22 AVR.
2016
Allocation d'actifs , Team Asset Allocation , Thèmes
En tout état de cause, compte tenu du niveau actuel record de la production de pétrole de la Russie et de l’OPEP, un accord n’aurait pas fortement affecté la part de marché de ces pays ni modifié les prévisions de manière significative. L’Iran ne participait pas à la réunion car la production iranienne vient à peine de reprendre après des années de sanctions internationales, levées en janvier dernier. Le pays ambitionne de revenir à ses anciens niveaux de production, en augmentant celle-ci de 500.000 barils/jour d’ici fin 2017. Il est donc peu probable qu’il accepte un gel de sa production avant cette date.
Au Koweït, les trois jours de grève des employés du secteur pétrolier pour protester contre les coupes salariales (diminution des 2/3 de la production à 1,1 million de barils/jour) ont soutenu les prix du pétrole après le désaccord de Doha. Les mesures d’austérité annoncées par le pays pour compenser la chute des revenus pétroliers nous rappelle que les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient sont confrontés à des difficultés budgétaires importantes et sont obligés de réagir.
En revanche, la production de pétrole est en baisse aux Etats-Unis et, si la tendance actuelle se maintient au cours des 6 prochains mois, cela suffira à restaurer l’équilibre sur le marché. La production américaine a baissé de 630.000 barils/jour et devrait atteindre 8,5 millions de barils/jour au 3ème trimestre 2016, ce qui correspond à une diminution de 500.000 barils/jour supplémentaires, soit le niveau de production des Etats-Unis à la mi-2014, une estimation réaliste compte tenu du nombre important de sites de forage fermés. Par ailleurs, la production de l’Amérique latine devrait elle aussi continuer à baisser suite à la réduction des investissements et des sites de production.
Alors que l’offre mondiale commence à baisser, la demande de pétrole va augmenter. Les estimations pour 2016 font état d’une demande supplémentaire de plus de 1 million de barils/jour. Les craintes concernant le ralentissement de la croissance chinoise s’apaisent et on note une accélération récente de la demande indienne de 300.000 barils/jour. Face à la baisse de la production des Etats-Unis, les déséquilibres devraient donc disparaître au 3ème trimestre 2016 et le cours du pétrole devrait se stabiliser aux alentours de ses niveaux actuels, à moins que l’Arabie saoudite change d’avis. Dans ce contexte, nous restons surexposés aux obligations high yield, aux actions émergentes et aux devises sensibles aux matières premières.
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