13 AVR.
2016
Allocation d'actifs , Thèmes , Team Asset Allocation
Nous savions déjà depuis un moment que la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, avait une conception accommodante de la politique monétaire. Lors de ses plus récentes apparitions (dans la foulée de la dernière réunion du Comité de politique monétaire du 16 mars et intervention du 29 mars à New York), elle a expliqué pourquoi il existe actuellement une asymétrie dans la réaction de la banque centrale américaine face aux données économiques.
Afin de mener à bien son double mandat, la Fed est tributaire des données disponibles, tout en élargissant le champ bien au-delà des seuls taux de chômage et d’inflation américains (voir ci-dessous). En effet, une place prépondérante est accordée à des paramètres internationaux tels que l’économie mondiale et les évolutions des marchés financiers, notamment les prix des matières premières (en particulier du pétrole), les taux d'intérêt et le cours des actions. La transition économique de la Chine retient notamment beaucoup d’attention en raison de son impact significatif sur la croissance mondiale. À l'échelon américain, la présidente de la Fed attend à terme une contribution plus large du secteur immobilier à la croissance américaine car le rythme de formation des ménages n’a pas suivi la croissance de la population et des revenus, ce qui explique la faiblesse du secteur de la construction résidentielle.
Les marchés financiers sont actuellement occupés à digérer la position de plus en plus claire de la Fed : aussi longtemps que le taux des fonds fédéraux sera proche de zéro, elle restera orientée de manière à contrer le risque baissier (croissance faible / inflation faible). En conséquence, la probabilité d'un prochain relèvement de taux de la Fed en juin a reculé de plus de 40 % la veille de la réunion du FOMC de mars à 17 % aujourd'hui, conduisant le rendement des obligations américaines à 10 ans à céder 25 points de base. Durant la même période, le taux de change effectif du dollar américain s’est affaibli de plus de 2 %, permettant aux marchés actions américains de réaliser une progression équivalente.
En termes d’allocation d’actifs, le message de la Fed concorde avec notre prévision d’un redressement progressif de l’inflation, d'une amélioration des performances économiques des marchés émergents grâce au terme de l'appréciation du dollar américain et enfin d'un plus bas pour les prix des matières premières en début d'année. Sur le front de l’inflation, Janet Yellen rappelle que l’objectif de 2 % ne constitue pas un plafond, indiquant sa disposition à être en retard étant donné que l’inflation des prix est plus aisée à contrer que des pressions déflationnistes en cas nouvel accès de faiblesse. Plus généralement, ce message nous porte à croire en un scénario modérément positif et à des performances prévisionnelles attractives pour les actifs risqués, puisqu'il est peu probable que la Fed étouffe l’expansion en durcissant sa politique monétaire trop rapidement et trop résolument.
Source : stratégie d'allocation des actifs Candriam
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