07 NOV.
2015
Dans l'univers obligataire, la dette externe émergente se montre attractive : le spread par rapport aux bons du Trésor américain se situe à environ 385 pb. Les facteurs techniques devraient rester favorables car l'offre nette de nouvelles émissions (émissions brutes moins remboursements du principal et des coupons) est proche de zéro (graphique 6). Sur un horizon d'une année, nous prévoyons une performance positive d'environ 4,7 % pour la classe d'actifs, avec pour hypothèse un élargissement de 80 pb des rendements des bons du Trésor et un resserrement de 40 pb des spreads des marchés émergents par rapport aux bons du Trésor. Nous privilégions de nombreux pays d'Europe centrale, par exemple, la Hongrie, la Croatie et la Géorgie, qui sont tous des importateurs de matières premières. Nous sous-pondérons de nombreux pays d'Amérique latine (Panama, Pérou, Chili, Uruguay) car les valorisations sont peu attrayantes et demeurent plus sensibles au processus de durcissement monétaire américain. Nous délaissons le Liban, où les valorisations nous paraissent excessives compte tenu du contexte économique et politique actuel.
Du point de vue des valorisations, la dette des marchés émergents libellée en devise locale constitue l'une des classes d'actifs les plus attractives dans l’univers obligataire, avec un rendement qui oscille actuellement autour de 7 %. Le niveau actuel des rendements offre une marge de manœuvre contre de nouvelles corrections des devises locales et contre la volatilité des taux dans les pays « core ». Toutefois, la croissance est lente sur les marchés émergents, l'inflation rebondit et les devises subissent l'impact de la solidité du dollar. En conséquence, les banques centrales émergentes ne disposent pas d'une grande marge de manœuvre pour encore assouplir leur politique monétaire. Nous restons prudents vis-à-vis de nombreuses dettes locales asiatiques. Nous sous-pondérons par exemple la Thaïlande et la Malaisie, qui sont économiquement liées à la Chine comme de nombreux autres pays asiatiques et présentent des caractéristiques de portage peu intéressantes. Par ailleurs, la Malaisie est confrontée à des incertitudes politiques.
Nous relevons toutefois certaines exceptions à cette tendance, par exemple, le Mexique, la Russie et l'Inde. Cette dernière présente un recul de son inflation, un portage attractif par rapport à ses homologues ainsi qu'une amélioration de l'environnement macroéconomique et une volonté de poursuivre la mise en œuvre de réformes structurelles. La Russie affiche également un portage important et nous nous attendons à des abaissements de taux et au final, à une désinflation. Quant au Mexique, il bénéficie à présent d'une reprise de la croissance et d'une amélioration des fondamentaux. Nous avons couvert certaines de nos positions défensives sur le Brésil car nous considérons que de nouveaux relèvements de taux sont peu vraisemblables et que les réserves de change sont à présent plus stables.
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