05 DÉC.
2016
Macro , Team Macro , Thèmes
Le 4 décembre, l’Italie a voté « non » au referendum qui devait modifier les pouvoir du sénat et revoir le processus d’approbation des lois par le parlement. Tenant compte de cette importante défaite – seulement 40 % des électeurs ont voté “oui” – le premier ministre Matteo Renzi a décidé de démissionner. L’impact sur les marchés reste néanmoins limité, car le rejet de ces propositions était déjà pris en comptes par les investisseurs.
Nous avons identifié 4 scénarios suite à la démission de Matteo Renzi:
Nous pensons que le troisième scenario est le plus probable.
Comparé à d’autres évènements politiques cette année, les investisseurs et les marchés étaient déjà pessimistes sur l’issue du référendum. Avant celui-ci, nous avons pu noter la forte sous-performancedes actions italiennes depuis le début de l’année, la croissance du spread entre le BTP et le Bund et l’augmentation des CDS italiens à 5 ans à un niveau jamais atteint depuis 3 ans.
Comme le vote « non » était anticipé par les marchés, l’impact sur ces derniers fut limité:
L’évolution future des marchés dépendra de la formation d’un nouveau gouvernement et de la recapitalisation des banques italiennes.
A court terme, la tension sur les marchés financiers devrait rester limitée. Malgré de nouvelles élections prévues en 2018 (ou plus tôt si le président italien le décide), la visibilité reste élevée. La Banque centrale européenne a déjà annoncé qu’elle s’apprêtait à faire de nouvelles acquisitions de titres italiens afin de limiter toute crise de confiance. Lors de la prochaine réunion de la BCE le 8 décembre prochain, Mario Draghi devrait réaffirmer son engagement à maintenir les spreads souverains sous contrôle.
A plus long terme, la situation politique devrait se complexifier, augmentant les risques financiers.
Positionnement
Pour le moment, nous ne voyons pas de raison de modifier notre stratégie actuelle, qui consiste en:
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