27 SEPT.

2017

ISR

Candriam publie son rapport ESG par pays

L’édition 2017 du rapport ESG par pays de Candriam répond à la demande croissante de toute approche d’investissement tenant compte de « facteurs externes » d’ordre environnemental ou social, facteurs qui étaient, jusqu’à récemment, considérés comme « immatériels ». Traditionnellement, l’analyse du crédit souverain n’inclut pas l’évaluation du potentiel de développement durable d’un pays sur le long terme, surtout en ce qui concerne les pays émergents, pour lesquels des informations fiables sont plus difficiles à obtenir et à vérifier.

Cependant, grâce à un processus « Best in Universe » établi de longue date et basé sur des critères ESG, Candriam offre aux investisseurs une évaluation globale du potentiel de développement durable propre à chaque pays, qui inclut les risques et opportunités de nature non-financière, qui peuvent impacter la création de valeur sur le long terme.

L’analyse est construite autour d’une arborescence dynamique fondée sur le capital : chaque pays est noté sur la manière dont ils gèrent leur « capital » selon 4 catégories distinctes : Humain, Naturel, Social et Économique. Les sources de données indépendantes qui alimentent cette analyse fournissent des indicateurs mesurables et cohérents, à partir desquels des classements et des scores sont ensuite établis.

Selon Wim Van Hyfte, Global Head of Responsible Investment and Research : « Il y a un nouvel élan parmi les investisseurs pour comprendre non seulement la gestion, les structures et les processus d’investissement, mais également la responsabilité fiduciaire du capital investi. Ce changement s’appuie sur l’évolution des politiques publiques relatives aux normes de gouvernance transposées dans des cadres tels les 17 Objectifs Mondiaux du Développement Durable (ODD) et l’Accord de Paris sur le Changement Climatique de 2015 ».

Résultats du rapport

L’édition 2017 du rapport ESG par pays de Candriam a analysé et noté 123 pays, dont 35 étaient des économies avancées et 88 des économies émergentes (selon la définition du Fonds Monétaire International).

D’après notre analyse ESG, 74 pays ont été classés comme faisant partie de l’univers ISR et 49 comme n’en faisant pas partie. Parmi les 74 pays faisant partie de l’univers ISR, 34 étaient issus d’économies avancées et 40 étaient issus d’économies émergentes.

Le rapport 2017 a produit certains résultats attendus et d’autres qui le sont moins. Nous observons que le haut du classement est continuellement occupé par le même groupe de pays. Ceci démontre le solide engagement de ces pays envers les processus qui les ont hissés à la tête du classement.

« Top 5 » du classement des 74 pays faisant partie de l’univers d’investissement ISR:

  1. Suède
  2. Norvège
  3. Suisse
  4. Islande
  5. Luxembourg

L’Europe est en tête

Dans le rapport de cette année, la Suède n’a pas simplement pris la tête du classement, mais elle a amélioré son score de l’année passée. Quatre autres pays ont fait de même. Les scores indiquent un soutien et une protection du plus haut niveau possible du capital social, humain et naturel, tels qu’ils sont définis par les 17 Objectifs du Développement Durable des Nations Unies (ODD). La Norvège réalise un score également élevé dans l’ensemble des quatre domaines. Son score est simplement légèrement affecté par la dépendance considérable de son économie à l’industrie pétrolière. Cependant, celle-ci est partiellement compensée par l’engagement fort à l’investissement ESG de son très puissant fonds souverain. La Suisse placée en troisième position, réalise une solide performance dans tous les domaines, accusant une très légère faiblesse en matière de transparence financière et de responsabilisation.

Pays émergents: les résultats économiques s’améliorent

L’édition de cette année a vu une amélioration des scores économiques dans de nombreux pays émergents – l’Inde, la Pologne, le Mexique, l’Indonésie, la Côte d’Ivoire, même si les notes de l’Inde et de la Pologne ont reculé dans d’autres domaines. L’augmentation du poids économique des pays émergents est évidente. Si l’on examine les économies émergentes les plus fortes, nous assistons en Chine et en Inde à une réorientation des politiques publiques en faveur d’une croissance plus verte, alors que le statut quo semble prédominer en Russie et au Brésil. La Chine et l’Inde mettent en place d’ambitieux programmes de développement des énergies renouvelables, conformément aux engagements audacieux pris par ces pays après la COP21.

Reste du monde: amélioration en Afrique

Nous prévoyons également une amélioration des scores de plusieurs pays africains, dans la mesure où un nombre croissant de ces pays commence à bénéficier de la mondialisation. En Côte d’Ivoire, une amélioration de la gouvernance publique devrait résulter dans une note plus élevée en matière de durabilité. Au sein de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, le Maroc et la Tunisie devraient connaître une amélioration graduelle, à condition que ces pays parviennent à se protéger de l’instabilité politique et de l’insécurité. En Turquie, cependant, si le gouvernement turc continue à s’éloigner du processus démocratique, son score se verra impacté négativement. Ce facteur a également pénalisé la performance ESG globale de nombreux pays asiatiques, qui réalisent habituellement de bonnes performances dans les domaines du capital humain et du capital économique.

Le rapport complet peut être consulté ici.