La réduction de la volatilité des marchés alimente les bonnes performances des marchés du crédit et des actions internationales. Les rendements des obligations d’entreprise ont atteint des niveaux exceptionnellement élevés, les investisseurs étant de plus en plus à la recherche de rendements réels positifs.

Mais pendant combien de temps les taux d’intérêt et la volatilité peuvent-ils rester à leur faible niveau actuel ?

À l’heure actuelle, notre allocation reste quasiment inchangée. Nous avons la ferme conviction que la reprise économique américaine associée à des valorisations raisonnables continuera de fournir des bases fondamentales solides pour nos spécialistes sectoriels.

En Europe, nous poursuivons nos efforts d’analyse et de recherche, ajoutant progressivement de nouveaux gestionnaires de fonds dans les catégories actions, multi-stratégie et obligations.

Nous avons fortement réduit l’une de nos principales positions aux États-Unis (multi-stratégie quantitative axée sur les facteurs de valeur), ainsi que deux de nos principales positions obligataires. Nous avons en revanche renforcé notre positionnement au sein de l’espace obligataire de valeur relative en augmentant le poids de deux positions.

 

LONG SHORT EQUITY

Tout en restant positifs sur cette stratégie, nous préférons des approches de gestion ayant un biais net plus faible et une exposition brute d’environ 150/200, la dispersion entre secteurs étant en train de s’accroître.

L’Europe apparaît plus attrayante en termes de valorisation et de politique monétaire, après les récentes mesures de la BCE et des signes favorables de croissance économique.

L’Asie bénéficie également d’un solide contexte technique et d’une politique monétaire favorable.

 

GLOBAL MACRO

Les modifications des politiques monétaires via les devises et les taux d’intérêt historiquement bas devraient soutenir cette stratégie.

 

QUANT STRATEGIES

Certaines stratégies quantitatives se sont avérées de solides contributrices au cours de ces derniers mois sur la base, entre autres, de tendances liées au pétrole, aux taux et aux devises. Dans l’univers des arbitrages quantitatifs neutres par rapport au marché, les performances restent positives, mais sont en recul par rapport aux deux dernières années. Nous sommes en train d’examiner de près certains facteurs (valeur et momentum), car cet espace pourrait devenir trop encombré. Les stratégies de suivi de tendance profitent de l’environnement actuel.

 

FIXED INCOME ARBITRAGE

Les mesures de soutien prises par la BCE et la BOJ alors que la Fed est en passe de réduire les siennes ont engendré une hausse de la volatilité dans les segments obligataires. Les gérants en valorisation relative devraient encore en 2015 en profiter.

 

EMERGING MARKETS

Situation très variable selon les pays dans les marchés émergents.

  • La transition vers des économies tirées par la demande intérieure ne fait que commencer, notamment en Chine. On observe des signes positifs résultant du changement de politique monétaire et des mesures de lutte contre la corruption en Chine. Nous pourrions accroître notre exposition à ce pays.
  • La situation varie bien entendu considérablement d’un pays à l’autre. Dans certains cas, la surveillance des taux directeurs est très efficace, tandis que dans d’autres pays très dépendants des financements en devises étrangères, les sources de financement suffisent à peine en raison des rapatriements d’argent.
  • Bien que cette situation contradictoire s’observe également sur les actions, la sélection de valeurs de qualité peut encore s’avérer rentable.

 

RISK ARBITRAGE - EVENT DRIVEN

  • Bien que selon nous cette stratégie garde toute sa pertinence son biais net “long” augmente le risqué si les marches devaient connaître des périodes d’instabilité. Si en valeur, les volumes de fusions et acquisitions ont atteint en 2014 leur plus haut niveau depuis 2007, il semble que l’année 2015 est en voie de battre ce record avec la forte activité observée dans les secteurs de la santé et des télécommunications.
  • De ce fait, nous préférons nous concentrer sur des gestionnaires américains ayant une base diversifiée d’opérations en actions et en obligations avec une combinaison de catalyseurs « fixes » et « souples ». Nous notons également une progression intéressante des opérations « constructives » par rapport aux opérations « activistes » et pensons que cette approche sera probablement plus largement acceptée en ce qui concerne les entreprises européennes.

 

DISTRESSED

L’offre de titres obligataires en difficulté reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunité immédiate dans le cadre de cette stratégie. Néanmoins le secteur de l’énergie, qui a connu de nombreuses émissions ces dernières années, devrait offrir bientôt de nouvelles opportunités tenant compte de l’évolution du prix du baril et l’impact sur ces titres.

 

LONG SHORT CREDIT & HIGH YIELD

La demande et les flux sont en hausse vu la faiblesse des taux (les bunds allemands à 10 ans ayant atteint 5 points de base à l’heure actuelle).

  • Nous sommes moins actifs dans ce segment car nous sommes plus favorables aux stratégies liées aux actions. Nous préférons les gérants proposants des stratégies originales. Une des gestions sélectionnées dans ce segment a clairement pris le pari d’une position plus baissière envers la classe d’actifs ces dernières semaines et ce via des options « put ».