24 NOV.

2017

Revenus fixes , Thèmes

Position prudente à l’égard du crédit US Investment Grade

STRATÉGIE OBLIGATIONS D’ENTREPRISE

Position prudente à l’égard du crédit US Investment Grade

Le ralentissement du cycle de la dette, le resserrement des spreads de crédit et la diminution du soutien de la banque centrale nous avaient déjà amenés à prendre une position plutôt prudente et un biais neutre à l’égard des obligations d’entreprises. Le segment du crédit Investment Grade américain a toutefois enregistré une détérioration supplémentaire de ses fondamentaux, dans la mesure où les niveaux d’endettement se maintiennent à des niveaux relativement élevés (et se situent à des niveaux supérieurs à ceux de l’Investment Grade européen pour la première fois depuis 10 ans). De plus, la qualité du crédit du segment américain de l’Investment Grade continue également à se détériorer. Enfin, l’effet de la réforme de l’impôt sur les sociétés aux États-Unis est difficile à évaluer à ce stade, faute de détails et à cause de risques élevés pesant sur son exécution. Compte tenu de valorisations devenues inintéressantes et de près de 4 700 milliards d’obligations arrivant à échéance d’ici 2022, nous restons prudents sur le segment de l’Investment Grade américain et cherchons à maintenir une sous-pondération. Nous avons également ajouté des indices CDX à notre portefeuille d’obligations internationales.

Malgré des spreads relativement bas, le crédit Investment Grade européen affiche actuellement de solides résultats et des notations qui s’améliorent. Il est également important de noter que la part des entreprises hors zone euro dans les émissions Investment Grade en euros est en augmentation (atteignant 40 % environ), ce qui en fait une catégorie d’actifs moins « dominée par les intérêts nationaux“, les sociétés étrangères cherchant à profiter des conditions de financement favorables de la zone euro. De plus, des facteurs techniques continuent de soutenir cette classe d’actifs, avec un encours significatif de dette devant être refinancé dans les trois prochaines années (environ 1 000 milliards) et une demande qui continue à être élevée.  

 

Préférence pour le crédit financier européen, les « CoCos » restent notre instrument privilégié

Nous continuons de surpondérer le secteur financier par rapport au secteur non-financier, en raison de meilleurs fondamentaux et de valorisations relativement attrayantes (bien que les spreads, se resserrant rapidement, restent à de faibles niveaux). Le secteur financier est également soutenu par l’amélioration des réserves de capitaux (et la qualité des actifs), l’amélioration des marges résultant du relèvement des taux d’intérêt et par le paysage règlementaire. Au sein du secteur financier, nous continuons à privilégier les CoCos, qui bénéficient, tels qu’ils sont, de l’amélioration des bénéfices, d’une duration inférieure et d’une moindre corrélation aux bons du Trésor américains. En termes de rendement, ces instruments reflètent les niveaux observés sur les obligations américaines à haut rendement.