19 OCT.

2017

Revenus fixes , Stratégies d'investissement mensuelles , Thèmes

Position acheteuse stratégique sur l’EUR et JPY

STRATÉGIE DEVISES

Position acheteuse stratégique sur l’EUR et JPY toujours privilégié en tant que couverture macro

Sur la base du différentiel de taux, du rapport portage/risque et des surprises économiques, le cadre global est défavorable pour le dollar américain, qui a enregistré une certaine faiblesse sur les derniers mois. Avec l’affaiblissement continu du billet vert (malgré son récent rebond), l’euro a récemment retrouvé de son attrait auprès des investisseurs étrangers. Avec l’accélération du cycle d’activité, l’amélioration des indicateurs macro-économique et la réduction probable de l’assouplissement quantitatif de la BCE, la position acheteuse sur l’euro pourrait bien avoir encore du potentiel. Nous cherchons toutefois à gérer cette exposition de manière tactique, cette position restant exposée aux communications des banques centrales, dans le cadre notamment de l’incertitude entourant la Fed et de l’inquiétude exprimée par certains membres du conseil de la BCE après la récente appréciation de la monnaie commune. En effet, un nouveau patron « strict » de la Fed pourrait déclencher une révision des attentes du marché et apporter un soutien temporaire au dollar américain.

Bien que les différentiels de taux restent pénalisants, le yen apparait intéressant dans notre cadre d’analyse à long terme. Dans le contexte actuel d’incertitude géopolitique et de risque événementiel important, le yen reste une valeur refuge attrayante et un actif de diversification. 

Devises émergentes : surpondération des monnaies liées aux manières premières et sous-pondération des monnaies asiatiques à faible rendement

Nous conservons un avis positif sur les devises émergentes, mais avec moins de conviction. Ces devises ont rebondi depuis le début de l’année grâce à la solide dynamique de croissance des marchés émergents, à des valorisations attrayantes à LT et à une synchronisation accrue de la croissance mondiale, qui s’est étendue à la zone euro et au Japon. Nous pensons que cette tendance va se poursuivre, malgré une certaine volatilité liée à la normalisation des politiques monétaires et des bilans sur les marchés de référence (États-Unis et zone euro).

Nous détenons une position acheteuse sur les devises émergentes contre le dollar américain, avec une surpondération de devises bon marché liées aux matières premières,telles que le rouble russe, le peso chilien, la roupie indonésienne  ou le ringgit malaisien, estimant que ces monnaies devraient surperformer en raison d’un rendement réel élevé et de positions extérieures solides. Nous détenons également une position acheteuse sur le sol péruvien , qui s’inscrit dans le cadre de la reprise du cuivre et des matières premières. Nous surpondérons le real brésilien  sur la base de la stabilité attendue des rendements, ajustés au risque, de risques politiques limités (le candidat de centre-droit ayant de bonnes chances de remporter les prochaines élections présidentielles) et de la reprise de la croissance. Nous avons enfin une surpondération tactique du rand sud-africain , compte-tenu de la perspective grandissante d’une transition de pouvoir favorable au marché au sein de l’ANC.

Ces surpondérations sont en partie compensées par une sous-pondération structurelle du yuan chinois , qui devrait continuer à se déprécier à moyen terme en raison de la libéralisation de son compte de capital et du ralentissement de la croissance.