Fondamentalement, peu d'éléments nous incitent à revoir nos perspectives et nous tablons toujours sur un rééquilibrage progressif du marché du pétrole dans les prochains trimestres. La baisse de la production pétrolière aux États-Unis, qui survient dans un contexte normalement haussier en raison de la saison hivernale, s'est traduite par une remontée du prix du baril de Brent, qui a atteint 40 dollars pour la première fois en 2016. Néanmoins, la volatilité devrait se poursuivre pour les cours de l'or noir tant que l'excès d'offre ne sera pas stabilisé. Nous sommes conscients que les valeurs pétrolières et la production des pays de l'OPEP ont atteint des niveaux historiques et que la croissance mondiale fait l'objet de nombreuses incertitudes.
Pour les prochains mois, et en l'absence d'un choc trop conséquent sur l'économie mondiale, le creux de la vague observé en ce début d'année devrait être un point bas pour les cours des matières premières, en recul depuis la mi-2014. Nous pensons que les récentes tendances observées sur les marchés devraient se poursuivre. Les conclusions relatives à nos investissements sur les différentes classes d’actifs sont simples :
- Nous surpondérons les obligations à haut rendement (High Yield). L'écartement des spreads en début d'année s'explique par la hausse du risque de défaut dans les secteurs liés aux matières premières mais semble excessive. La prime de risque associée nous semble par conséquent relativement intéressante et intègre une probabilité trop élevée pour nous de ralentissement des indicateurs économiques.
- Nous surpondérons les obligations indexées sur l’inflation. La révision à la baisse des anticipations d'inflation au début de l'année s'est révélée plus importante encore que la chute des cours des matières premières. Ce phénomène est selon nous passager et les statistiques américaines de l'inflation des prix à la consommation devraient augmenter progressivement et se traduire par une réévaluation de la notation des obligations indexées sur l'inflation. La Réserve fédérale américaine pourrait bien revoir à la hausse ses prévisions d'inflation.
- Nous surpondérons la dette émergente, qu'elle soit libellée en devise locale ou en dollar, dans la mesure où la stabilisation des matières premières devrait permettre aux pays exportateurs de matières premières en particulier de se rééquilibrer et de mettre un terme à la dégringolade de leut taux de change.
- Nous adoptons un positionnement acheteur sur les devises liées aux matières premières.

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