19 OCT.

2017

Revenus fixes , Stratégies d'investissement mensuelles , Thèmes

Attitude prudente à l’égard du crédit US Investment Grade

STRATÉGIE OBLIGATIONS D’ENTREPRISES

Attitude prudente à l’égard du crédit US Investment Grade

Le ralentissement du cycle de la dette, le resserrement des spreads de crédit et la diminution du soutien de la banque centrale nous avaient déjà amenés à prendre une position plutôt prudente et un biais neutre à l’égard des obligations d’entreprises. Le segment du crédit Investment Grade américain a toutefois enregistré une détérioration supplémentaire de ses fondamentaux, dans la mesure où les niveaux d’endettement se maintiennent à des niveaux relativement élevés (et se situent à des niveaux supérieurs à ceux de l’Investment Grade européen pour la première fois depuis 10 ans). Enfin, l’impact de la réforme de l’impôt sur les sociétés aux États-Unis est difficile à mesurer à ce stade, en raison du manque de détails et des risques élevés pesant sur son exécution. Compte-tenu de valorisations devenues inintéressantes, et des 4 700 milliards d’obligations arrivant à échéance d’ici 2022, nous restons prudents sur le segment de l’Investment Grade américain et cherchons à maintenir une sous-pondération. Nous avons également ajouté des indices CDX à notre fonds obligations internationales.

Malgré des spreads relativement bas, le crédit Investment Grade européen affiche de bons résultats et des notations en amélioration. Il est également important de noter que la part des sociétés hors zone euro dans les émissions Investment Grade en euros a augmenté (atteignant près de 40 %), ce qui en fait une classe d’actifs moins « dominée de l’intérieur », les sociétés étrangères cherchant à profiter des conditions de financement favorables de la zone euro. De plus, les facteurs techniques continuent de soutenir la classe d’actifs, avec un encours significatif de dette devant être refinancée dans les trois prochaines année (env. 1 000 milliards) et un renforcement constant de la demande.

Préférence pour le crédit financier européens, les « CoCos » restent un instrument privilégié

Nous continuons de surpondérer le secteur financier (par rapport au secteur non-financier), en raison de meilleurs fondamentaux et de valorisations relativement attrayantes (bien que les spreads se resserrent rapidement et restent à de faibles niveaux). Le secteur financier est également soutenu par l’amélioration des réserves de capitaux (et une meilleure qualité des actifs), l’amélioration des marges résultant du relèvement des taux d’intérêt et le contexte règlementaire. Au sein du secteur financier, nous continuons à privilégier les CoCos, qui bénéficient de l’amélioration des bénéfices, d’une duration inférieure et d’une moindre corrélation aux bons du Trésor américains. En termes de rendement, ces instruments reflètent les niveaux observés sur les obligations américaines à haut rendement.