Coffee Break 01/03/2021

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • La forte baisse des cas de coronavirus dans le monde entier associée à la perspective d’un important plan de relance a accéléré la remontée des rendements obligataires américains.
  • Le président de la Fed Jérôme Powell a souligné que l’économie était encore « loin des objectifs de la Fed » et a minimisé les risques d'inflation. Les marchés obligataires ont peur que les objectifs économiques de la Fed ne soient atteints trop rapidement.
  • Le Conseil européen a débattu des moyens d'accélérer le déploiement des vaccins et des mesures de confinement à maintenir alors que les nouveaux variants du virus continuent de peser sur la reprise.
  • Lors du G20, les États-Unis se sont montrés ouverts à l'idée d'émettre des droits de tirage spéciaux du FMI en faveur des pays les moins bien lotis et ont appelé à une campagne de vaccination véritablement mondiale, ce qui constitue un revirement complet par rapport aux positions de l'administration précédente.

 

ET ENSUITE ?

  • En ce début de mois, les principaux pays publieront leur PMI définitif pour février et on s’attend à une confirmation de la tendance générale à l'amélioration.
  • Les États-Unis publieront leurs chiffres d’emploi mensuels alors que l’économie affiche encore un déficit de 10 millions d'emplois par rapport à son pic de février 2020 tandis que la consommation et la confiance des entreprises se sont renforcées.
  • Le gouvernement britannique devrait publier son nouveau budget et pourrait annoncer une augmentation de l'impôt sur les sociétés par rapport au taux actuel de 19 %.gouvernement britannique devrait publier son nouveau budget et pourrait annoncer une augmentation de l'impôt sur les sociétés par rapport au taux actuel de 19 %.
  • La période de publication des résultats du 4e trimestre 2020 est en train de s’achever. On attend les rapports de 15 autres entreprises du S&P 500 et de 64 du STOXX 600. À ce jour, la majorité des entreprises ont annoncé des surprises positives concernant leurs résultats et leur chiffre d’affaires.

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Dans notre scénario central, nous tenons compte de la mutation malencontreuse du virus et du risque d’inefficacité des vaccins. Les circonstances actuelles ne remettent pas en cause le rebond mécanique de la croissance suivi d'une transition soutenue par les banques centrales et les gouvernements vers une reprise durable dans les pays occidentaux. Le premier semestre de 2021 devrait donner lieu à une forte croissance des bénéfices des entreprises tandis que les marchés financiers verront probablement d’un bon œil le retour des rachats d’actions.
    • Aux États-Unis, Joe Biden et son administration ont l'avantage d'un Congrès unifié, ce qui favorise le prochain plan de relance budgétaire. Les taux américains sont en train d’augmenter, mais il devrait être possible de trouver un point d'équilibre entre le regain d'intérêt pour les obligations américaines et la protection de la reprise en cas de hausse trop rapide et/ou trop importante.
    • En Europe, notre scénario central table sur un retour à la croissance tendancielle d’ici la fin de l’année et sur une mise en œuvre rapide du plan de relance européen « Next Generation ». L'Italie a étouffé dans l'œuf une crise politique en choisissant Mario Draghi comme premier ministre. Il disposera d'environ 200 milliards d'euros au titre du fonds de relance de l’UE pour investir dans la numérisation et la reconversion et accélérer la transition du pays vers l’abandon des combustibles fossiles. Son arrivée pourrait favoriser une confiance accrue à l’égard de la périphérie de la zone euro.
  • Nos vues sur les marchés
    • L’économie reste sous l’influence du virus et de ses variants tandis que les marchés sont suspendus au rythme des vaccinations et à l’espoir d’une forte amélioration des bénéfices des entreprises.
    • Malgré la hausse des rendements, les flux en direction des actions restent solides de la part des investisseurs institutionnels comme des investisseurs privés.
    • Nous sommes exposés aux actifs tournés vers la reprise : surpondération des actions par rapport aux obligations, banques européennes et américaines, petites et moyennes capitalisations américaines et britanniques, livre sterling, exposition aux matières premières.
    • Parallèlement, notre portefeuille de base reste axé sur les pays et les thèmes les plus résilients, tout en conservant des couvertures sur le marché européen des actions.
  • Risques
    • Virus et vaccin : les risques liés à la pandémie n’ont pas complètement disparu. Certains pays européens pourraient annoncer de nouvelles mesures de confinement et continuer de décevoir au 1er semestre sur le plan de la reprise économique. Le déploiement des vaccins est plutôt décevant jusqu’à présent et les mutations récentes du virus pourraient entraîner des efforts supplémentaires pour parvenir à une immunité collective d’ici la fin de l’année. L’inefficacité de certains vaccins contre les nouveaux variants pourrait en outre provoquer un tassement du marché.
    • Hausse des rendements obligataires suite à la transition présidentielle aux États-Unis: la perspective d'une augmentation de la dette publique éloigne les investisseurs des bons du Trésor, car la courbe des taux est en train de se redresser à mesure que le rendement à 10 ans fluctue à la hausse. L’anticipation de dépenses publiques supplémentaires dans le domaine des infrastructures alimente également la dynamique des rendements.
    • Tensions géopolitiques : les tensions entre la Chine et les États-Unis pourraient se raviver, focalisées sur Taïwan, bien que l'administration Biden gère les relations diplomatiques de manière plus consensuelle.
    • Incertitude politique : la fracture sociale se creuse entre les perdants et les gagnants de la crise sanitaire.


