25 OCT.

2017

Revenus fixes , Nicolas Forest , Thèmes

Résultat légèrement conciliant attendu de la réunion de la BCE, ce jeudi

La BCE devrait annoncer l’essentiel des modalités du retrait progressif du « QE » cette semaine, comme elle l’avait indiqué lors de sa réunion de septembre. En dépit des différentes déclarations faites par les membres du Conseil des gouverneurs ces dernières semaines, nous pensons que l’annonce portera probablement sur une réduction de moitié des achats mensuels (de € 60md à € 30md), avec un engagement sur neuf mois jusqu’en septembre 2018.

Dans le même temps, nous nous attendons à ce que la BCE délivre une communication claire au sujet de sa stratégie de réinvestissement. Le réinvestissement des obligations arrivant à maturité revêtira, en effet, une importance plus grande dans le programme d’achat de 2018. Une communication claire en matière de réinvestissement, en termes de volume, devrait également permettre d’atténuer l’impact d’achats nets plus faibles. 

La BCE devrait maintenir son programme d’achat « ouvert », ce qui signifie qu’elle devrait maintenir son engagement de racheter plus d’actifs ou bien sur une période plus longue, si nécessaire, en raison d’une progression plus lente de l’inflation ou en raison de la situation financière. Elle devrait également réitérer que les taux d’intérêt vont rester bas pour une longue période et bien après la fin de l’assouplissement quantitatif. 

Dans la mesure où la BCE poursuit une approche très graduelle en terme de normalisation monétaire , le marché se prépare à un résultat légèrement conciliant. La BCE va probablement mettre l’accent sur la durée , le volume total du programme d’achat et sur sa politique de réinvestissement. Tant cette approche graduelle qu’un discours conforme aux attentes de marché sur le ton de la prudence devraient limiter le risque de réaction négative, tant pour les marchés obligataires que pour les marchés actions. En fin de compte, la réaction de l’euro dépendra du message général de la déclaration.

Le principal enjeu pour les banques centrales réside dans la sortie de la politique ultra accommodante. Elles vont devoir resserrer davantage leur politique monétaire, afin d’éviter toute instabilité financière, dans la mesure où les marchés actions culminent à des niveaux records tandis que les primes de risques de crédit se situent à des niveaux bas. La BCE doit « recalibrer » sa politique d’achats car elle atteint ses limites. La dynamique économique actuelle pointe dans la même direction. Cette situation devrait progressivement conduire à des taux d’intérêt plus élevés à moyen terme. Plus nous nous rapprocherons d’une fin de l’assouplissement quantitatif et d’un premier relèvement des taux, plus la pression montera sur le compartiment obligataire européen.

A propos de l'auteur

Nicolas Forest

Global Head of
Fixed Income
Management


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