23 MARS
2017

Etats-Unis: l’activité s’accélère avant la hausse des taux en mars
Les indicateurs d’activité continuent à indiquer une poursuite de l’accélération. Cependant, nous anticipons une croissance pour le premier trimestre proche de 2%, les données économiques dures ayant jusqu’à présent échoué à capter cette accélération. La consommation demeure le moteur de croissance principal, tandis que les dépenses des entreprises augmentent graduellement. La confiance des consommateurs reste encore positive, malgré des retards dans les remboursements d’impôts, et le marché de l’emploi a continué à s’améliorer. Malgré le manque de nouveaux détails au sujet du programme de relance budgétaire, la Fed a indiqué son intention de monter lses taux d’intérêt et les marchés se sont positionnés en vue d’une hausse des taux qui a effectivement eu lieu le 15 mars. Néanmoins, le calendrier de la mise en œuvre effective du programme de relance budgétaire apparaît comme une source d’incertitude. Nous gardons nos estimations de PIB pour les Etats-Unis inchangées, à 2,4% pour 2017 et 2,6% pour 2018, supposant dès lors une relance budgétaire à un rythme et d’une ampleur modérés.
Zone euro: une incertitude politique qui demeure
L’activité économique reste bien orientée, avec un sentiment économique en amélioration continue et une accélération des indices PMI. La confiance des entreprises reste élevée. De plus, la consommation – soutenue par des créations d’emplois plus rapides – devrait rester bien orientée, malgré une reprise de l’inflation. Cette dernière – tirée par des prix du pétrole plus élevés qu’il y a un an– poursuit sa tendance haussière. Les exportations en-dehors de la zone euro s’intensifient et devraient légèrement bénéficier d’un taux de change de l’euro plus faible. De son côté, la BCE devrait garder maintenir sa politique accommodante, étant donné les incertitudes politiques et la hausse des rendements obligataires.
Dans ce contexte, nous maintenons nos prévisions de PIB pour la zone euro à 1,6% tant en 2017 qu’en 2018.
La différence de politique monétaire entre les Etats-Unis et le reste du monde devrait se creuser dans les mois à venir. Le cycle de resserrement de la Réserve Fédérale est en-cours, tandis que les politiques monétaires au Japon, dans la zone euro et, dans une moindre mesure, au Royaume-Uni restent très accommodantes.
Le contexte mondial demeure favourable aux actions, la croissance mondiale augmentant de façon synchronisée et les données économiques surprenant à la hausse dans toutes les régions. De plus, les banques centrales restent très accommodantes en-dehors des Etats-Unis. Au sein de la zone euro, la croissance de la liquidité à baissé d’un cran, mais reste considérable.
Pendant ce temps, magré la bonne performance des marchés actions ces dernières semaines, le sentiment des investisseurs est moins optimiste que le mois dernier. Il est vrai cependant que les indices Vix et Vstoxx sont à leur niveau le plus bas depuis des années et que le RSI indique des niveaux de sur-achat tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Le ratio Put/Call indique néanmoins que les investisseurs ont acheté un peu de couverture récemment, l’aversion au risque ayant augmenté quelque peu après avoir atteint des niveaux très bas.
En termes d’allocation d’actifs, les actions conservent une valorisation relative attrayante par rapport au crédit, et leur rendement attendu devrait être renforcé par la fin de la récession des bénéfices des entreprises. En outre, les multiples de valorisation devraient résister à la hausse attendue de l’inflation.
Les risques majeurs demeurent politiques. Nous allons continuer à surveiller de près les prochains évènements, tout en restant, pour l’instant, positifs sur les actions par rapport aux obligations :
Nous croyons toujours à un possible ‘re-rating’ des actions dans la zone euro, grâce à leurs valorisations attractives, à l’augmentation des bénéfices des entreprises et au sentiment positif des investisseurs.
L’incertitude pourrait toutefois refaire surface lors du démarrage des négociations sur le Brexit, et le chemin à parcourir est semé de nombreux risques politiques. Ceci justifie notre légère surpondération de la zone euro et notre positionnement toujours négatif sur les actions britanniques:
Les marchés émergents paraissent moins vulnérables qu’au lendemain des élections américaines. Les mesures protectionnistes américaines semblent moins probables, Donald Trump n’ayant rien indiqué de nouveau sur les échanges commerciaux lors de son discours devant le Congrès. Par ailleurs, la croissance des résultats a été légèrement révisée à la hausse, grâce à l’augmentation des prix des matières premières. La hausse des taux d’intérêt américains pourrait, cependant, provoquer des sorties de capitaux de cette région.
Les valorisations restent très attrayantes par rapport à d’autres marchés, justifiant une légère surpondération.
Parallèlement, l’Inde reste l’un de nos marchés émergents favoris, pour les raisons suivantes:


Les matières premières – soutenues par les métaux de base et les métaux précieux –ont affiché une performance légèrement positive le mois dernier. Le prix du baril de Brent brut s’est montré plutôt volatil, clôturant le mois de février sur un niveau de 56 dollars/baril. Cependant, les pays membres de l’OPEP ont légèrement réduit leur production en février, cette dernière demeurant toutefois, au-dessus du niveau fixé de 32,5 mbj. Le principal obstacle reste la hausse de la production américaine, qui pourrait peser sur les prix du pétrole. En outre, la panoplie de de décrets présidentiels signés par Donald Trump sur les questions énergétiques, comme celui concernant l’oléoduc Dakota Access (DAPL) pourrait également affecter le prix du pétrole.
Par ailleurs, l’or s’est apprécié, les investisseurs prenant des positions en prévision des négociations sur le Brexit et des élections françaises.
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