03 FÉVR.
2016
Les incertitudes qui entourent les perspectives économiques mondiales, la chute des prix du pétrole et des matières premières, les risques géopolitiques au Moyen-Orient et la volatilité élevée ont pesé sur les marchés du crédit et suscité une aversion pour le risque. Les spreads de crédit sont à présent proches d'un plus haut sur 3 ans (graphique 5). Les secteurs pétrolier, gazier et minier accusent le recul le plus marqué compte tenu de leur forte corrélation avec les matières premières. La situation a encore été aggravée par la décision de l'Iran d'accroître sa production pétrolière, qui a un peu plus poussé les prix des matières premières à la baisse à la mi-janvier. Les agences de notation ont annoncé que ces secteurs étaient à l'examen, laissant entrevoir des révisions à la baisse.
À plus long terme, nous considérons toujours qu'une reprise progressive en Europe s'inscrivant dans le contexte de rendements faibles conjugués à une politique monétaire accommodante est généralement favorable aux obligations d'entreprises. Les incertitudes actuelles nous incitent néanmoins à une attitude plus prudente, qui se reflète dans notre positionnement à nouveau neutre sur les entreprises non financières. Nous restons positifs sur le segment plus défensif des sociétés financières.
La dynamique de l'offre et de la demande appuie notre vision. Les prédateurs de fusions-acquisitions (graphique 6) et les émetteurs américains qui se servent du marché du crédit en euros devraient créer une offre nette positive en 2016 pour les entreprises non financières. La situation s'annonce plus mitigée pour les sociétés financières, à savoir négative pour les obligations séniors et positive pour les obligations subordonnées, conformément aux évolutions de la réglementation.
Globalement, le contexte réglementaire est favorable. Les annonces récentes laissent entrevoir un seuil plus bas et une mise en application plus étalée pour les banques systémiques. La pression est donc moins grande concernant le respect des ratios d’endettement. Dans le secteur financier, notre préférence revient aux obligations subordonnées (LT2) plutôt qu'aux obligations Senior. Le ratio portage-risque est plus attractif pour les obligations LT2 dans un environnement où les émissions bancaires traitent à des niveaux de taux plus bas que les émissions non financières.
Dans le secteur non financier, nous continuons de sous-pondérer le pétrole et le gaz, ainsi que les ressources naturelles. Ces secteurs sont derechef en difficulté à la suite de la nouvelle chute récente des prix des matières premières. Nous privilégions les secteurs moins sensibles au cycle économique, par exemple, les télécommunications et la consommation. Ces secteurs comprennent de nombreux émetteurs à bêta élevé issus des économies périphériques de l'UEM et laissant entrevoir une hausse de rendement attractive.
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