16 MARS

2017

Allocation d'actifs, Thèmes

Et si… la prime de risque politique européenne venait à baisser ?

Alors que les élections générales néerlandaises donnent le coup d’envoi d’un agenda politique très chargé, nous observons que la prime de risque politique reste un obstacle majeur aux flux de capitaux entrants vers les actions européennes. De toute évidence, les négociations au sujet du Brexit et les élections dans plusieurs pays européens majeurs se traduisent par des incertitudes concernant la future politique économique. La bonne nouvelle, c’est que d’ici moins de 40 jours, la visibilité devrait quelque peu augmenter.

Pour les marchés, les résultats des élections néerlandaises pourraient donner des informations précieuses sur les sondages français. Elles seront soigneusement décortiquées: comme le PVV anti-européen n’a pas remporté les 25-30 sièges attendus la veille du vote, indiquant que les sondages d’opinion ont correctement évalué la montée de l’euroscepticisme et celle du populisme. Les marchés pourraient ainsi être enclins à réévaluer les anticipations d’une victoire de Marine Le Pen en France.

Le compte à rebours de deux ans du Brexit devrait commencer fin mars. Juste quelques jours après la célébration du 60ème anniversaire des Traités de Rome, le Royaume-Uni devrait déclencher l’article 50 du Traité de Lisbonne. Ce dernier donne deux ans au pays sortant pour négocier « ses relations futures avec l’Union ». L’actuelle position britannique (retirer le Royaume Uni du marché unique pour les biens et les services ; privilégier le contrôle de l’immigration, des lois et du budget par rapport aux préoccupations économiques) et celle de l’UE (établir un solde de tout compte basé sur des engagements pris par le Royaume Uni ; régler la question des droits des citoyens et rétablir des frontières; entamer des négociations sur les futurs accords commerciaux par la suite; pas de “sélection à la carte”) devraient déboucher sur des négociations acharnées.

Malgré ces incertitudes, le flux de nouvelles économiques s’est avéré solide au cours de ces derniers mois, permettant aux entreprises européennes de sortir de la récession des profits. Cela a conduit les marchés européens à regagner une partie du terrain perdu depuis 2015. Jusqu’à présent, les flux de fonds liés aux actions se sont stabilisés, mais sont loin d’avoir regagné le terrain perdu l’année passée. Un recul de l’incertitude politique conduirait à un potentiel de hausse supplémentaire.