21 DÉC.
2016
Ces dernières années, toutes les discussions de marché ont tourné autour de la politique menée par la Réserve fédérale. Néanmoins, depuis l’élection de Donald Trump, les investisseurs commencent à évoquer des termes presque tombés aux oubliettes, à l’instar de « pressions inflationnistes », « hausse des taux » et « relance budgétaire/dépenses publiques ». Les marchés se sont très vite adaptés à la nouvelle réalité attendue. En réalité, le mouvement de correction qui s’est emparé du marché au lendemain des résultats électoraux n’aura duré que quelques heures, jusqu’au premier discours du nouveau président élu.
Les espoirs d’une administration favorable aux entreprises, d'un programme d’investissement de 1 000 milliards de dollars et d'un assouplissement des exigences réglementaires ont porté le marché boursier à la hausse (plus particulièrement les secteurs des matériaux, de l’énergie et de la finance). Les turbulences économiques, notamment la vigueur du dollar, la hausse des taux et la montée du risque de guerre commerciale ne semblent pour l'heure pas être au cœur des préoccupations.
Les fonds axés sur des stratégies L/S actions, event-driven et « value » ont tous permis à l’indice HFRX Global Hedge Fund de gagner +0,72 %.
Notre opinion sur les stratégies de hedge funds reste semblable à celle adoptée le mois dernier.

Nous sommes neutres vis-à-vis de cette stratégie en raison de la corrélation factorielle instable et de l’importante rotation sectorielle Nous avons allégé quelques positions bien ciblées en réponse aux difficultés rencontrées par quelques-uns de nos gérants davantage portés sur les fondamentaux. Le récent retour à la normale s’est avéré favorable pour les gérants L/S neutres marché.
Les mouvements macroéconomiques initiés en octobre se sont poursuivi au mois de novembre. Les rendements des emprunts d’État mondiaux, les bons du Trésor américain en tête, ont sensiblement progressé. Le dollar américain s’est raffermi face à la plupart des autres devises, en particulier l’euro et le yen japonais. Notre principal gestionnaire macro a fortement bénéficié de ces évolutions. Comme nous l’évoquions le mois dernier, les cours des actifs devraient selon nous continuer d’observer d’importantes fluctuations en prévision des répercussions futures des politiques du gouvernement Trump sur les économies mondiales. Notre stratégie macroéconomique sera capable d’exploiter et tirer parti de ces grands changements de marché.
Nous privilégions toujours les gérants de court terme qui peuvent tirer parti de la hausse des flux et de la volatilité car les investisseurs mondiaux devront adapter leur portefeuille pour refléter l’évolution des conditions macroéconomiques (comme indiqué dans la section macro ci-dessus). Nous continuons de nous tenir à l'écart des stratégies plus lentes, devenues trop sollicitées en raison de leur succès ces dernières années. Le mois de novembre aura été un mois difficile pour les gérants de stratégies quantitatives, marqué par d'importantes rotations sectorielles et des ventes à découvert, les marchés ayant commencé à intégrer les impacts positifs attendus de la nouvelle politique budgétaire de Donald Trump à l’égard des entreprises.
Nous étoffons notre allocation dévolue aux arbitrages obligataires. Les récentes élections américaines et les différentes élections à venir en Europe ont renforcé la volatilité des taux d’intérêt, ce qui bénéficiera à cette stratégie. Nos gérants bénéficient des transactions de base en Europe et de l'écartement des spreads de swaps aux États-Unis à l'approche des réformes monétaires. Les opportunités sont moins nombreuses du côté des stratégies de valeur relative en yen.
Pour rappel, nous ne considérons pas les marchés émergents comme une classe d’actifs capable de bénéficier de la hausse des marchés boursiers ou obligataires émergents, et n’investissons par conséquent pas dans cette dernière, qui est pourtant en vogue. À l’inverse, la hausse des investissements (ou dégagements) massifs des ETF nous est favorable sur ces marchés car les investisseurs achètent (ou vendent) sans distinction faite de la qualité des actions ou du crédit, créant ainsi des variations de cours qui tendent alors à se rapprocher des fondamentaux avec le temps. Les importants flux issus de l’activité de couverture des entreprises (échanges commerciaux, acquisitions, financement) influent eux aussi grandement sur les dislocations des cours des marchés des changes, obligataires et des dérivés actions. Nous recherchons des gérants capables d'exploiter ces variations en investissant dans des idées idiosyncratiques relatives aux actions et dans certains pays spécifiques, ou capables de tirer profit des opportunités de valeur relative, tout en détenant des portefeuilles peu sensibles à la direction que prennent les marchés émergents. Il existe en outre actuellement des dynamiques intéressantes à différents niveaux (surabondance des matières premières et du transport ; ralentissement de la chaine logistique des produits à destination des marchés développés et hausse de la demande locale ; exportations présentant davantage de valeur ajoutée, retrait des liquidités, surendettement et ralentissement des investissements obligataires), créant des opportunités pour l'investissement thématique.
Si cette stratégie reste efficace à nos yeux, son biais net acheteur la met cependant en position de risque dans le cas de fortes perturbations des marchés. Le profil rendement/risque est moins rentable qu'il ne l'était ces dernières années, mais nos gérants ont su générer de bonnes performances au troisième trimestre 2016.
Les investissements dans les gérants « event » européens auxquels nous nous intéressons bénéficieront de la nécessité d'une importante croissance.
En ce qui concerne l’arbitrage de fusions et acquisitions, nous privilégions les gérants moins statiques et davantage orientés vers des spreads plus larges, les marges moyennes des opérations s’étant significativement compressées.
Nous sommes davantage optimistes vis-à-vis de la dette d’entreprises dite « distressed », qui profite de la hausse potentielle des taux d'intérêt et de la réduction des mesures de soutien (QE). Le secteur de l'énergie, qui a fait l’objet d’émissions massives ces dernières années, a jusqu'ici présenté de nombreuses opportunités intéressantes en raison de la volatilité des cours pétroliers et de son impact sur ces titres. Les marchés émergents offrent également quelques opportunités grâce à la vigueur du dollar et au relèvement des taux d'intérêt.
Bien que le marché américain soit plus complexe que son homologue européen, nous restons prudents vis-à-vis de cette stratégie. La quête de rendement et l'environnement de taux proches de zéro voire négatifs soutiennent vivement cette classe d'actifs et la possibilité de générer une performance sur la partie courte se révèle être un véritable défi.
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