22 MAI
2017
En Europe, la protection sur les points morts est fortement positive et le modèle des points morts d’inflation est plus favorable que dans d'autres domaines, tout comme le cycle inflationniste. Par conséquent, à la lumière de ces éléments et de l’amélioration du portage, nous maintenons une exposition positive aux points morts européens. Après un départ encourageant en début d'année, les moteurs de performance sont moins favorables aux obligations britanniques indexées sur l’inflation (Linkers). Malgré un cycle inflationniste globalement positif, les points morts et le portage ne sont plus aussi intéressants qu’auparavant et notre modèle de points morts d’inflation est nettement plus bas. Dans ce contexte, nous avons vendu nos positions sur les points morts britanniques.
Si l'activité économique reste positive dans l’ensemble, elle n’accélère plus autant que ces derniers mois. Notons par ailleurs que la dynamique du crédit est elle aussi bien plus faible. Malgré les signaux de durcissement de la politique monétaire émanant de la Fed, les relèvements de taux devraient rester progressifs. Enfin, les déboires du nouveau gouvernement américain continuent de peser sur les marchés, le Président Donald Trump devant aujourd'hui faire face à des accusations quant à d'éventuelles fuites d'informations sensibles du Bureau ovale ainsi qu’au soudain limogeage de James Comey, l'ancien directeur du FBI. Nous observons que le niveau des positions courtes sur les parties moyenne et longue de la courbe des taux américains continue de baisser, vraisemblablement impacté par les dénouements des investisseurs. Aussi, cherchons-nous à maintenir une exposition longue aux taux américains.
En Europe, en revanche, la vive accélération de l’inflation et du cycle d'activité ne passe pas inaperçue et la dynamique du crédit est bien présente. La politique monétaire semble devenir moins conciliante et les demandes pour une réduction du programme d'assouplissement quantitatif de la BCE s’intensifient. Les achats de titres de dette publique (PSPP) de la BCE ont d’ores et déjà subi d'importantes réductions (en avril), et l’annonce d’un ajustement de l’assouplissement quantitatif est attendue ces prochains mois alors que nous atteignons les limites du programme. L'élection d’Emmanuel Macron (le candidat le plus pro-européen) et la défaite de l’extrême-droite en France ont permis aux risques politiques de reculer vivement dans la zone euro. En outre, avec des taux extrêmement bas, les marchés du cœur de la zone euro restent surévalués. Dans ce contexte, les investisseurs pourraient se désintéresser des valeurs refuge, et les taux des pays du cœur de l’union européenne (en particulier ceux de l’Allemagne) devraient remonter. Nous restons positifs vis-à-vis des emprunts d’État de la périphérie de la zone euro. Le positionnement des investisseurs, en recul depuis le début de l’année, s’est de nouveau renforcé sur ce segment. Nous gardons un positionnement favorable tactique à l’égard du Portugal et prenons nos bénéfices sur notre positionnement long sur l’Italie. 
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