16 JANV.

2018

Allocation d'actifs , Thèmes

Nous y (re)voilà !

Dans un contexte de bonne visibilité économique, d’actions plus prévisibles de la part des banques centrales, d’une croissance des bénéfices convenable, sans excès de valorisation et avec un peu plus de volatilité au sein des classes d’actifs, notre allocation d’actifs privilégie les actions par rapport aux obligations. Au sein du compartiment actions, nos plus fortes convictions d’investissement résident dans une surpondération des actions européennes de petite et moyenne capitalisation ainsi que dans les actions des marchés émergents et japonais. En ce qui concerne l’univers obligataire, nous pensons qu’une duration courte sur les obligations d’Etat des marchés développés s’impose, de même qu’un positionnement neutre sur le crédit et un positionnement surpondéré sur les marchés émergents.  

Est-ce la fin de l’économie dite de « Boucles d’Or » (« Goldilocks »)? Selon nous, le scénario bienveillant, associant une croissance positive à de faibles pressions inflationnistes, devrait prévaloir en 2018. Bien qu’il soit probable que nous enregistrions une croissance cyclique quelque peu moins dynamique et une inflation plus élevée, le contexte d’investissement devrait rester favorable au cours de l’année 2018. L’allocation d’actifs de Candriam est ainsi positionnée par rapport à une croissance supérieure à la tendance, en raison de conditions financières accommodantes et un sentiment favorable des consommateurs et des entreprises. Cela a pris un temps particulièrement long pour voir les principales économies du G7 combler leur écart de production post-2008. Si l’on peut tirer des enseignements du passé, plusieurs trimestres d’écart positif devraient démarrer dès à présent.  

La volatilité des classes d’actifs pourrait-elle finalement s’inscrire en hausse en 2018?  Grâce à une croissance supérieure à la tendance et à de faibles pressions inflationnistes dans de nombreuses régions du monde, les valorisations ont augmenté et la volatilité sur les actions, les obligations et les devises a baissé. D’une manière générale, il est possible de distinguer 4 régimes de volatilité différents, deux  dans une économie qui se contracte globalement et deux dans un contexte d’expansion économique. Depuis le début de l’année 2016, nous nous situons dans le régime le plus favorable à une faible volatilité des classes d’actifs, dans la mesure où la croissance économique s’accélère et que sa diffusion s’étend à travers de nombreux secteurs. Traditionnellement, la volatilité des actifs se situe à leur niveau le plus bas durant la phase d’accélération de la croissance et elle augmente lorsque l’économie ralentit. Au cours des trimestres à venir, la dynamique de croissance positive (mais légèrement plus faible) devrait selon nous se poursuivre, avec de faibles (mais légèrement plus importantes) pressions inflationnistes. A mesure que la dynamique ralentira mais que l’expansion se poursuivra, nous atteindrons une première étape vers un régime de volatilité légèrement supérieur.  

L’allocation d’actifs actuelle de Candriam privilégie les actions par rapport aux obligations. D’un point de vue régional, nous privilégions les actions de l’UEM, du Japon et des marchés émergents,  tout en évitant les actions du Royaume-Uni.  En Europe, nous continuons à préférer l’exposition domestique ainsi que les petites et moyennes capitalisations en tant que leviers pour bénéficier de la dynamique de croissance économique et avec une sensibilité moindre au taux de change