29 JANV.
2016
Les marchés ont baissé dans le monde entier en décembre sur fond de remontée des taux directeurs de la Fed. Les pertes ont concerné toutes les classes d’actifs, et notamment l’énergie, les obligations à haut rendement (affectées par la remontée des rendements des titres du Trésor et la pentification de la courbe des taux) et les actions européennes. Les actions américaines affichent un recul plus limité ; l’énergie et les services pétroliers sont une fois de plus à la traîne sur le mois. Sur le marché des changes, le dollar a baissé par rapport à l’euro, au franc suisse et au yen, mais s’est apprécié par rapport au réal, au rouble et à la livre sterling. Dans ce contexte, l’indice HFRX Global Index EUR enregistre une baisse de -1,44 % et termine l’année en perte de -4,38 %.
Sur le mois, les principaux ajouts concernent notre spécialiste britannique des taux, notre gestionnaire parisien d’actions européennes et notre stratégie quantitative d’identification de cycles. Nous avons renforcé nos positions sur notre gestionnaire de valeur relative basé à Hong Kong , notre fonds américain axé sur l’énergie, nos stratégies de valeur européennes et notre position norvégienne dans la santé. Nos positions sur notre gestionnaire ABS, notre gestionnaire britannique macro de longue date et notre gestionnaire américain de crédit Relative Value ont été réduites.
Notre performance 2015 a bénéficié de rééquilibrages judicieux pendant l’année. Nous avons élagué une fois de plus le crédit en 2015 tout en réduisant le poids des stratégies plus directionnelles en vue de réduire notre exposition nette totale. Ces ajustements ont également permis de réduire la volatilité de nos portefeuilles.
Nous restons positifs envers cette stratégie, mais principalement envers des gestionnaires neutres, qui devraient pouvoir obtenir des résultats sur les deux volets long/short. Les gestionnaires ayant une position nette « short » pourraient également constituer des ajouts utiles à l’avenir.
Nous restons attentifs au risque de chocs exogènes, comme par exemple d’éventuels changements de politique, notamment en ce qui concerne le régime des soins de santé aux États-Unis ou le ralentissement de la croissance du PIB chinois.
Après les signes récents de croissance économique positive, l’Europe apparaît toujours plus attrayante en matière de valorisations et de politique de la banque centrale.
Les marchés sont extrêmement difficiles à naviguer et subissent des pointes de volatilité avec la mise en place des changements de politique. L’année 2015 s’est avérée difficile pour cette stratégie et 2016 devrait l’être tout autant. Des fluctuations importantes dans l’univers des devises pourraient toutefois s’avérer source d’opportunités. Nous continuons de faire preuve de prudence dans cet univers.
Certaines stratégies systématiques ont été source de solides contributions ces derniers mois grâce aux tendances affectant notamment le pétrole, les taux et les devises. Sur le segment des arbitrages quantitatifs neutres par rapport au marché, les performances restent positives, bien que plus faibles que ces deux ou trois dernières années. Nous examinons de près certains facteurs (valeur, momentum, croissance) car l’espace est de plus en plus encombré, en raison à la fois des stratégies alternatives et des produits long-only 130/30.
Quatre gestionnaires font l’objet d’un examen actif en vue d’une plus grande diversification tant au niveau de la stratégie qu’au niveau du portefeuille.
L’activité croissante des banques centrales associée à la diminution de l’activité de marché pour compte propre des banques a été dans une certaine mesure favorable à cette stratégie en 2015.
Les marchés émergents connaissent toujours des difficultés :
L’offre d’obligations « distressed » reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunité immédiate dans le cadre de cette stratégie. Le secteur de l’énergie, qui a connu des volumes considérables d’émissions ces dernières années, pourrait toutefois devenir bientôt une source intéressante d’opportunités en raison des perturbations massives enregistrées sur les prix du pétrole et de l’impact de celles-ci sur ces titres.
Bien que le marché américain ait plus souffert que le marché européen, nous restons persuadés que la quête de rendement n’est pas terminée, malgré l’incertitude croissante et l’augmentation possible du taux de défaut, notamment aux États-Unis.
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