26 JUIN
2017
Candriam a un biais neutre sur les actions japonaises. Nous estimons qu’un affaiblissement de la devise ou qu’une reprise des positionnements liés à un scénario de relance (« reflation trades ») sont nécessaires pour gagner davantage en conviction.
Nous avons appris le 16 juin que les injections massives de liquidité de la Banque du Japon (BoJ) vont se poursuivre à un rythme ininterrompu. Contrairement à la Réserve Fédérale ou à la BCE, le gonflement du bilan de la BoJ n’est pas près de s’arrêter. En définitive, cela devrait affaiblir la devise. Ce facteur s’avère important, sachant que la performance relative du marché actions japonais demeure fortement corrélée (-70%) à sa monnaie. Considérée comme une devise refuge, le yen japonais n’a pas constitué un facteur de soutien pour les entreprises japonaises depuis le début de l’année 2017.
Les positionnements des investisseurs et les flux de capitaux indiquent un début d’intérêt vis-à-vis de la région. Les investisseurs internationaux, dont les flux sont bien corrélées aux performances du marché actions japonais, considèrent que ce dernier est peu cher. Par conséquent, le trimestre actuel enregistre les afflux de capitaux nets sur les actions japonaises, en provenance des non-résidents, les plus forts depuis 2015. Ces afflux de capitaux sont à l’origine de la surperformance récente.
Des conditions favorables soutiennent l’économie japonaise. Un dosage des politiques monétaire et fiscale adapté, un marché de l’emploi tendu, une amélioration des marges et du pouvoir de fixation des prix des entreprises sont actuellement à l’œuvre. De plus, la croissance mondiale est désormais un facteur plus déterminant du chiffre d’affaires et des résultats des entreprises japonaises que ne l’est la croissance du PIB japonais, les ventes à l’étranger représentant 58% des ventes totales.
La prochaine étape, consistant à surpondérer les actions japonaises, aurait du sens si la croissance mondiale poursuivait son amélioration. Cette dernière pourrait déboucher sur la reprise des positionnements liés à un scénario relance (« reflation trades»), impliquant un raffermissement du dollar américain et une hausse des taux obligataires.
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