Investissement alternatifLe bilan du mois d’avril sur les marchés financiers mondiaux est mitigé ; des bénéfices ont été enregistrés dans le secteur de l’énergie, tandis que le yen japonais et la livre sterling ont gagné du terrain face au dollar.

Les actions mondiales ont signé des performances contrastées, les bénéfices en Europe étant contrés par une faiblesse en Asie et les bénéfices engrangés par certains indices de petite et de grande capitalisations étant plombés par une faiblesse dans le secteur de la technologie. Les résultats publiés ont également été mitigés, la faiblesse d’Apple et de Twitter étant compensée par la vigueur d’Amazon.

Les matières premières, portées notamment par un redressement du pétrole, du gaz naturel, de l’aluminium, du platine et de l’argent, ont généré des bénéfices importants au cours du mois, prolongeant la tendance du mois de mars. Le yen s’est à nouveau consolidé face au dollar, la banque du Japon surprenant les marchés en décidant de ne pas intervenir sur les marchés. La livre sterling a également gagné du terrain face au dollar, les investisseurs ayant réévalué à la hausse la possibilité d’une victoire du camp « remain » lors du vote sur l’union européenne en juin.

Les hedge funds ont engrangé des bénéfices, le HFRX Global Hedge Fund EUR Index progressant de +27 %, le HFRX Market Directional Index gagnant quant à lui +5,31 % sur le mois.

LONG SHORT EQUITY

Nous restons favorables envers cette stratégie en dépit des récents éléments perturbateurs ayant affecté les conditions de marché. Nous avons réduit de manière sélective le risque en réaction aux difficultés rencontrées par nos managers, davantage axés sur les fondamentaux.

L’environnement d’aversion/d’appétence au risque actuel reste un défi pour ces managers. Nous restons favorables aux fonds en tenant compte de leur exposition au risque et style, et de leur gestion proactive.

GLOBAL MACRO

Les marchés sont extrêmement difficiles à naviguer et subissent des pointes de volatilité avec la mise en place des changements de politique. 2015 s’est avérée une année difficile pour cette stratégie et 2016 s’annonce du même acabit, avec une surenchère des revirements notables dans un large éventail de catégories d’actifs comme les matières premières, les actions et les taux de change. Nous continuons de faire preuve de prudence dans ce domaine.

QUANT STRATEGIES

Les stratégies systématiques ont été confrontées à des conditions de marché difficiles au cours de ces 2 derniers mois. Les suiveurs de tendances ont été confrontés à des revirements notables, les fonds d’arbitrage statistiques ayant quant à eux subi les contrecoups négatifs de violentes rotations sectorielles sur les marchés des actions. La reconnaissance de modèles aura connu un impact similaire, si pas plus marqué, dans ce contexte. Nous suivons de près des facteurs comme la valeur, le momentum et la croissance, l’espace étant de plus en plus envahi par des stratégies alternatives et des produits axés sur le long terme 130/30.

FIXED INCOME ARBITRAGE

L’activité croissante des banques centrales, la collecte d’actifs en cours sur la base du suivi des tendances, couplées au repli de l’activité de négociation pour compte propre des banques sont autant d’éléments positifs pour notre stratégie 2016. Nos managers tirent profit des dislocations intervenant en Europe, aux États-Unis et au Japon ainsi que d’autres dislocations notables entre les indices de crédit et leurs composants.

EMERGING MARKETS

Les marchés émergents, où la volatilité continue de dominer, recèlent quelques opportunités très spécifiques :

  • La transition vers une économie plus axée sur la demande intérieure ne fait que commencer, notamment en Chine. Les récentes turbulences montrent que la croissance du PIB reste fragile et que l’activité n’est pas à l’abri de quelques ratés pendant cette phase de transition. En outre, vu le manque de clarté de la politique de la banque centrale chinoise, nous restons extrêmement prudents.
  • Le marché des obligations d’Amérique du Sud a signé un net redressement en 2016 : les obligations souveraines vénézuéliennes ont été soutenues par le marché pétrolier et les obligations de société brésiliennes et les obligations souveraines argentines par des décisions politiques plus spécifiques.
  • Nos gestionnaires, s’appuyant sur les perturbations sur les marchés des taux et des changes, ont su tirer leur épingle du jeu.

RISK ARBITRAGE - EVENT DRIVEN

  • Bien que nous restions convaincus de l’intérêt de cette stratégie, son biais net long la rend plus risquée en cas de fortes perturbations de marché comme celles que nous avons connues en août et en septembre.
  • Les opérations de fusions et acquisitions connaissent leur meilleure année depuis 2007 en termes de montant et les spreads sont plus gratifiants. L’élargissement récent des spreads pourrait à l’avenir offrir des opportunités particulièrement lucratives pour la stratégie.

DISTRESSED

L’offre d’obligations « distressed » reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunité immédiate dans le cadre de cette stratégie. Le secteur de l’énergie, qui a connu des volumes considérables d’émissions ces dernières années, pourrait toutefois devenir bientôt une source intéressante d’opportunités en raison des perturbations massives enregistrées sur les prix du pétrole et de l’impact de celles-ci sur ces titres.

LONG SHORT CREDIT & HIGH YIELD

Malgré un marché plus difficile aux États-Unis qu’en Europe, le niveau de rendement est redevenu attrayant en valeur absolue en dépit d’une incertitude accrue et de la probabilité d’une augmentation du taux de défaillance, notamment aux États-Unis.