06 NOV.
2017
ISR , Thèmes , Wim Van Hyfte
En tant que gestionnaire d’actifs responsable et engagé dans le financement du climat, Candriam espère que les négociations qui débutent aujourd’hui aboutiront à des résultats concrets, comme le développement de nouveaux mécanismes de marché, et la mise en place de mesures rendant l’investissement dans le climat plus attractif.
La 23ème conférence internationale sur le changement climatique, la « Conférence des Parties », commence aujourd’hui et prend fin le 17 novembre. La COP23 est présidée par le Premier ministre des îles Fidji, dans le Pacifique. Celles-ci ont déjà subi les effets du changement climatique, notamment la montée des températures et du niveau des mers. Cette conférence représente une véritable opportunité pour les pays en voie de développement les plus vulnérables de faire entendre leur voix dans les négociations sur le changement climatique.
La saison des ouragans de l’Atlantique Nord que nous avons connue cette année, a rappelé au monde l’urgence qu’il y avait à mettre en place des politiques climatiques ambitieuses. En effet, le changement climatique a accru la fréquence des évènements météorologiques extrêmes. Malgré ce fait bien connu, les Etats-Unis, qui ont été touchés par les deux tempêtes tropicales les plus puissantes, ont contesté la légitimité des politiques climatiques mondiales. N’accordons, cependant, pas trop d’importance aux détracteurs de l’Accord de Paris. Candriam est convaincu que les politiques en matière de changement climatique bénéficient d’un soutien international plus fort que jamais, qui repose autant sur les partenaires publics que privés.
L’heure est désormais à la mise en oeuvre de l’Accord. Selon nous, le succès de la COP23 dépendra de l’évolution des négociations sur deux points en particulier :
La finance verte est nécessaire pour soutenir le développement de technologies propres et pour atteindre l’objectif du traité. Cependant, faire passer la finance vers les pays en développement, qui ont, historiquement, peu contribué aux émissions mondiales, représente également un facteur essentiel pour les aider à atténuer et à s’adapter aux impacts du changement climatique.
Le risque que les pays ne fassent pas suffisamment de progrès n’est pas négligeable. S’ils échouaient à se mettre d’accord sur des systèmes de comptabilité et de suivi en matière de carbone, ainsi que sur la façon de définir des objectifs de décarbonisation, les négociateurs pourraient bien menacer le succès de l’Accord de Paris. Et comme l’objectif de cet accord est ambitieux, il requiert un niveau élevé de coopération internationale qui pourrait bien faire défaut, à l’heure où l’on constate une montée des nationalismes. Les grandes nations, dont les émissions globales dépassent le volume des émissions des Etats-Unis, ont conjointement agi en faveur de politiques liées au changement climatique. Il est frappant de constater comment des pays d’Asie ainsi que d’autres pays en voie de développement sont restés résolument engagés en faveur de politiques liées au changement climatique, et ont repris le leadership abandonné par les Etats-Unis. Les Etats-Unis n’ont pas assez de poids pour inverser la dynamique que nous avons connue depuis 2015.
Ceci devrait rassurer les investisseurs sur le fait que le consensus en faveur de l’investissement climatique demeure intact.
Le développement durable est au cœur de la philosophie d’investissement de Candriam, convaincu que certaines tendances connexes, comme le changement climatique, offrent des opportunités d’investissement à long terme. A l’heure actuelle, le besoin de financement en matière de changement climatique est colossal.
Par Wim Van Hyfte, Ph.D, Responsable de la Recherche et des Investissements ISR, et Solange Le Jeune, Analyste ISR Senior.
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