MODIFICATIONS RECENTES AU SEIN DE NOTRE STRATEGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

2021 est une année de reprise pour l’activité économique. Le coronavirus a muté et ses variants pourraient compromettre l'efficacité des vaccins, mais le sentiment général reste celui de la confiance dans la vigueur de l’économie. Nous surpondérons les actions tout en nous couvrant contre d’éventuelles déceptions du marché à court terme. Nous maintenons notre surpondération des actions européennes et, dans une moindre mesure, des actions émergentes. Position toujours neutre sur les actions américaines et japonaises. Sur le plan sectoriel, nous sommes exposés aux secteurs « value » (banques par exemple), ainsi qu’aux petites et moyennes capitalisations américaines et britanniques pour profiter de la reflation/réouverture en cours. Nous avons aussi une position courte sur la duration, neutre sur le crédit, une exposition aux matières premières et une position acheteuse sur la livre sterling, entre autres.
Par ailleurs, l’évaluation est positive pour les gagnants à long terme de la crise sanitaire : technologie, santé, et bénéficiaires du Pacte vert de l'UE, entre autres. L’année 2021 exigera une gestion active et une agilité constante.

 

STRATEGIE CROSS ASSET ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • L’année 2021 sera une année de reprise. Dans la perspective d’un solide rebond, nous privilégions les actions, qui restent meilleur marché que les obligations malgré des valorisations élevées.
    • Nous surpondérons les actions européennes et plus particulièrement celles de la zone euro et du Royaume-Uni. Les actions européennes bénéficieront de l’évolution des moteurs du marché par rapport à la pandémie. Le déploiement réussi du vaccin change la donne pour l’économie britannique, qui devrait se redresser plus rapidement que celle de l’Europe continentale. Les valorisations des actions britanniques restent également relativement attrayantes.
    • Nous conservons notre surpondération des actions émergentes avec une préférence pour les actions chinoises. La Chine est sortie renforcée de l’année écoulée et conserve une longueur d’avance.
    • Position neutre sur les actions américaines, avec une préférence pour les banques et les petites et moyennes capitalisations.
    • Position neutre également sur les actions japonaises.
    • Nous conservons des convictions clés à l’égard de divers investissements thématiques. Les secteurs de la technologie, de l’oncologie et de la biotechnologie s’avèrent relativement résilients dans le contexte actuel et révèlent un potentiel important de croissance alimentée par l’innovation et le pouvoir de fixation des prix.
    • Nous pensons que les thèmes liés au climat et à l’environnement permettent d’avoir une exposition à des solutions essentielles pour un avenir plus propre et vont continuer à prendre de l’importance avec des plans d’infrastructures qui deviennent « verts », de la Chine à l’Europe, ainsi qu’aux États-Unis sous une administration Biden.
  • Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte, mais avec une forte diversification, car l’environnement actuel pourrait engendrer des opportunités sur le marché obligataire, notamment en ce qui concerne les obligations convertibles.
    • Sous-pondération de la dette souveraine des pays centraux et surpondération des emprunts d’État des pays périphériques.
    • Dans un portefeuille multi-actifs, nous nous concentrons sur la principale source de portage, à savoir la dette émergente. Nous sommes neutres sur les obligations investment grade européennes et américaines.
    • En plus de la livre sterling, nous sommes exposés à l’or et au yen japonais, qui jouent un rôle de couverture. Nous restons prudents sur le dollar américain.
    • Nous avons aussi une exposition à la hausse des prix des matières premières, dans le cadre d’un panier qui comprend également des devises, comme le dollar australien, le dollar canadien et la couronne norvégienne.



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