Le mois dernier, les élections présidentielles américaines ont concentré l’attention des marchés. Les bénéfices des entreprises ont été meilleurs que prévu, ce qui permet d’espérer un redressement dans certaines régions telles que l'Europe.
En raison des rotations sectorielles, les investisseurs ont privilégié les actions cycliques présentant de meilleures perspectives de croissance au détriment des actions défensives à fort rendement. Cette tendance a été portée par une plus grande prise de conscience de l’efficacité insuffisante des politiques monétaires et par la forte probabilité de relèvement des taux par la Fed en décembre. Le passage attendu d'un plan de relance non plus monétaire mais budgétaire créera des tensions à la hausse sur l'inflation et les taux. Par conséquent, les obligations ont dans l'ensemble été mises sous pression au cours de la période, les taux souverains s'étant resserrés dans la plupart des régions développées et émergentes.
Début octobre, le dollar américain a commencé à s’apprécier face aux principales devises.
Dans cet environnement, l’indice HFRX Global Hedge Fund a reculé de 0,75 % en octobre 2016.
STRATEGIE LONG/SHORT SUR ACTIONS
Nous sommes neutres vis-à-vis de cette stratégie en raison de la corrélation factorielle instable et de l’importante rotation sectorielle. Nous avons allégé quelques positions bien ciblées en réponse aux difficultés rencontrées par quelques-uns de nos gérants davantage portés sur les fondamentaux. Le récent retour à la normale s'est avéré favorable pour les gérants L/S neutres marché.
GLOBAL MACRO
Comme mentionné précédemment, les rendements des emprunts d'États mondiaux se sont appréciés en octobre. Le dollar américain s'est renforcé face à la plupart des autres devises, en particulier la livre sterling et l'euro. Notre principal gestionnaire macro a fortement bénéficié de ces événements. A l'avenir, les politiques du président Trump auront un impact non négligeable sur les économies locales et étrangères. Dans cette attente, d'importantes évolutions des prix des actifs sont à prévoir. La stratégie macro devrait selon nous être capable de saisir et bénéficier de ces larges mouvements de marché.
STRATEGIES QUANTITATIVES
Nous privilégions toujours les gérants court terme qui peuvent tirer parti de la hausse des flux et de la volatilité car les investisseurs mondiaux devront adapter leur portefeuille pour refléter l'évolution des conditions macroéconomiques (comme indiqué dans la section macro ci-dessus). Nous continuons de nous tenir à l'écart des stratégies plus lentes, devenues trop sollicitées en raison de leur succès ces dernières années.
ARBITRAGE DE PRODUITS DE TAUX
Nous avons augmenté notre allocation dans cette poche. Les récentes élections américaines et les différentes élections à venir en Europe ont renforcé la volatilité des taux d'intérêt, ce qui bénéficiera à cette stratégie. Nos gérants bénéficient des transactions de base en Europe et de l'écartement des spreads de swaps aux États-Unis à l'approche des réformes monétaires. Les opportunités sont moins nombreuses du côté des stratégies de valeur relative en yen.
MARCHES EMERGENTS
Pour rappel, nous ne considérons pas les marchés émergents comme une classe d'actifs capable de bénéficier de la hausse des marchés boursiers ou obligataires émergents, et n'investissons par conséquent pas dans cette dernière, qui est pourtant en vogue. A l'inverse, la hausse des investissements (ou désengagements) massifs des ETF nous est favorable sur ces marchés car les investisseurs achètent (ou vendent) sans distinction faite de la qualité des actions ou du crédit, créant ainsi des variations de cours qui tendent alors à se rapprocher des fondamentaux avec le temps. Les importants flux issus de l'activité de couverture des entreprises (échanges commerciaux, acquisitions, financement) influent eux aussi grandement sur les dislocations des cours des marchés des changes, des obligations et des dérivés actions. Nous recherchons des gérants capables d'exploiter ces variations en investissant dans des idées idiosyncratiques relatives aux actions et dans certains pays spécifiques, ou capables de tirer profit des opportunités de valeur relative, tout en détenant des portefeuilles peu sensibles à la direction que prennent les marchés émergents. Il existe en outre actuellement des dynamiques intéressantes à différents niveaux (surabondance des matières premières et du transport ; ralentissement de la chaine logistique des produits à destination des marchés développés et hausse de la demande locale ; exportations présentant davantage de valeur ajoutée, retrait des liquidités, surendettement et ralentissement des investissements obligataires), créant des opportunités pour l'investissement thématique.
ARBITRAGE DE RISQUE EVENT DRIVEN
Si cette stratégie reste efficace à nos yeux, son biais net acheteur la met cependant en position de risque dans le cas de fortes perturbations des marchés. Le profil risque/rendement est moins attractif qu'il ne l'était ces dernières années, mais nos gérants ont su générer de bonnes performances au troisième trimestre 2016. Nous nous intéressons désormais aux investissements des gérants « event » européens qui bénéficieront de la nécessité d'une importante croissance.
En ce qui concerne l'arbitrage de fusions et acquisitions, nous privilégions les gérants moins statiques et davantage orientés vers des spreads plus élevés, les marges moyennes des opérations s'étant significativement compressées.
ENTREPRISES EN DIFFICULTES
Nous sommes davantage optimistes vis-à-vis de la dette « distressed » qui profite de la hausse potentielle des taux d'intérêt et de la réduction des mesures de soutien. Le secteur de l'énergie, qui a fait l’objet d’émissions massives ces dernières années, a jusqu'ici présenté de nombreuses opportunités intéressantes en raison de la volatilité des cours pétroliers et de son impact sur ces titres. Les marchés émergents offrent également quelques opportunités grâce à la vigueur du dollar et au relèvement des taux d'intérêt.
STRATEGIES LONG SHORT SUR LE CREDIT ET LE HAUT RENDEMENT
Bien que le marché américain soit plus complexe que son homologue européen, nous restons prudents vis-à-vis de cette stratégie. La quête de rendement et l'environnement de taux proches de zéro voire négatifs soutiennent vivement cette classe d'actifs et la possibilité de générer une performance sur la partie courte se révèle être un véritable défi.
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