15 FÉVR.
2017
Avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, les marchés financiers affichent des performances mitigées en janvier. Aux États-Unis, les titres liés à la technologie, la biotechnologie, la santé et aux matières premières ont fortement progressé. En Europe et en Asie, les performances sont plus dispersées. Le dollar US a baissé par rapport à la plupart des autres devises, et notamment par rapport au dollar australien, au franc suisse, à l’euro et au yen. L’or, l’argent et le platine affichent une forte hausse. Le gaz naturel a chuté. Dans cet environnement, les hedge funds sont en hausse, comme en témoigne la progression de 0,31 % de l’indice HFRX Global Hedge Fund EUR.
Nous conservons une position neutre vis-à-vis de la stratégie en relation avec la hausse attendue des taux d’intérêt et son impact négatif sur les coûts d’emprunt. Le récent « retour à la normale » se poursuit et nous passons progressivement à des gérants plus pro-cycliques. Nous pensons qu’ils seront probablement mieux placés pour tirer parti des politiques plus favorables aux entreprises de la nouvelle administration américaine.
Sur le mois écoulé, les marchés des actions des pays développés ont continué à se renforcer, soutenus par les espoirs de relance budgétaire et de déréglementation aux États-Unis ainsi que par la solidité des chiffres publiés. En 2017, nous saurons si l’optimisme des marchés se justifie avec l’arrivée au pouvoir du président Trump. De nombreuses incertitudes demeurent sur le plan politique et économique (élections en Europe, crédit en Chine, etc.). Comme nous l’évoquions le mois dernier, les cours des actifs devraient selon nous continuer d’enregistrer de fortes fluctuations à mesure que les attentes s’adaptent à la réalité. Notre stratégie macroéconomique sera capable d’exploiter et de tirer parti de ces mouvements de marché grâce à la volatilité accrue des taux d’intérêt et des taux de change. Nous avons engagé un nouveau gérant ce mois-ci pour compléter notre exposition envers cette stratégie. Notre compartiment Global Macro pourrait faire contrepoids à notre exposition acheteuse nette, car ils investissent sur des facteurs de risque différents au sein de nos fonds actions.
Nous privilégions toujours les gérants de court terme capables de tirer parti de la hausse des flux et de la volatilité, car les investisseurs mondiaux devront adapter leur allocation de portefeuille pour refléter l’évolution des conditions macroéconomiques (comme évoqué dans le paragraphe global macro ci-dessus). Nous continuons de nous tenir à l'écart des stratégies plus lentes, devenues très demandées après leur succès de ces dernières années. L’année 2016 a été difficile pour les gérants de stratégies quantitatives, en raison de la faible volatilité, d’une forte rotation sectorielle et de la couverture de positions à découvert (short-covering). Sur le long terme toutefois, ces gérants se sont avérés les plus performants et constants, et c'est pour cette raison que nous conservons notre surpondération de ces stratégies.
Nous étoffons notre allocation dévolue aux arbitrages obligataires. Les élections américaines et celles à venir dans plusieurs pays européens ont renforcé la volatilité des taux d’intérêt, ce qui est favorable à cette stratégie. Nos gérants bénéficient du trading de base en Europe et de l’élargissement des écarts de swap aux États-Unis à l’approche des réformes monétaires. Les opportunités sont plus réduites du côté des stratégies de valeur relative en yen.
Les marchés émergents offrent de nombreuses opportunités d’investissement sur l’ensemble des classes d’actifs (devises, courbe de taux, positions individuelles actions et obligations). Pour exploiter ces opportunités, nous avons investi dans des gérants global macro mondiaux, dont certains se spécialisent sur une région (comme par exemple l’Asie), ainsi que dans des gérants locaux capables d’effectuer une analyse fondamentale et des visites de terrain auprès des sociétés pour leur sélection de valeurs.
Nous devenons plus positifs sur cette stratégie, tout en restant conscients des risques liés à son biais net acheteur. Le nombre de transactions pourrait augmenter si une certaine déréglementation est mise en place. Dans ce cas, des sommes importantes conservées à l’étranger par des entreprises américaines pourraient être rapatriées en vue de rachats éventuels.
Les investissements dans les gérants « event » européens auxquels nous nous intéressons bénéficieront de la nécessité d'une accélération de la croissance.
En ce qui concerne l’arbitrage de fusions et acquisitions, nous privilégions les gérants moins statiques et plus orientés vers les opérations sur spread, car les marges moyennes des opérations se sont nettement compressées.
Nous sommes plus optimistes vis-à-vis de la dette d'entreprises dite « distressed », qui profite de la hausse potentielle des taux d'intérêt et de la réduction des mesures d’assouplissement quantitatif (QE). Le secteur de l'énergie, qui a fait l’objet d’émissions massives ces dernières années, a jusqu'ici présenté de nombreuses opportunités intéressantes en raison de la volatilité des cours pétroliers et de son impact sur ces titres. Les marchés émergents offrent également des opportunités grâce à la vigueur du dollar et à la remontée des taux d'intérêt.
Nous restons prudents vis-à-vis de cette stratégie, bien que le marché américain ait été plus complexe que son homologue européen. La quête de rendement et l'environnement de taux proches de zéro, voire négatifs, ont apporté un solide soutien à cette classe d'actifs. La possibilité de générer des performances à la vente s’avère un véritable défi.
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