24 FÉVR.

2017

Allocation d'actifs , Thèmes

Et le gagnant est…le cycle

Contrairement à la dynamique de croissance enregistrée ces trois dernières années, l’économie US est en bonne voie pour croître de +2,4% en termes réels au premier trimestre. Les données économiques publiées en février, plus fortes que prévues, sont un facteur de soutien pour les valorisations des actions, tandis que les rendements obligataires ont à peine bougé. La hausse actuelle des marchés actions résulte probablement aussi bien de l’impact de la croissance cyclique sur l’augmentation des profits que de l’anticipation de baisse d’impôts et d’assouplissement règlementaire. De plus, les flux d’investissement et les positions des investisseurs ont pris désormais un biais haussier, mais pas exubérant – et certainement pas irrationnel – étant donné l’amélioration des fondamentaux enregistrées ces douze derniers mois.

Les données économiques vigoureuses aux USA continuent d’être le moteur qui alimente la performance des actifs risqués. La série ininterrompue de publications de données qui surprennent à la hausse (l’indice NFIB sur l’optimisme des PME/PMI, la Fed de Philadelphie, l’indicateur avancé du Conference Board, l’indice des ventes au détail, entre autres) forme, en soi, une surprise positive. Il est rassurant d’observer ce genre de flux de nouvelles au stade actuel, le premier trimestre ayant été traditionnellement particulièrement faible au cours des dernières années (0,9% en moyenne depuis 2003). L’économie US devrait croître de 2,4% au T1 2017, selon les estimations de PIB (‘GDPNow’) de la Fed d’Atlanta. Outre les USA, la reprise économique au Japon et en Europe semble s’étendre davantage, comme en témoignent les indices préliminaires PMI et l’indice IFO pour le mois de février.

Les actifs risqués progressent, leur valorisation se calant au fur et à mesure sur une croissance plus forte et des réductions d’impôts pour les entreprises. La dynamique des surprises positives dans le flux de nouvelles économiques US s’est accélérée depuis le T4 2016, offrant un soutien à la hausse des valorisations des actions. Nous prenons en compte ces évolutions, sachant très bien que la série précédente doit revenir à la moyenne et que la dynamique récente sera difficile à se maintenir dans les prochains mois.

Les rendements des Bons du Trésor ont à peine bougé depuis la mi-décembre, vraisemblablement grâce aux banques centrales accommodantes (en particulier les ancrages de taux d’intérêt au Japon et en Europe) et à l’inertie des anticipations d’inflation. Une hausse contenue des rendements obligataires favorise la prolongation d’une hausse des actions mais signale une plus grande prudence au sujet d’un risque politique grandissant.