04 MAI

2017

Allocation d'actifs, Thèmes

Les actions britanniques devraient perdre du terrain

Candriam reste prudent quant aux actions européennes hors zone euro, justifiée par un manque de conviction sur le marché UK. Les incertitudes liées aux conditions du Brexit et leur impact sur l’économie, nous conduisent à éviter cette région. Même si la majeure partie de l’ajustement du taux de change se trouve vraisemblablement derrière nous, nous pensons que les attentes de croissance bénéficiaire vont être revues à la baisse, une fois les négociations entamées pour de bon.

Le flux de bonnes surprises économiques est en train de s’essouffler au Royaume-Uni. L’indice PMI manufacturier et celui des services se sont un peu repris durant le printemps mais un ralentissement engendré par la consommation est en cours. La montée de l’inflation mène à une pression accrue sur les ménages : les volumes de ventes au détail hors pétrole a enregistré son premier recul trimestriel (-1,3% T/T) depuis 2013. Les secteurs domestiques liés à la consommation semblent particulièrement vulnérables, les données liées au logement et à l’immobilier étant également décevantes.

La reprise des profits induite par une baisse de la livre sterling est largement derrière nous. Alors que nous approchons de la date anniversaire du référendum britannique, l’effet de base lié à l’impact de la dépréciation de la livre sterling sur les entreprises britanniques s’estompe. Au cours des douze derniers mois, la hausse des profits a été corrélée négativement à la chute du sterling. Notons que plus de 70% du chiffre d’affaires des entreprises du FTSE100 est réalisé à l’étranger et que les produits britanniques sont devenus moins chers. A moins que de nouveaux et surprenants éléments n’émergent – p. ex. des résultats inattendus aux élections législatives du 8 juin prochain, soit une approche plus conciliante, soit, a contrario, un effondrement des négociations sur le Brexit — la majeure partie de l’ajustement du taux de change est probablement derrière nous. Une révision à la baisse de la croissance des profits vers des niveaux à un chiffre devrait alors suivre.

La reprise mondiale étant devenue synchronisée et ayant décollé depuis le début de l’année, nous avons identifié les actions des marchés émergents et celles de la zone euro comme étant mieux placées que celles de l’Europe hors zone euro.