26 FÉVR.
2016
Janvier 2016 restera dans l’histoire comme le plus mauvais début d’année depuis 1928. Les inquiétudes quant à la situation économique de la Chine ont conduit les indices des marchés des actions à la baisse.
Ce début d’année désastreux a été marqué par une volatilité accrue du prix du pétrole qui a touché fortement les marchés. Cette volatilité croissante est causée par de forts mouvements politiques et économiques comme la décision de l’Arabie Saoudite de mettre fin à ses relations diplomatiques avec l’Iran, les records de production en Irak ou encore les larges inventaires sur le marché américain. Les marchés mondiaux tirés par la biotechnologie, l’énergie, la finance, les soins de santé ainsi que la Chine, l’Italie et l’Allemagne ont enregistré de fortes baisses. Les tourments sur les marchés financiers ainsi que ceux sur les économies émergentes devraient conduire le président de la BCE, Mario Draghi à revoir et reconsidérer sa politique lors du prochain meeting, le 10 mars prochain. Ses précédentes déclarions ont conduit à de forts mouvements financiers à la fin du mois.
Comme prévu, la Réserve fédérale est restée prudente et a laissé sa politique de taux inchangée. Le dollar américain s’est apprécié face au renminbi ainsi que face à la livre sterling mais a perdu contre le yen s Dans cet environnement, plusieurs stratégies ont terminé le mois sur un résultat positif tandis que les stratégies actions ont quant à elles, enregistré des pertes nettes. Le HFRX Global Hedge Fund Index a enregistré une baisse de 2.89% pour le mois. Au cours du mois, un investissement initial a été effectué dans un fonds de valeur relative quantitatif crédit spécialisé dans les indices techniques et les mouvements de Credit Default Swap. De plus, nous avons continué d’investir dans un spécialiste de reconnaissance de marché et vendu nos positions dans une spécialiste européen des ABS.
Nous avons revus nos positions dans deux gérants investissant dans les situations spéciales (Event-driven).
Par ailleurs nous restons très prudents dans l’environnement actuel et recherchons à réduire notre exposition nette résiduelle et donc notre sensibilité à ces marchés.
Nous restons positifs envers cette stratégie, mais principalement envers des gestionnaires neutres, qui devraient pouvoir obtenir des résultats sur les deux volets long/short. Les gestionnaires ayant une position nette « short » pourraient également constituer des ajouts utiles à l’avenir.
Nous restons attentifs au risque de chocs exogènes, comme par exemple d’éventuels changements de politique, notamment en ce qui concerne le régime des soins de santé aux États-Unis ou le ralentissement de la croissance du PIB chinois.
Après les signes récents de croissance économique positive, l’Europe apparaît toujours plus attrayante en matière de valorisations et de politique de la banque centrale.
Les marchés sont extrêmement difficiles à naviguer et subissent des pointes de volatilité avec la mise en place des changements de politique. L’année 2015 s’est avérée difficile pour cette stratégie et 2016 devrait l’être tout autant. Des fluctuations importantes dans l’univers des devises pourraient toutefois s’avérer source d’opportunités. Nous continuons de faire preuve de prudence dans cet univers.
Certaines stratégies systématiques ont été source de solides contributions ces derniers mois grâce aux tendances affectant notamment le pétrole, les taux et les devises. Sur le segment des arbitrages quantitatifs neutres par rapport au marché, les performances restent positives, bien que plus faibles que ces deux ou trois dernières années. Nous examinons de près certains facteurs (valeur, momentum, croissance) car l’espace est de plus en plus encombré, en raison à la fois des stratégies alternatives et des produits long-only 130/30.
Quatre gestionnaires font l’objet d’un examen actif en vue d’une plus grande diversification tant au niveau de la stratégie qu’au niveau du portefeuille.
L’activité croissante des banques centrales associée à la diminution de l’activité de marché pour compte propre des banques a été dans une certaine mesure favorable à cette stratégie en 2015.
Les marchés émergents connaissent toujours des difficultés :
L’offre d’obligations « distressed » reste extrêmement limitée à l’heure actuelle. Nous ne voyons pas d’opportunité immédiate dans le cadre de cette stratégie. Le secteur de l’énergie, qui a connu des volumes considérables d’émissions ces dernières années, pourrait toutefois devenir bientôt une source intéressante d’opportunités en raison des perturbations massives enregistrées sur les prix du pétrole et de l’impact de celles-ci sur ces titres.
Bien que le marché américain ait plus souffert que le marché européen, nous restons persuadés que la quête de rendement n’est pas terminée, malgré l’incertitude croissante et l’augmentation possible du taux de défaut, notamment aux États-Unis.
Stratégies d’investissement mensuelles
En savoir plusContactez-nous
Nous apprécions votre contribution. Faites-nous part de vos questions et commentaires
Contact