24 OCT.

2017

Allocation d'actifs , Stratégies d'investissement mensuelles , Thèmes

Les marchés des actions sont soutenus par des indicateurs économiques meilleurs que prévu

RÉSUMÉ

  • La conjoncture économique mondiale est favorable aux actifs risqués, la zone euro et le Japon affichant une croissance supérieure à leur potentiel.
  • Les incertitudes (géo)politiques occupent le devant de la scène à des degrés divers. Aux États-Unis, l’agenda budgétaire reviendra à l’ordre du jour d’ici la mi-décembre.
  • À moyen terme, le resserrement des politiques monétaires des banques centrales enclenchera une remontée progressive des taux d’intérêt.




Principales convictions

La dynamique de croissance mondiale est en cours.

  • Les perspectives de croissance économique mondiale semblent solidement ancrées au-dessus de 3 % pour l’année en cours et pour la suivante, tandis que les pressions inflationnistes restent limitées. La croissance de la zone euro et du Japon s’inscrit au-delà de leur potentiel, malgré le raffermissement de leur monnaie depuis le début de l’année. Aux États-Unis, les indicateurs de surprises économiques sont enfin revenus en territoire positif en dépit des conséquences désastreuses des récents ouragans. Les fondamentaux des marchés émergents restent solides, bien que la vigueur provisoire du billet vert ait un effet (temporairement) défavorable.

Le risque politique reste pour l’instant le principal obstacle.

  • Malgré les récentes tensions entourant le référendum catalan, les risques politiques se sont apaisés dans la zone euro. Aux États-Unis, en dépit de certains signes d’avancée dans la mise en place de mesures favorables à la croissance au niveau législatif, la prudence reste de mise à l’approche des débats sur le plafond de la dette et le financement public. Le remaniement à venir du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale renforce les incertitudes relatives à la politique budgétaire, lesquelles devraient être dissipées dans les semaines à venir. 


Les politiques conciliantes des banques centrales vont progressivement s’estomper.

  • Les marchés dénotent un durcissement des politiques monétaires de la part de la Fed et de la Banque centrale européenne, faisant grimper leur devise. La Fed a amorcé la réduction de son bilan en octobre et devrait à nouveau relever son taux directeur d’ici la fin de l’année. Sur le Vieux Continent, la BCE devrait procéder, dans un avenir proche, à des annonces concernant le retrait de son assouplissement monétaire, en phase avec la vigueur économique de la région. Par ailleurs, la Banque d’Angleterre souhaite faire machine arrière et durcir la politique accommodante mise en œuvre après le « Brexit » et ce dès sa prochaine réunion en novembre.

Stratégie Cross assets : positionnement tactique et gÉographique du portefeuille

APERÇU GÉNÉRAL : Actions contre obligations

Les marchés des actions – dopés par de nouveaux espoirs de reflation – ont affiché une solide performance depuis le mois de septembre face à des indicateurs économiques meilleurs que prévu et au ton moins volontariste des banques centrales. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une accélération de la croissance mondiale, principalement tirée par les marchés émergents. Les pays développés ne sont toutefois pas en reste et affichent également une solide trajectoire de croissance. L’activité économique en zone euro s’inscrit en forte expansion et les indicateurs économiques américains ont montré des signes d’amélioration, malgré les conséquences désastreuses des ouragans. Cette dynamique de croissance positive profite également aux entreprises. Tandis que la croissance des bénéfices devrait passer la barre des 10 % en zone euro et dans les marchés émergents, elle devrait s’établir dans une fourchette de 7-9 % aux États-Unis. Par ailleurs, les valorisations demeurent attrayantes dans de nombreuses régions, tant en termes absolus que par rapport au crédit. Dans ce contexte, et intégrant le scénario d’un relèvement progressif des taux d’intérêt au cours des prochains mois, nous maintenons notre préférence à l’égard des actions au détriment des obligations. 

STRATÉGIE RÉGIONALE ACTIONS

La zone euro et le Japon appelés à surperformer

  • Bien que les actions américaines soient dopées par la récente amélioration des indicateurs de surprises économiques, l’agenda budgétaire est sur le point de susciter quelques incertitudes. Trois défis majeurs devraient ponctuer l’actualité des États-Unis d’ici mi-décembre : la mise en œuvre du programme de relance, les débats sur le plafond de la dette et les négociations sur le budget pour la prochaine année fiscale. 


Nous sommes positifs à l’égard des actions de la zone euro.

  • Les données récentes confirment la grande robustesse et la continuité de l’élargissement de l’expansion économique à l’œuvre dans la région. La politique accommodante de la banque centrale et la solidité des bénéfices des entreprises soutiennent les actifs risqués de la région, qui ne font plus l’objet d’une prime de risque politique. L’interruption de la récente ascension de la monnaie unique bénéficie également aux actions de la zone euro.


Nous sommes négatifs à l’égard de l’Europe – hors zone euro.

  • Au-delà des difficiles négociations sur le « Brexit », le changement de la politique monétaire de la Banque d’Angleterre a mis un terme à la dépréciation de la livre sterling et a fragilisé le rapatriement des bénéfices des entreprises britanniques réalisés à l’étranger. Nous continuons donc d’éviter la région. 


Nous restons positifs à l’égard des actions japonaises.

  • Malgré les élections anticipées, le risque politique devrait rester limité. Dans la mesure où la Banque du Japon ne suivra pas l’exemple des autres banques centrales en durcissant son approche monétaire, nous sommes fermement convaincus de l’affaiblissement du yen. En outre, le renforcement de la croissance et les mesures de politique intérieure conciliantes figurent parmi les principaux moteurs de performance.


Nous réduisons (temporairement) notre exposition aux marchés émergents.

  • Les actions émergentes se sont bien comportées grâce – jusqu’à l’entame du mois de septembre – à l’amélioration des fondamentaux et à la faiblesse du dollar. Malgré la solidité des fondamentaux, nous avons néanmoins réalisé quelques prises de bénéfices, dans la mesure où nous anticipions une légère remontée du billet vert d’ici la fin de l’année.



STRATÉGIE OBLIGATAIRE

Négatifs à l’égard des emprunts d’État


Les taux d’intérêt devraient progressivement remonter.
  • Parmi les principales raisons expliquant ce mouvement haussier figurent le durcissement monétaire de la Fed, l’amélioration de l’économie européenne et l’éventuelle réduction de l’assouplissement quantitatif de la BCE.

Notre positionnement est neutre sur le crédit.

  • dans la mesure où les spreads se sont déjà considérablement resserrés, et qu’une possible hausse des rendements pourrait nuire à la performance.


Sur la dette émergente.

  • l’assouplissement monétaire actuel représente un soutien important pour cette classe d’actifs.