22 JUIN
2017
Après un parcours assez encourageant depuis le début de l’année, l’économie mondiale marque une légère pause essentiellement attribuable aux États-Unis. La dynamique économique de cette région semble prendre un peu de répit, comme en témoigne notre indicateur interne qui pointe vers une baisse de la probabilité d’expansion économique. Nous surveillons également de près le cycle de la dette qui ralentit, dans la mesure où il s’agit d’un indicateur avancé de l’activité économique. Malgré cette décélération, certains indicateurs prévisionnels, tels que l’indice ISM des services, demeurent robustes. De nouvelles raisons d’être optimistes à l’égard du G4 ont été données par le cycle économique de la zone euro, dont la dynamique continue de croître et la probabilité d’expansion demeure solide.
Même si le cycle d’inflation reste à la hausse au sein du G4, à la faveur de forts pics d’inflation, notamment au sein de la zone euro, le thème de la reprise (« reflation trade ») marque une pause sur fond, semble-t-il, d’un ralentissement de la dynamique. Aux États-Unis, la probabilité d’un retour de l’inflation augmente légèrement, même si la situation générale demeure favorable. De façon générale, la tendance réflationniste constituera un défi pour les banques centrales, car elle pourrait les contraindre à durcir le ton sachant que les marchés tablent toujours sur des relèvements de taux en 2017 aux États-Unis. S’agissant du cycle de crédit, la dynamique de la dette aux États-Unis ralentit, comme en témoigne la chute des crédits à la consommation. Lorsqu’il est conjugué à un cycle économique toujours favorable, le cycle de crédit dans son ensemble demeure dans une phase de consolidation haussière, bien qu’il sera important de suivre ce facteur car tout accès de faiblesse du cycle économique pourrait occasionner un replis.
Dans la mesure où le segment des obligations indexées sur l’inflation devient moins favorable, nous continuons de prendre nos bénéfices sur les positions restantes dans des obligations indexées sur l’inflation libellées en euro. Nous prenons plus particulièrement des bénéfices sur nos positions sur des obligations indexées à l’inflation à courte échéance, qui ont enregistré de belles performances par rapport aux obligations nominales, à la faveur du portage d’inflation. À moyen terme, nous estimons que cette classe d’actifs recèle du potentiel. À court terme cependant, en raison de la baisse du support procuré par le portage et d’un potentiel haussier limité à court terme pour l’inflation en euro, nous préférons adopter un positionnement prudent et prendre des bénéfices en raison d’une solide performance depuis le début de l’année.
Si le cycle économique est globalement positif, il n’accélère plus comme lors des mois précédents. Par ailleurs, la dynamique du crédit décélère sensiblement. Malgré des signaux indiquant un probable resserement monétaire de la Fed, les relèvements des taux devraient demeurer progressifs. Enfin, les problèmes de l’administration actuelle continuent de peser sur les marchés, le Président Trump faisant désormais face à une enquête judiciaire. Nous avons enfin constaté que le niveau des positions courtes sur la partie intermédiaire à longue de la courbe américaine continue d’augmenter, les investisseurs semblant dénouer leurs opérations. À la lumière de ces évènements, nous envisageons de conserver une exposition longue aux taux américains.
En Europe, nous prenons note d’une nouvelle accélération du cycle économique. Nous reconnaissons également que la dynamique du crédit est très vive. Il semble que la BCE va durcir le ton, et les appels de la communauté financière en faveur d’un abandon progressif du programme d’assouplissement quantitatif de la BCE se font plus nombreux. Nous avons par ailleurs constaté une forte réduction des achats réalisés dans le cadre du PSPP en avril, et un ajustement des mesures de soutien devrait être annoncé dans les prochains mois à mesure que nous approchons des limites du programme. Grâce à l’élection d’Emmanuel Macron (candidat pro-européen) et à la défaite de l’extrême droite, le risque politique a fortement diminué au sein de la zone euro. Par ailleurs, les plus grands marchés demeurent onéreux et leurs taux sont à des niveaux extrêmement faibles. Dans cet environnement, les investisseurs pourraient se détourner des valeurs-refuges et les taux des grands pays européens (notamment allemands) devrait augmenter. Notre positionnement à l’égard de la dette souveraine périphérique de la zone euro reste positif. Le positionnement des investisseurs sur cette classe d’actifs, qui avait été allégé début 2017, a encore augmenté sur ce segment. Nous avons une position tactique favorable sur le Portugal et nous avons pris nos bénéfices sur les positions tactiques longues en Italie. 
Stratégies d’investissement mensuelles
En savoir plusActualités
Revenus fixes
Contactez-nous
Nous apprécions votre contribution. Faites-nous part de vos questions et commentaires
Contact