos investissements via une exposition aux obligations indexées sur l'inflation.
    • Nous conservons notre diversification sur la dette émergente dans la mesure où l’assouplissement monétaire actuellement engagé représente un soutien non négligeable.
    • Nous restons plus ou moins neutres vis-à-vis des obligations à haut rendement. 



Macro :

  • Aux États-Unis, la croissance économique a dépassé les attentes, même après les perturbations de l’activité causées par les ouragans dans certaines régions du pays. Grâce à la forte consommation des consommateurs et des entreprises, la croissance du PIB a été de 3 % en taux annualisé.
  • Les ventes de maisons individuelles ont augmenté de 18,9 %, le plus haut pourcentage atteint depuis 1992.
  • Dans la zone euro, l'activité économique se poursuit à un rythme rapide avec un indice préliminaire PMI manufacturier à 58,6, tandis que l’indice PMI des services a atteint 54,9.
  • En Allemagne, la confiance des entreprises se maintient à un sommet historique car l'indice IFO du climat des affaires s’est élevé à 116,7 en octobre après deux mois de baisse consécutive.

Actions :

Actions Europe

Les indices européens ont terminé la semaine à la hausse suite à la publication d’excellents résultats pour la plupart des secteurs.

  • Le CAC 40 a surperformé grâce aux bons résultats de Safran, Essilor, Total et Airbus suite à l’ accord passé avec Bombardier.
  • L’indice SMI a sous-performé de façon marquée entraîné par Novartis et UBS.
  • Avant que le parlement régional catalan ne vote pour déclarer unilatéralement son indépendance vendredi dernier, l‘IBEX avait également sous-performé tiré vers le bas par les banques suite à la publication tout au long de la semaine d’informations divereses, tant positives que négatives.
  • Le secteur des produits domestiques et personnels a surperformé de façon significative grâce à un euro plus faible et aux résultats de LVMH. Tout le secteur du luxe a également progressé soutenu par les solides résultats de Kering et Luxottica.
  • Le secteur automobile a surperformé vendredi dernier, Volkswagen ayant relevé ses prévisions de bénéfices pour 2017.


Actions Etats-Unis

Septième gain hebdomadaire consécutif pour le S&P 500.

  • La publication des comptes de résultats du 3è trimestre de 180 entreprises de l'indice S&P 500 a permis aux principaux indices de référence de terminer la semaine en hausse.
  • Un certain nombre de grandes entreprises de haute technologie (Amazon, Alphabet, Microsoft, Intel) ont annoncé jeudi dernier des résultats du 3è trimestre qui ont été bien accueillis, ce qui a stimulé le secteur et l'indice Nasdaq à forte composition technologique.
  • Le secteur de l'industrie et l'ensemble du marché ont été soutenus par les solides résultats de Caterpillar, 3M, General Motors et Corning.
  • En revanche, les résultats de Mattel et JC Penney ont été inférieurs au consensus et les prévisions de chiffre d’affaires autant que le cours de ces deux actions ont chuté jeudi dernier.
  • Le secteur de la santé a également marqué le pas, les investisseurs ayant été déçus par l'évolution des ventes de certains grands fabricants de médicaments.


Actions marchés émergents

Semaine décevante pour les actions des marchés émergents.

  • Les incertitudes persistantes sur la politique monétaire américaine et les préoccupations au sujet des liens commerciaux avec les États-Unis ont affaibli les actions mexicaines.
  • La semaine fut difficile au Brésil du fait de la nouvelle protection donnée par la chambre des représentants au président Michel Temer et deux de ses ministres, leur évitant ainsi d'être poursuivis pour des allégations de corruption.
  • Le cours des actions coréennes se sont redressés atteignant un autre record à la hausse vendredi, des signes d’amélioration dans les relations entre Pékin et Séoul contribuant à renforcer le sentiment du marché.
  • D'autre part, les actions asiatiques et technologiques ont souffert de la hausse du dollar et des rendements des bons du trésor américains. 

Obligations :

TAUX

Les rendements des bons du trésor ont augmenté influencés par des données macro-économiques plus favorables aux États-Unis et des publications d’indices PMI meilleurs que prévus.

  • En Europe, la BCE a annoncé une réduction de son programme d’assouplissement quantitatif à partir de janvier prochain.
  • Cependant, le programme de réduction reste ouvert (sans date de fin prédéfinie) et le ton plutôt conciliant a entraîné vers le bas les rendements des pays cœurs et périphériques.
  • Il sera important de surveiller les problèmes politiques observés en Espagne à la suite de la déclaration d'indépendance du parlement catalan.
  • Au Royaume-Uni, les chiffres de croissance encourageants augmentent les possibilités d’accroissement des taux par la BoE.
  • Les rendements américains, britanniques, japonais et allemands à 10 ans affichent maintenant respectivement 2,45 %, 1,37 %, 0,063 % et 0,40 %.






CREDIT

Semaine calme pour les marchés du crédit.

  • Pas de changements importants pour les marchés du crédit, les pressions politiques étant plus que compensées par le ton conciliant de la BCE.
  • En Europe, les spreads de trésorerie européens se sont réduits très légèrement, l’indice Investment Grade poursuivant sa lente évolution positive pour s’établir à 92 points de base.
  • Le marché synthétique s'est par contre rétréci après l’annonce de  « desserrement conciliant » fait par la BCE jeudi dernier. Les indices Itraxx Main et Itraxx Xover ont atteint 52 points de base et 233 points de base respectivement.





DEVISES

Le ton conciliant de la BCE a causé la baisse de l’euro la semaine dernière.

  • L’euro a fortement diminué suite à la réunion de la BCE dont le discours a déçu en partie les marchés et a tiré la parité euro/dollar en-dessous de 1,160 vendredi dernier.
  • La livre sterling s'est renforcée dans la semaine au vu des anticipations de hausse de taux par la BoE.
  • Le dollar a été soutenu par des données économiques favorables combinées aux attentes de nomination du prochain président de la Fed et à la réforme fiscale aux États-Unis. 


Marché :

Aperçu hebdomadaire des marchés





Faits & chiffres marquants