LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE
- Donald Trump a eu davantage d’influence sur les marchés que les communications des banques centrales.
- Le solde net des emplois non agricoles aux États-Unis a chuté à 157 000 en juillet, en dessous des objectifs.
- Les obligations à court terme de l’État italien sont en forte baisse en raison de la crainte d’une augmentation des dépenses publiques. La coalition au pouvoir est en conflit avec le ministre de l’économie, qui souhaite limiter l’endettement du pays et se conformer aux règles budgétaires de l’UE.
ET ENSUITE ?
- Quel sera le résultat de la dernière menace par Donald Trump de porter les droits de douane sur près de 200 Md$ de produits chinois à 25 % au lieu des 10 % précédemment annoncés ?
- En matière de publication des résultats, l’attention va maintenant se porter sur les entreprises européennes.
- Publication ce vendredi des chiffres de l’inflation américaine (IPC de juillet) et de la croissance du PIB au Japon et au Royaume-Uni pour le deuxième trimestre.
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NOS CONVICTIONS
- Scénario de base
- Les risques de guerre commerciale se sont quelque peu atténués mais restent élevés, pesant sur l’expansion mondiale, qui continue de s’auto-entretenir et reste difficile à faire dérailler.
- Une croissance d’environ 3 % est attendue aux États-Unis. Les perspectives économiques de la zone euro sont elles aussi positives, mais à peine supérieures à 2 %.
- Remontée graduelle de l’inflation aux États-Unis et dans la zone euro, mais sans craintes inflationnistes.
- La Fed est sur la voie d’une normalisation progressive, mais subit les critiques de Donald Trump à ce sujet.
- Nos vues sur les marchés
- La période de publication des résultats du second trimestre touche à sa fin et continue de soutenir les actions.
- Les indicateurs prévisionnels sont surveillés de près, y compris le PMI et l’ISM. Les indices PMI sont stables dans la zone euro et solides aux États-Unis, mais se sont récemment affaiblis en Chine (sur un mois glissant).
- Les marchés pensent que les fondamentaux resteront solides.
- Les actions américaines sont soutenues par la réforme fiscale, les programmes de rachats d’actions et des valorisations encore attrayantes par rapport aux obligations.
- Risques
- Guerre commerciale : l’augmentation des droits de douane et du protectionnisme risque de ralentir l’économie mondiale, de détériorer les relations internationales et en fin de compte, de réduire les marges des entreprises.
- Ralentissement sur les marchés émergents : le resserrement de la politique monétaire américaine et la vigueur du dollar pourraient avoir un impact sur certains pays émergents. Un ralentissement reste toujours possible en Chine et ce risque pourrait se manifester de nouveau dans les prochains mois si les mesures d’assouplissement dans ce pays ne produisent pas les résultats escomptés.
- Risques politiques dans l’UE : l’euroscepticisme continue de se propager alors que les opinions divergent sur un nombre croissant de sujets : « Brexit », commerce entre les États-Unis et l’UE, résultat des négociations alors que le populisme gagne du terrain dans certains pays.
MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS
Nous surpondérons les actions par rapport aux obligations via les actions américaines et les actions émergentes, estimant que les conflits commerciaux devraient rester contenus. Nous conservons une duration courte et pensons que la parité EUR/USD se maintiendra dans une fourchette de 1,15 à 1,25.
STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE
- Nous conservons une surpondération des actions, estimant que les conditions favorables sous-jacentes devraient l’emporter sur la rhétorique agressive liée aux conflits commerciaux.
- La croissance américaine s’est de nouveau accélérée et la dynamique de croissance dans le reste du monde devrait se maintenir malgré un certain ralentissement.
- Surpondération des actions américaines. L’amélioration de la croissance des bénéfices et les effets positifs de la déréglementation et de la réforme fiscale de Donald Trump sont favorables à cette classe d’actifs. De plus, les valorisations sont devenues moins onéreuses. La politique « America First » risque en outre d’avoir un impact négatif sur les autres pays.
- Position neutre sur les actions de la zone euro. La région affiche toujours une solide expansion économique, mais les incertitudes se sont récemment amplifiées (nouveau gouvernement en Italie, risque de conflit commercial avec les États-Unis dans l’automobile, indicateurs d’activité en baisse). En mettant fin à son programme d’assouplissement quantitatif à la fin de cette année, la BCE reste conciliante et peu pressée de relever ses taux. Nous préférons les petites et les moyennes capitalisations aux grandes, car elles sont un peu plus protégées et plus sensibles à la demande intérieure et moins sensibles au risque de change
- Sous-pondération des actions européennes en dehors de la zone euro. La région affiche une croissance prévisionnelle des bénéfices plus basse, et donc des rendements prévisionnels inférieurs à ceux du continent, ce qui explique notre avis négatif. L’issue des négociations sur le « Brexit » reste incertaine et cette question continue de représenter un risque.
- Sous-pondération des actions japonaises. Le marché japonais affiche un affaiblissement de la croissance des bénéfices. L’élection en septembre du président du parti libéral-démocrate représente aussi un risque pour le premier ministre Abe. La Banque du Japon s’est réunie la semaine dernière et n’a pas modifié sa politique, ce qui était largement attendu.
- Surpondération des actions des marchés émergents. Les actions émergentes se heurtent actuellement à la rhétorique de la guerre commerciale, mais elles bénéficient de la force de la croissance mondiale et de valorisations relatives attrayantes, lesquelles intègrent une prime de risque supérieure à celle d’autres actifs.
- Sous-pondération des obligations et maintien d’une duration courte
- Nous prévoyons une remontée graduelle de l’inflation, sans craintes inflationnistes.
- Le resserrement monétaire mondial est progressif. En dehors des États-Unis, les banques centrales des autres marchés développées semblent peu pressées de durcir leur politique.
- Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes à venir, nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires poursuivent leur tendance haussière. En plus de l’augmentation des prix à la production,les hausses de salaire, les mesures de relance budgétaire et les droits de douane sont autant de facteurs susceptibles de pousser l’inflation à la hausse.
- L’amélioration globale de l’économie européenne pourrait également conduire à une hausse des rendements européens à moyen terme. La BCE reste conciliante envers son plan d’assouplissement quantitatif et s’oppose à un euro fort. Les incertitudes politiques en Italie pourraient retarder le resserrement de la BCE, mais ne devraient pas dérégler la fin de l’assouplissement quantitatif.
- Nous avons un point de vue neutre sur le crédit dans son ensemble mais nous préférons à la fois les investissements en obligations Investment Grade et High Yield en Europe par rapport aux États-Unis. Les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
- Le segment de la dette émergente fait face à des turbulences, influencé par les discours agressifs au sujet du conflit commercial, le renforcement du dollar et la hausse des rendements des bons du Trésor, mais nous pensons que les spreads peuvent encore se resserrés par rapport aux niveaux actuels.Le portage se situe parmi les plus élevés de l’univers obligataire et représente une diversification attrayante par rapport aux autres classes d’actifs.
