26 AVR.

2018

Revenus fixes , Thèmes

Nous continuons de privilégier le crédit des entreprises européennes du secteur de la finance

Stratégie obligations d'entreprises

Nous conservons notre surpondération du secteur financier (par rapport au secteur non financier) en raison de meilleurs fondamentaux et de valorisations relativement attractives (bien que les spreads se resserrent rapidement et restent à de faibles niveaux). Le secteur de la finance bénéficie en outre de l'amélioration des réserves de fonds propres (et de la qualité des actifs), de meilleures marges grâce à la hausse des taux d'intérêt et d’un paysage règlementaire favorable. En outre, les bénéfices publiés au quatrième trimestre ont confirmé la solidité des bilans.

Nous privilégions toujours les obligations CoCo. Ces titres profitent de la hausse des bénéfices, d’une duration faible et d’une corrélation moindre aux bons du Trésor américain.

 

Obligations convertibles

Dans un contexte marqué par la faiblesse des écarts de rendement sur les segments des obligations « investment grade » et « high yield », les obligations convertibles constituent une source de diversification intéressante. Les obligations convertibles pourraient profiter du rebond des marchés boursiers en cas d’amélioration de la conjoncture macroéconomique. Par ailleurs, elles affichent une sensibilité moindre aux hausses de taux que les obligations d’entreprises classiques. Nous pensons que les obligations convertibles européennes sont sous-valorisées dans la mesure où les actions européennes ont sous-performé durant la phase actuelle d’expansion. Nous sommes donc convaincus que cette classe d’actifs recèle un potentiel haussier substantiel.


Risque idiosyncratique aux États-Unis, préférence pour les obligations émergentes

Le risque idiosyncratique s’est renforcé aux États-Unis car la politique de relance budgétaire profite davantage aux investisseurs en actions qu’aux investisseurs obligataires, creusant ainsi le fossé entre les émetteurs. Par ailleurs, bien que les effets des droits de douane sur l’acier et l’aluminium mis en place par le président américain se fassent sentir à parts égales entre les producteurs et les fabricants et qu’ils contribuent à accentuer la dispersion des émetteurs, certains secteurs peinent à retrouver le chemin d’une croissance durable. En fin de compte, la sélectivité sera décisive.

Dans ce contexte de regain de volatilité et d’inquiétude parmi les émetteurs, nous pensons que les écarts de rendement continueront de se creuser. Les obligations d’entreprises américaines restent surévaluées, ce qui explique notre sous-exposition à cette classe d’actifs.

En revanche, nous privilégions la dette émergente car les fondamentaux restent solides dans un contexte de croissance généralisée et de stabilité des prix des matières premières.