Lors de sa déclaration parlementaire du 23 novembre, le chancelier de l’Echiquier Hammond a explicité les incidences du Brexit sur le Royaume-Uni. Il faut s’attendre à une baisse de la croissance, à une hausse de l’inflation et à une détérioration des finances publiques pendant les prochaines années. Conjugué à une hausse de l’inflation engendrée par la chute de la livre, le ralentissement d’origine interne, lié à une baisse de la productivité et de l’immigration, a un impact important sur l’allocation d’actifs.
Premièrement, le rendement des emprunts d’Etat britanniques semble vulnérable. Au lendemain du référendum britannique, les rendements obligataires semblent avoir passé leur point le plus bas. Le résultat des élections présidentielles américaines et les dernières données économiques encourageantes outre-Atlantique ont accentué les pressions à la hausse sur le rendement des obligations internationales. En outre, une hausse de l’inflation engendrée par la dépréciation de la livre et une détérioration des finances publiques engendrent des risques internes peu favorables : il est maintenant attendu que la dette du Royaume Uni dépassera 90 % du PIB. Notons que le gouvernement britannique a décidé de ne pas assouplir sa politique budgétaire mais plutôt d’accepter l’impact fortement négatif du Brexit sur les recettes.
Deuxièmement, la dépréciation de la livre n’est peut-être pas terminée, notamment vis-à-vis de l’euro. Afin de réduire l’important déficit du compte courant (6,1 % du PIB), la livre se dépréciera probablement de nouveau. Cela concerne notamment l’euro, puisque la plupart des concurrents directs exercent dans la zone euro et que la majeure partie du déficit en provient. La baisse de la livre par rapport à l’euro est assez limitée (5 % seulement par rapport à la moyenne sur 10 ans) et pourrait donc se poursuivre à moyen terme.
Dans le domaine des actions enfin, les petites et moyennes capitalisations britanniques apparaissent vulnérables, du moins en termes relatifs. Une économie nationale britannique qui sous-performe au plan international, des valorisations élevées et une composition sectorielle défavorable (moins de banques et d’énergie, plus d’immobilier et de biens de consommation cycliques que dans les indices de grandes capitalisations) constituent des obstacles importants.
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