ESSENTIELLE À LA RECHERCHE D’ALPHA POUR LES ACTIONS EUROPÉENNES
Comme ce fut le cas en janvier, les actions européennes sont restées « en mode risque » durant le mois de février. La première semaine a été dominée par une hésitation croissante et la multiplication des craintes, dans un climat d’incertitude lié à la situation en Grèce. Mais les marchés en sont vite arrivés à la conclusion que le « problème » grec ne pourrait pas provoquer l’éclatement de l’Europe.
Février a également été marqué par la publication des résultats de nombreuses entreprises. D’une manière générale, les bénéfices annoncés sont plutôt rassurants et ont contribué à la dynamique des marchés en Europe. En fait, le nombre d’entreprises européennes ayant annoncé des bénéfices pour le 4è trimestre 2014 a surpassé celui des sociétés présentant des résultats négatifs, et davantage de sociétés ont enregistré des résultats positifs.
Dans l’ensemble, la différence entre le nombre de bonnes et de mauvaises surprises a de quoi rassurer.
- Nos portefeuilles restent équilibrés entre actions de croissance et de qualité et valeurs cycliques rémunératrices.
- Notre deuxième orientation principale porte sur les sociétés exportatrices exposées au dollar par rapport aux sociétés domestiques.
- Dans le secteur financier, nous continuons à privilégier la banque de détail, par le biais d’institutions de qualité telles que BBVA et Intesa Sanpaolo. La sélection des actions revêt vraiment une importance cruciale dans ce segment. Les valeurs scandinaves demeurent onéreuses, ce qui explique notre préférence pour l’Espagne et l’Italie.
- Sur le plan sectoriel, nous maintenons une forte souspondération des assurances, car nous pensons que les investisseurs sous-estiment l’impact des taux d’intérêt à long terme sur ce secteur d’activité.
- Nous restons résolument positifs envers l’immobilier, même si nous avons légèrement réduit notre exposition à certaines valeurs. Notre optimisme reste de mise à l’égard d’Unibail, de Deutsche Wohnen et de Grand City Properties. Nous préférons les valeurs résidentielles allemandes au détriment des valeurs commerciales (pas d’exposition au Royaume-Uni en raison des taux britanniques à 10 ans) et des centres commerciaux.
- En ce qui concerne les biens de consommation cycliques, les produits de luxe haut de gamme ont le vent en poupe, surtout en France et en Italie (De’Longhi). Le segment des médias est sursaturé.
- Nous restons positifs envers des acteurs technologiques de niche (Halma, Amadeus, Hexagon). Les investisseurs sont prêts à mettre le prix pour des titres « de qualité ».
- Nous restons méfiants envers les services aux collectivités, toujours confrontés à des problèmes de réglementation.
- Dans le climat actuel et compte tenu des perspectives de faible croissance, les entreprises dans lesquelles nous investissons et qui offrent une croissance visible peu dépendante du contexte macro continueront à surperformer.

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