Il y a quelques semaines, le FMI et la Banque de Russie ont à nouveau revu les perspectives économiques 2016 de la Russie à la baisse, en abaissant respectivement la croissance prévisionnelle du PIB de -0,6 % à -1,8 % et de ‑0,75 % à -1,4 %. Toutefois, en dépit de ces prévisions de mauvais augure, la récente stabilisation des prix pétroliers et du taux de change du rouble pourrait bien être précurseur d’améliorations au second semestre de l’année.
En particulier, l’inflation a clairement reculé, de 17 % l’année dernière à un peu plus de 7 % en avril, un ralentissement qui devrait se poursuivre dans les mois à venir. En conséquence, les salaires réels se sont quasiment stabilisés, ce qui devrait bénéficier à la consommation (graphique 4), à plus forte raison que l’emploi n’a pas souffert autant que lors de la crise de 2008-2009. Du côté des entreprises, la production industrielle se redresse et le taux d’utilisation des ressources est en augmentation. Ceci devrait, dans une certaine mesure, favoriser une reprise des investissements. En effet, dans l'enquête de la Banque de Russie auprès des banques commerciales relatif à la distribution du crédit, les banques disent s'attendre à une augmentation des nouveaux prêts dans les trimestres à venir.
Le relâchement de deux freins importants à la reprise devrait permettre à l’économie russe de sortir du marasme. Cependant, à moins d’un rebond des prix pétroliers dépassant largement la barre des 50 dollars, un redressement rapide semble peu vraisemblable.

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