La réduction de la volatilité des marchés alimente les bonnes performances des marchés du crédit et des actions internationales. Les rendements des obligations d’entreprise ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés, les investisseurs étant de plus en plus à la recherche de rendements réels positifs.

Mais pendant combien de temps les taux d’intérêt et la volatilité peuvent-ils rester à leur faible niveau actuel ?

À l’heure actuelle, notre allocation reste quasiment inchangée. Nous avons la ferme conviction que la reprise économique américaine associée à des valorisations raisonnables continuera de fournir des bases fondamentales solides pour nos spécialistes sectoriels.

En Europe, nous poursuivons nos efforts d’analyse et de recherche, ajoutant progressivement de nouveaux gestionnaires de fonds dans les catégories actions, multi-stratégie et obligations.

Nous avons également récemment ajouté des gestionnaires long/short dans les secteurs de l’énergie et des services aux collectivités, qui restent sous-pondérés dans la plupart des fonds traditionnels. La dispersion du prix des énergies renouvelables, du pétrole et du gaz de schiste est en outre à son plus haut niveau historique. Nous avons légèrement réduit notre poche macro, les principales idées d’investissement ayant déjà été mises en place au sein de notre poche actions.

 

ACTIONS LONG/SHORT

Nous restons positifs à l’égard de cette stratégie, mais privilégions les approches de gestion avec un biais net plus faible et une exposition brute limitée compte tenu de l’absence générale de visibilité macro-économique.

  • L’Europe semble être plus intéressantes en termes de valorisations et grâce à l’action de la Banque centrale, notamment depuis les mesures d’assouplissement quantitatif prises par la BCE.

 

GLOBAL MACRO

Les modifications des politiques monétaires via les devises et les taux d’intérêt historiquement bas devraient soutenir cette stratégie.

 

STRATÉGIES QUANTITATIVES

Certaines stratégies quantitatives se sont avérées de solides contributrices au cours de ces derniers mois sur la base, entre autres, de tendances liées au pétrole, aux taux et aux devises. Dans l’univers des arbitrages quantitatifs neutres par rapport au marché, les performances restent positives, mais sont en recul par rapport aux deux dernières années. Les stratégies de suivi de tendance profitent de l’environnement actuel.

 

ARBITRAGES OBLIGATAIRES

Les mesures de soutien prises par la BCE et la BOJ alors que la Fed est en passe de réduire les siennes ont engendré une hausse de la volatilité dans les segments obligataires. Les gérants en valorisation relative devraient encore en 2015 en profiter.

 

MARCHÉS ÉMERGENTS

Situation très variable selon les pays dans les marchés émergents.

  • La transition vers des économies tirées par la demande intérieure ne fait que commencer, notamment en Chine. La situation varie bien entendu considérablement d’un pays à l’autre. Dans certains cas, la surveillance des taux directeurs est très efficace, tandis que dans d’autres pays très dépendants des devises étrangères, les sources de financement sont réduites au minimum en raison du rapatriement des liquidités.
  • Bien que cette situation contradictoire s’observe également sur les actions, la sélection de valeurs de qualité peut encore s’avérer rentable.

Nous restons prudents à l’égard des risques liés à certains pays comme le Brésil, susceptibles de traverser de fortes turbulences.

 

RISK ARBITRAGE - EVENT DRIVEN

  • Bien que selon nous cette stratégie garde toute sa pertinence son biais net “long” augmente le risqué si les marches devaient connaître des périodes d’instabilité.
  • De ce fait, nous préférons nous concentrer sur des gestionnaires américains ayant une base diversifiée d’opérations en actions et en obligations avec une combinaison de catalyseurs « fixes » et « souples ». Nous notons également une progression intéressante des opérations « constructives » par rapport aux opérations « activistes » et pensons que cette approche sera probablement plus largement acceptée en ce qui concerne les entreprises européennes.

 

TITRES EN DIFFICULTÉ

L’offre de titres obligataires en difficulté reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunité immédiate dans le cadre de cette stratégie. Néanmoins le secteur de l’énergie, qui a connu de nombreuses émissions ces dernières années, devrait offrir bientôt de nouvelles opportunités tenant compte de l’évolution du prix du baril et l’impact sur ces titres.

 

CRÉDIT LONG/SHORT ET HIGH YIELD

La demande et les flux sont en hausse vu la faiblesse des taux:

  • Nous sommes moins actifs dans ce segment car nous sommes plus favorables aux stratégies liées aux actions. Nous préférons les gérants proposants des stratégies originales. Une des gestions sélectionnées dans ce segment a clairement pris le pari d’une position plus baissière envers la classe d’actifs ces dernières semaines et ce via des options « put ».