23 MARS

2018

Stratégie dette émergente

Bien que les risques externes aux marchés émergents soient restés élevés au début de l’année, nous pensons qu'à moyen terme, les risques liés à la normalisation de la politique monétaire américaine et aux réformes fiscales ont jusqu'à présent été compensés par la reprise synchronisée de la croissance mondiale, la solide performance des matières premières et l'appétit des investisseurs pour les actifs risqués. Ce qui plaide en faveur de la dette émergente est étayé par l'accélération de la croissance dans les pays émergents, les risques limités en Chine et l'amélioration des fondamentaux. Les valorisations des classes d'actifs sont toujours élevées sur une base absolue mais restent attrayantes par rapport au crédit américain. Les flux entre les catégories d'actifs ont atteint un niveau record en 2017, après une période 2013-15 décevante. Nous nous attendons à ce que ces solides flux entrants se maintiennent en 2018.

Cependant, nous conservons une surpondération sur la dette en devises fortes et nous sommes favorables aux exportateurs de matières premières comme l’Angola, l’Équateur, le Kazakhstan, le Nigeria, ainsi qu’aux cas particuliers de réévaluation comme l'Argentine, l'Ukraine, et l’Égypte.

Nos sous-pondérations concernent les émissions sensibles aux taux des bons du trésor américains avec des valorisations étroites comme le Panama, le Pérou, le Chili, la Chine, l’Uruguay, et les Philippines.

Position surpondérée sur les taux d’intérêt locaux. Les marchés à taux de rendements  élevés sont toujours attrayants.

La plupart des marchés émergents à faibles rendements sont devenus attentifs au thème de la désinflation, illustrée par moins d'écarts de production négatifs et par le rebond des prix de l'énergie, lesquels devraient exercer une pression à la hausse sur les prix. Toutefois, le différentiel de taux réel élevé par rapport aux États-Unis devrait continuer à jouer en faveur de la duration locale dans les pays à rendement plus élevé, avec une inflation modérée et des possibilités d'assouplissement de la banque centrale.

Nous continuons de percevoir de la valeur dans les taux locaux des marchés émergents, ainsi que nous continuons de surpondérer certains titres à haut rendement soutenus par des taux réels élevés et une dynamique constructive de désinflation (Brésil, Russie). Nous soutenons l’Afrique du Sud qui bénéficie des bons résultats des élections et de prévisions d’inflation plus faibles. Nous sommes sous-pondérés envers les marchés avec des rendements locaux faibles en Asie (Thaïlande et Malaisie) et en Europe centrale (Pologne, Hongrie et Roumanie).