22 MAI
2017
Les risques externes qui pèsent sur les marchés émergents se sont progressivement apaisés depuis le début de l'année grâce au recul partiel des incertitudes politiques sur les marchés développés (les élections européennes se sont soldées par la victoire d’un candidat favorable aux marchés et les politiques américaines ne se focalisent jusqu’à présent pas sur des mesures commerciales protectionnistes extrêmes). La Réserve fédérale américaine, qui a relevé son taux directeur en mars, conserve toutefois une approche accommodante. La croissance des régions émergentes s’est en outre révélée meilleure que prévue et s’inscrit dans la lignée du redressement économique mondial. Nous conservons notre surpondération de la dette externe ainsi que notre biais positif à l'égard des matières premières (en particulier le pétrole) et de certains pays spécifiques en voie d’amélioration tels que l’Argentine, l’Ukraine et le Ghana.
Nous sous-pondérons le crédit sensible aux bons du Trésor américains et dont les valorisations sont tendues, notamment le Panama, le Pérou, le Chili, l’Uruguay, les Philippines et la Pologne. Nous souhaitons par ailleurs maintenir notre faible exposition à l’Afrique du Sud, qui est actuellement pénalisé par des valorisations tendues, une transition politique compliquée, des risques d’abaissement de sa note, un ajustement budgétaire insuffisant et une faible croissance.
Les taux locaux continueront de bénéficier de la désinflation des pays émergents et des politiques accommodantes des banques centrales des marchés émergents, bien que les cycles d'assouplissement pourraient se révéler plus courts que prévu en raison de la normalisation de la politique monétaire de la Fed. Le redressement de la croissance cyclique des marchés émergents devrait lui aussi se poursuivre dans la mesure où de nombreux pays n’ont toujours pas atteint leur potentiel de croissance estimé. Les taux locaux présentent encore de la valeur à nos yeux et nous maintenons notre surpondération sur certains émetteurs à haut rendement.
À l’inverse, nous sous-pondérons les pays asiatiques sensibles aux bons du Trésor américain et peu générateurs de rendements à l’instar de la Malaisie. Nous sous-pondérons aussi l’Argentine (qui affiche pourtant des rendements élevés) en raison des valorisations tendues et de l’approche peu conciliante de sa banque centrale, dans un contexte marqué par des pressions inflationnistes élevées et persistantes. Nous maintenons par ailleurs notre sous-pondération de la Hongrie, la reflation étant attendue en 2017.
Stratégies d’investissement mensuelles
En savoir plusActualités
Revenus fixes
Contactez-nous
Nous apprécions votre contribution. Faites-nous part de vos questions et commentaires
Contact