Les marchés financiers ont généré des performances contrastées en septembre. Les matières premières ont poursuivi leur tendance à la hausse. Les performances des actions sont ressorties également contrastées. Le repli de Deutsche Bank en milieu de mois a pesé sur les performances boursières mondiales, mais les vifs gains enregistrés dans les secteurs de la technologie, de l'énergie et des titres liés aux matières premières ont permis de compenser la chute des valeurs financières et de la consommation discrétionnaire.

Les taux sont globalement restés inchangés aux États-Unis et en Europe. Le dollar a perdu de la valeur face à l'euro, terminant le mois à 1,12. Le billet vert s'est également déprécié face au franc suisse (-1,27 %) et le yen (-2 %). A l'inverse, la devise s'est appréciée par rapport à la livre sterling et au réal brésilien. Au cours de la période, les secteurs de l'énergie et des métaux ainsi que du pétrole et du cuivre ont bien progressé.

Dans ce contexte, l'indice HFRX Global Hedge Fund EUR a généré une performance de 0,37 % en septembre.


STRATEGIE LONG/SHORT SUR ACTIONS

Nous restons optimistes vis-à-vis de cette stratégie en dépit des récentes turbulences observées sur le marché en 2016. Nous avons allégé quelques positions bien ciblées en réponse aux difficultés rencontrées par quelques-uns de nos gérants davantage portés sur les fondamentaux. Le récent retour à la normale s'est avéré favorable aux gérants neutres au marché L/S.

GLOBAL MACRO

Ces marchés sont particulièrement difficiles à appréhender et génèrent des pics de volatilité en fonction des ajustements des politiques. Malgré un retournement de situation pour une vaste sélection de classes d'actifs telles que les matières premières, les actions et les devises, la performance de nos portefeuilles a fait preuve de résistance. La récente embauche au sein de l'univers macro a permis de générer d'importants gains en septembre, notamment grâce à nos positions sur les taux d'intérêt et les actions ainsi qu'à une position acheteuse sur le rouble russe.

STRATEGIES QUANTITATIVES

La plupart des stratégies quantitatives peinent à générer des performances positives depuis le début de l'année. Les CTA à court terme ont surperformé leurs homologues à long terme, hormis au mois de septembre, compte tenu des vifs revirements de tendance et de l'agitation des marchés. Nous surveillons étroitement les facteurs tels que la valeur, la dynamique et la croissance dans la mesure où cet univers est de plus en plus sollicité, avec des stratégies alternatives et des produits « long only » 130/30. Notre fonds de reconnaissance de schéma a très fortement performé en septembre. Nous continuons de privilégier les gérants à court terme et nous tenons à l'écart des stratégies plus lentes qui sont récemment devenues trop sollicitées en raison de leur succès ces dernières années.

ARBITRAGE DE PRODUITS DE TAUX

L’activité croissante des banques centrales, la collecte d’actifs par les stratégies de suivi de tendances, couplée à la baisse des activités pour compte propre des banques, constituent un socle de facteurs positifs pour notre stratégie 2016Nos gérants bénéficient des transactions de base en Europe et de l'écartement des spreads de swaps aux États-Unis à l'approche des réformes monétaires. Les opportunités sont moins nombreuses du côté des stratégies de valeur relative en yen.

MARCHES EMERGENTS

En dépit de leur volatilité, les marchés émergents offrent des opportunités très spécifiques:

  • La transition vers une économie tirée par la demande domestique est en train d’éclore, particulièrement en Chine.Les perturbations récentes sont la preuve que la croissance du PIB reste fragile durant cette phase de transition.. En outre, nous percevons le manque de clarté au niveau de la politique monétaire comme une raison supplémentaire de rester extrêmement prudents sur la Chine.
  • Le marché obligataire sud-africain a fortement rebondi cette année. Les obligations souveraines du Vénézuela ont bénéficié du support du marché pétrolier, tandis que le marché du crédit d’entreprises brésilien ainsi que le marché de la dette souveraine argentine ont tiré parti de facteurs politiques endogènes.
  • Nos gérants qui ont bénéficié des dislocationsFX/taux ont été capables de résister à des conditions de marché très difficiles.

ARBITRAGE DE RISQUE EVENT DRIVEN

  • Bien que nous pensions que cette stratégie soit encore pertinente, son biais net acheteur la met en position de risque en cas de fortes perturbations de marché. Même si son profile risque/rendement est devenu aujourd’hui moins attractif que ces dernières années, nos gérants ont réalisé de bonnes performances au cours de ce trimestre.
  • En ce qui concerne l'arbitrage de fusions et acquisitions, nous privilégions les gérants moins statiques et davantage orientés vers des spreads plus élevés, les marges moyennes des opérations s'étant significativement compressées.

ENTREPRISES EN DIFFICULTES

L’offre de dette « distressed » reste extrêmement limitée pour le moment. Nous ne voyons aucune opportunité à l’intérieur de cette stratégie dans l’immédiat. Cependant, nous surveillons de près le secteur de l’énergie qui a connu de nombreuses émissions ces dernières années. Il pourrait prochainement contenir un réservoir d’opportunités, au vu des fortes turbulences sur les prix du pétrole et l’impact sur les titres sous-jacents.

STRATEGIES LONG SHORT SUR LE CREDIT ET LE HAUT RENDEMENT

Bien que le marché US se soit montré plus complexe que le marché européen, la quête de rendement et l’environnement de « taux nuls-à-négatifs » a soutenu cette classe d’actifs et la possiilité de performer sur la partie Short est un vrai défi. Nous restons prudents vis à vis de cette stratégie.