24 JANV.
2017

États-Unis : accélération de l'activité
Les indicateurs de l’activité économique montrent des signes d'expansion, avec une croissance du PIB revue à la hausse au troisième trimestre (3,5 %). Les États-Unis se rapprochent du plein emploi et les salaires poursuivent leur ascension. À l'issue de sa réunion le 14 décembre dernier, la Fed a relevé de 25 pb ses taux directeurs, et pris de court les marchés en annonçant un positionnement moins conciliant avec trois hausses de taux supplémentaires prévues cette année. Néanmoins, le récent durcissement des conditions financières pourrait inciter la Réserve fédérale à attendre plus de précision sur les politiques économiques de Donald Trump avant de procéder à toute augmentation de taux. Le programme de relance budgétaire du nouveau Président américain nous semble favorable à une reprise de la croissance, néanmoins, nous reconnaissons que des incertitudes subsistent encore autour de ce scénario. Nous maintenons par conséquent nos prévisions de croissance du PIB américain pour 2017 et 2018, à +2,3 % et +3,3 % respectivement.
Zone euro : un sentiment économique positif malgré les incertitudes politiques
Les récentes enquêtes montrent une accélération de l’activité, notamment grâce à l'amélioration du sentiment économique et des indices PMI. Parallèlement, la consommation devrait conserver sa dynamique, portée par l'amélioration du marché du travail. En outre, la récente dépréciation de l'euro est favorable aux exportations, à la croissance globale du PIB et à la hausse de l'inflation. Malgré le recul de l’incertitude politique en décembre, elle reste toutefois élevée en raison des élections à venir aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, et compte tenu du lancement des négociations relatives au Brexit.. Les liquidités restent toutefois suffisantes grâce aux importantes mesures de relance de la Banque centrale.
Dans ce contexte, nous maintenons nos prévisions pour le PIB de la zone euro, qui devrait frôler 1,5 % en 2017 et 2018.
La différence de politique monétaire attendue entre les États-Unis et le reste du monde devrait vraisemblablement se creuser durant les prochains mois. Le cycle de durcissement de la Réserve fédérale se poursuit, tandis que les politiques monétaires menées au Japon, dans la zone euro et au Royaume-Uni restent particulièrement accommodantes.
Malgré le recul de l’incertitude politique dans la zone euro, l'Italie reste affectée par la faiblesse de sa reprise économique, la lente mise en œuvre des réformes et par le processus de recapitalisation de ses banques.
Dans ce contexte, la croissance du PIB italien devrait s'établir à 1,2 % en 2017 et 1,0 % en 2018.
Le contexte mondial reste favorable aux actions. L'amélioration de la dynamique économique et l'apaisement des incertitudes politiques en Europe se sont récemment traduits par une bonne performance des marchés boursiers. L'enquête BofA Merril Lynch Fund Manager révèle que les positions des investisseurs sur les actions ont atteint un plus haut de 12 mois.
En ce qui concerne l'allocation d'actifs, le risque semble être passé des actions aux obligations, grâce à une diminution de la perspective d'une récession aux États-Unis en 2017.En outre, les actions disposent de valorisations relatives intéressantes par rapport aux obligations, et leur rendement attendu devrait augmenter grâce à la fin de la baisse des bénéfices aux États-Unis. Nous restons néanmoins prudents en raison des incertitudes politiques et surpondérons par conséquent les actions.
Nous croyons toujours en une éventuelle correction des actions de la zone euro grâce à leurs valorisations attractives, à l'amélioration des bénéfices des entreprises et du sentiment de marché compte tenu du recul des incertitudes politiques.
Néanmoins, des incertitudes pourraient refaire surface dès le début des négociations sur le Brexit, et de nombreux risques politiques sont à prévoir. Ce contexte justifie notre légère surpondération des actions de la zone euro, mais nous restons négatifs sur les actions du Royaume-Uni :
Par rapport aux États-Unis, les actions de la zone euro ont regagné du terrain.
Malgré leur attractivité, les marchés émergents représentent actuellement notre plus faible conviction. La dynamique économique s’améliore, les profits des entreprises devraient augmenter et les valorisations sont attrayantes, mais les éventuelles mesures protectionnistes attendues aux États-Unis pourraient bien peser sur la performance relative de la région. En outre, la vigueur du dollar constitue un inconvénient supplémentaire.
Parallèlement, l'Inde reste notre premier choix pour les raisons suivantes :


Les matières premières ont continué de bien performer au mois de décembre, portées par un vif rebond des cours du pétrole en fin d'année. Le prix du baril de Brent a dépassé les 55 dollars car les marchés attendent des baisses concrètes de production de la part des pays membres et non-membres de l'OPEP en 2017. La production pétrolière américaine devrait toutefois augmenter si l'administration de Donald Trump adopte des mesures favorables au forage et à la déréglementation, comme nous pouvons nous y attendre. En outre, les métaux industriels devraient bénéficier des dépenses d’infrastructures prévues aux États-Unis.
Par ailleurs, l'or a fortement chuté à 1 200 dollars/once en raison de la hausse des rendements américains et de la chute des ETF investissant dans l’or.
Stratégies d’investissement mensuelles
En savoir plusNOTRE EXPERTISE Allocation d'actifs
La performance des différentes classes d’actifs varie largement au fil du temps et des études ont démontré que les décisions d’allocation d’actifs génèrent habituellement la plus grande part de la performance d’un portefeuille.