18 JANV.

2018

Allocation d'actifs , Thèmes

Le contexte est favorable aux actifs risqués, à commencer par les actions

En résumé

-       L'évolution des marchés est dictée par les 3V :

  • La Visibilité de la croissance, assortie d’une inflation limitée ;
  • La Volatilité, qui est historiquement faible sur toutes les classes d'actifs et pourrait légèrement augmenter à mesure que les surprises économiques se font plus rares ;
  • Les Valorisations, qui sont devenues élevées en l'absence d’une bulle.

-         Ce contexte est favorable aux actifs risqués, à commencer par les actions.





Principales convictions

La visibilité s’est améliorée à l'égard des politiques monétaires.

  • Aux États-Unis, la réforme fiscale a été adoptée, mais les questions portant sur le plafond de la dette et les financements publiques sont toujours en suspens. Sur le plan monétaire, la Réserve fédérale a entamé la réduction de son bilan en octobre dernier et devrait relever son taux directeur dès le mois de mars.
  • Dans la zone euro, la BCE a réajusté son programme en achetant moins d'obligations jusqu’à fin septembre, signant le début de la fin de son assouplissement quantitatif. Une hausse de taux ne devrait néanmoins pas avoir lieu avant 2019.
  • Au Japon, les élections qui se sont tenues en 2017 ont confirmé le mandat de Shinzo Abe. Le pays bénéficie de mesures de politique monétaire (qui seront appliquéés au cours des années à venir) plus visibles et d'une politique hautement accommodante de la part de sa banque centrale.
  •  En Chine, le Président Xi Jinping a renforcé sa mainmise, laissant peu de place aux surprises (bonnes ou mauvaises).

Dans cet environnement, les actions de la zone euro, suivies des actions japonaises, sont notre principale conviction. Notre positionnement reste négatif à l'égard du Royaume-Uni.

La dynamique économique mondiale reste favorable aux actifs risqués. Les perspectives économiques mondiales semblent solidement ancrées au-delà des 3 % et les fondamentaux s'améliorent dans toutes les régions. Les pressions inflationnistes sont toujours limitées. C’est la raison pour laquelle nous adoptons un positionnement positif à l’égard des actions et optons pour une duration courte. Le principal risque pour les marchés boursiers se traduirait par une hausse plus importante que prévu de l’inflation et des rendements obligataires.

Risques pour notre scénario. Le risque majeur qui pèse sur notre scénario  serait la fin soudaine de l’environnement positif. Une hausse constante des cours pétroliers, qui entrainerait une accélération de l’inflation, ou encore un ralentissement prononcé de la croissance, pourraient être un facteur déclencheur, en raison d'une erreur de politique monétaire ou d’un ralentissement marqué de l'économie chinoise.

Stratégie multi-actifs : positionnement régional du portefeuille

Aperçu général : Actions vs. Obligations

Les 3V (Visibilité, Volatilité et Valorisations) dictent l’évolution des marchés depuis le début de l’année. Les indicateurs avancés semblent confirmer l'accélération de l’expansion actuelle, ce qui favorise une meilleure visibilité autour de la croissance (tout du moins pour le premier semestre 2018). Nous pensons que le contexte positif actuel qui se caractérise par une croissance supérieure à la moyenne et un taux d'inflation inférieur à la moyenne, devrait se poursuivre encore quelques mois. En outre, les publications et les surprises économiques indiquent que la volatilité pourrait s'accentuer. Aussi maintenons-nous notre conviction selon laquelle les pressions inflationnistes s'établiront au-delà des 2,5 à 3 %. Bien que les résultats des entreprises du quatrième trimestre 2017 n’aient pas encore été publiés, les valorisations de certains actifs sont d’ores et déjà élevées, notamment les actions américaines. Néanmoins, tout laisse à croire que les actions continueront sur leur tendance à la hausse, mais leur évolution est hautement hétérogène d'une région à une autre. En outre, la prime de risque action reste par ailleurs bien plus intéressante que sa moyenne de long terme. Par conséquent, nous privilégions toujours les actions face aux obligations et conservons une duration courte.


Stratégie régionale actions

Positif à l’égard des actions

Les actions de la zone euro sont notre principale conviction. Malgré quelques secousses éventuelles en Italie, en Catalogne et en Allemagne, la région ne présente plus un risque politique hautement élevé et devrait bénéficier des facteurs suivants :

  • Une bonne dynamique économique, avec une croissance supérieure à la moyenne à long terme ;
  • Une banque centrale accommodante ;
  • Des bénéfices « à deux chiffres » pour les entreprises de la zone euro (nous avons une préférence pour les petites capitalisations, qui sont moins sensibles à l'appréciation de l’euro et bénéficient fortement du momentum cyclique local).

Notre approche est neutre vis-à-vis des actions américaines. L'économie américaine se prépare à affronter sa plus forte croissance au cours de cette décénie et pour une hausse des pressions inflationnistes. La croissance s’est déjà accélérée au tournant de l’année, même avant l'application de la réforme fiscale, qui se révèleront positives pour les bénéfices des entreprises. La saison des résultats du quatrième trimestre sera décisive.

Nous restons à l'écart des actions européennes hors zone euro. Le tour de vis monétaire opéré par la Banque d’Angleterre a limité la dépréciation de la livre sterling, rendant difficile la croissance des profits réalisés à l’étranger. Malgré l’accord conclu à l’issue du premier tour des négociations sur les conditions du « Brexit », la Grande Bretagne peine à établir de nouvelles relations commerciales.

Notre approche est positive vis-à-vis des actions japonaises. Le Premier ministre Shinzo Abe est capable d'imposer ses réformes, et la Banque du Japon pourrait rester la banque centrale la plus conciliante sur le plan monétaire. La croissance des bénéfices est en bonne voie, même en l'absence d’une dépréciation du yen. L'analyse technique révèle que les actions japonaises devraient réaliser les meilleures performances de l'année 2018.

Nous sommes neutres vis-à-vis des actions émergentes. Les actions des marchés émergents, qui bénéficient de meilleurs fondamentaux, d’un cycle mondial plus robuste et d’un dollar américain plus faible, ont généré de belles performances depuis l'adoption de la réforme fiscale aux États-Unis.


Stratégie obligataire

Négatifs à l’égard des emprunts d’État

Compte tenu du resserrement monétaire de la Fed et des pressions inflationnistes qui devraient s’intensifier, les taux et les rendements obligataires devraient progressivement augmenter. Outre la hausse des prix des producteurs, nous tablons sur une amélioration des salaires et éventuellement sur un plan de relance afin de donner un coup de fouet à l'inflation, bien que les effets prennent plus de temps que prévu à se concrétiser.

L’embellissement de l’économie européenne pourrait par ailleurs se traduire par une hausse des rendements des obligations de la zone euro.

Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des taux d'intérêt pourrait pénaliser la performance.

Au sein de la sphère émergente, l'assouplissement monétaire actuellement engagé représente un soutien non négligeable à cette classe d'actifs.


 

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