14 DÉC.
2017

La visibilité sur les politiques monétaires augmente dans le monde tandis que le risque politique diminue. Des obstacles majeurs ont disparu ces dernières semaines.
La dynamique de croissance mondiale est bien engagée. Les dernières données économiques confirment que les perspectives économiques sont solidement ancrées, avec une croissance mondiale supérieure à 3 % prévue pour 2018. En particulier, la zone euro et le Japon enregistrent une croissance supérieure à la moyenne malgré la hausse des devises en début d’année. Tous les indicateurs économiques américains se sont renforcés récemment, comme en témoignent certaines données objectives (logement et immobilier, ménages et secteur industriel), ce qui allonge l’horizon de l’expansion en cours. Plus tôt cette année, les marchés émergents furent soutenus par la hausse des prix des matières premières, la baisse du dollar américain et la politique accommodante des banques centrales. Les pressions inflationnistes restent limitées mais devraient augmenter progressivement en 2018.
Risques liés à ce scénario. Le principal risque pour nos prévisions serait une fin abrupte de l’environnement actuel, qui est caractérisé par un équilibre relativement sain. Une hausse persistante du pétrole, qui se traduirait par un emballement de l’inflation, pourrait être un facteur déclencheur. Un fort ralentissement de la croissance, dû à une erreur de politique monétaire ou à un ralentissement significatif de l’économie chinoise, pourrait être un autre facteur déclencheur.
APERÇU GÉNÉRAL : actions contre obligations
Pour le dernier mois de l’année, nous continuons de privilégier les actions par rapport aux obligations.

Positifs à l’égard des actions
Nous sommes positifs à l’égard des actions de la zone euro. Les données récentes confirment la grande robustesse et la continuité de l’élargissement de l’expansion économique à l’œuvre dans la région. La politique accommodante de la banque
centrale, dont l’horizon monétaire devrait s’étendre au-delà de 2018, et la bonne solidité des bénéfices des entreprises soutiennent les actifs risqués de la région, qui ne font plus l’objet d’une prime de risque politique. En Allemagne, la robustesse de l’économie l’emporte sur les inquiétudes politiques. L’appréciation de l’euro pourrait menacer les bénéfices des entreprises européennes, mais la hausse de la demande intérieure devrait compenser cet impact négatif.Nous sommes neutres à l’égard des actions américaines. Sur le plan politique, des progrès ont été faits en matière de relance budgétaire et la Fed devrait durcir sa politique. La transition entre les présidences Yellen et Powell devrait se faire en douceur. Les valorisations sont élevées ; la croissance des bénéfices sera donc critique en vue d’une amélioration des prévisions boursières.
Nous sommes négatifs à l’égard de l’Europe – hors zone euro. Les négociations sur le « Brexit » arrivent dans une nouvelle phase, ce qui laisse moins d’un an pour tisser de nouvelles relations commerciales. La politique monétaire volontariste de la Banque d’Angleterre protège la livre sterling de la dépréciation et la faible croissance des bénéfices réalisés à l’étranger. La déclaration budgétaire d’automne a confirmé les perspectives moroses.
Nous sommes positifs à l’égard des actions japonaises. Shinzo Abe a vu son mandat reconduit, ce qui accroît la visibilité sur la politique accommodante du Japon. La divergence des banques centrales (BOJ accommodante vs durcissement monétaire de la Fed et de la BCE) devrait favoriser la dépréciation du yen et la croissance des bénéfices, de même que l’exposition au cycle mondial.
Notre exposition aux actions des marchés émergents est neutre. Les actions des marchés émergents ont bien performé jusqu’à début septembre grâce à l’amélioration des fondamentaux et à la dépréciation du dollar américain. Nous avons réalisé quelques prises de bénéfices, conscients que les facteurs fondamentaux restent favorables.
Avec le durcissement de la politique de la Fed et la hausse des pressions inflationnistes à venir, les taux et les rendements obligataires devraient augmenter
progressivement. Outre une hausse des prix à la production, l’augmentation des salaires et des mesures de relance éventuelles pourraient accroître l’inflation, même si cela pourrait prendre plus de temps que prévu à se matérialiser.
L’embellie économique en Europe pourrait aussi provoquer une hausse des rendements dans la zone euro.
Notre positionnement est neutre à l’égard du crédit dans la mesure où les spreads se sont déjà considérablement resserrés et qu’une possible hausse des taux d’intérêt pourrait nuire à la performance.
l Sur la dette émergente, l’assouplissement monétaire actuel représente un soutien important pour cette classe d’actifs.
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