22 DÉC.
2016

Une croissance américaine plus solide
L’activité économique reste bien orientée, avec une croissance prévisionnelle du PIB de 2,2 % au quatrième trimestre et un maintien de l’expansion des indicateurs de l’activité économique. Par ailleurs, les conditions sur le marché du travail continuent de s’améliorer et les salaires devraient continuer leur ascension à un rythme plus soutenu, ce qui devrait permettre d’appuyer la consommation dans une économie proche du plein emploi. Face à ces indicateurs rassurants, les marchés ont intégré un relèvement des taux par la Fed en décembre, ainsi que deux en 2017 et deux autres en 2018. De plus l’élection de Donald Trump devrait accroître le potentiel de réflation aux États-Unis, à travers des mesures de relance budgétaire, des réductions d’impôt et un assouplissement des réglementations. Nous avons donc revu nos prévisions à la hausse pour le PIB américain, à 2,3 % en 2017 et 3,3 % en 2018.
Zone euro : un sentiment économique positif malgré les incertitudes
Depuis novembre, l’incertitude politico-économique en Europe ne cesse d’augmenter , en particulier au Royaume-Uni. Néanmoins,l’activité économique maintient le cap, grâce à un euro plus faible et àl’amélioration des conditions sur le marché du travail. En outre, la politique monétaire accommodante continue de favoriser des conditions de crédit plus favorables, tant pour les entreprises que pour les ménages. Les risques politiques seront néanmoins nombreux en 2017, avec des élections prévues aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, et le lancement des négociations relatives à la sortie britannique.
Dans ce contexte, nous maintenons nos prévisions pour le PIB de la zone euro, qui devrait frôler 1,5 % en 2016 et 2017.
Des politiques monétaires divergentes
La différence de politique monétaire attendue entre les États-Unis et le reste du monde devrait vraisemblablement se creuser durant les prochains mois. Le cycle de durcissement de la Réserve fédérale se poursuit, tandis que les politiques monétaires menées au Japon, dans la zone euro et au Royaume-Uni restent particulièrement accommodantes.
Le Japon devrait bénéficier du changement de régime aux États-Unis
Le pays bénéficie actuellement d’un réalignement de ses mesures de relance: sa politique budgétaire accommodante est à présent en accord avec sa politique monétaire.
Gestion multi-actifs : légère surpondération des actions
Au cours du mois écoulé, le positionnement des investisseurs a clairement basculé des obligations (principalement américaines) vers les actions. En termes d’allocation d’actifs, le risque semble être passé des actions aux obligations, alors que la perspective d’une récession américaine en 2017 est à présent beaucoup moins probable. Ainsi, nous croyons que les actions peuvent encore surperformer. Nous restons néanmoins prudents en raison du contexte d’incertitude politique et nous avons donc maintenu une légère surpondération des actions.
Positifs sur les actions américaines et japonaises
Nous prévoyons une croissance plus forte et une augmentation des résultats des entreprises compte tenu des politiques de relance attendues aux Etats-Unis et de la consolidation des prix pétroliers. Par ailleurs, les États-Unis tendent à surperformer en période d’incertitude sur les marchés. Comme expliqué plus haut, les actions japonaises bénéficient actuellement de l’affaiblissement du yen, de politiques économiques et fiscales favorables et de valorisations relativement attractives.
Légère surpondération des actions de la zone euro et négatifs sur le Royaume-Uni
Nous croyons toujours en une éventuelle correction des actions de la zone euro, grâce à des valorisations attractives, la croissance des bénéfices des entreprises et au sentiment positif des investisseurs malgré l’incertitude politique. Nous restons néanmoins négatifs sur les actions britanniques.
En termes de performance, les actions européennes accusent du retard par rapport aux actions américaines dans l’assimilation de l’actualité écononomique.
Neutres sur les marchés émergents
Malgré leur attractivité, les marchés émergents représentent actuellement notre plus faible conviction. La dynamique économique s’améliore, les profits des entreprises devraient augmenter et les valorisations sont attrayantes mais les potentielles mesures protectionnistes attendues aux Etats-Unisrisquent de nuire à la performance relative de la région. A cela s’ajoutela solidité du dollar qui constitue également un inconvénient.
Au sein de cette région, l’Inde reste notre premier choix pour les raisons suivantes :

Large diversification en dehors des obligations à faible rendement

Le rééquilibrage des marchés pétroliers se poursuit. Lors de sa réunion du 30 novembre, l’OPEP a adopté son premier accord de réduction de la production depuis huit ans. La production va être réduite de 1,2 millions de barils par jour (soit 32,5 millions de barils produits par jour) à partir de janvier. Cet accord doit être réexaminé lors de la prochaine réunion prévue le 25 mai 2017. Cependant, certaines questions demeurent, puisque cet accord est conditionné par une réduction de production de 600 000 barils par jour de la part des pays producteurs non membres de l’OPEP. Une réunion était prévue les 9 et 10 décembre avec ces derniers en vue de finaliser l’accord. Par ailleurs, la production pétrolière américaine devrait vraisemblablement augmenter si l’administration Trump adopte des mesures favorables au forage et à la déréglementation, comme nous pouvons nous y attendre.
La hausse des rendements américains et la chute des des ETFs investissant dans l’or devraient entrainer davantage le prix de l’or à la baisse.
En outre, les métaux industriels devraient bénéficier des dépenses d’infrastructures prévues aux États-Unis.
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