Une série d’évolutions favorables nous confortent dans notre conviction de surpondérer les actions japonaises au début 2017. L’économie semble être en voie d’amélioration, le secteur des entreprises bénéficie du soutien d’une devise plus faible qu’attendue et d’un dosage de politiques macroéconomiques favorable.
La récente révision apportée aux statistiques du PIB japonais est passée relativement inaperçue aux yeux du marché dans une année riche en évènements. L’annonce selon laquelle le PIB nominal japonais avait atteint un plus haut historique au T3 2016 laisse entendre que le pic précédent de 1997 a enfin été dépassé. Pour nous, ceci constitue un autre signe montrant que l’économie japonaise se porte mieux et qu’une expansion est en cours, en termes à la fois réels et nominaux. Ceci implique pour les investisseurs qu’il y a une stabilisation, voire un déclin du ratio dette sur PIB.
De plus, le découplage transpacifique des politiques monétaires a été renforcé en décembre, entraînant une faiblesse du yen japonais vis-à-vis du dollar américain. La bonne nouvelle réside dans le fait que l’enquête trimestrielle Tankan publiée début décembre révèle que les grandes entreprises manufacturières bénéficient d’une devise plus faible, sachant que leur hypothèse de travail est basée sur un yen plus fort de 10%. Alors que la Réserve Fédérale a bougé son curseur médian de façon légèrement plus restrictive en signalant trois hausses de taux pour 2017, la Banque du Japon (BoJ) a maintenu son objectif de courbe de taux, ancrant le rendement du JGB à 10 ans à la borne zéro. L’ancrage du rendement à 10 ans a deux implications: premièrement, les taux réels vont tomber dès que l’inflation remonte, ce qui donne lieu à des conditions financières de plus en plus lâches tandis que la reprise progresse. Deuxièmement, l’écart de taux transpacifique devrait varier en fonction des fluctuations du rendement des Bons du Trésor américains.
Enfin, la confirmation de la politique accommodante de la BoJ et l’assouplissement fiscal annoncé plus tôt en 2016 par Shinzo Abe montrent que le dosage des politiques macroéconomiques penche clairement en faveur d’une relance. Un supplément de relance américaine sous l’égide de la nouvelle administration Trump viendrait à la rescousse de la crédibilité des efforts japonais.