24 FÉVR.
2016
On notera également que les ventes au détail ont été supérieures aux prévisions en janvier (+0,2 % au lieu de +0.1 % attendu d’un mois sur l’autre), venant s’ajouter aux révisions à la hausse du mois précédent. Les inscriptions au chômage se sont également avérées meilleures que prévu récemment, à un niveau non vu depuis mi-décembre, ce qui constitue une confirmation bienvenue de la solidité du marché de l’emploi américain.
Historiquement, les récessions américaines ont vu une hausse de plus de 10 % des demandes d’inscription au chômage sur un trimestre. Cet indicateur a nettement reculé après avoir atteint 6 % mi-janvier, permettant ainsi de prendre le pouls de l’économie américaine quasiment en direct. Nous guetterons à l’avenir d’autres signes tangibles d’amélioration dans les chiffres à paraître concernant les secteurs de la consommation et de l’industrie aux États-Unis.
Le rééquilibrage de l’économie chinoise est un processus au long cours, et les indicateurs économiques ne signalent pas d’atterrissage brutal. L’attention des marchés est tournée vers l’exportation des pressions déflationnistes par le biais du régime de change du yuan. On notera en parallèle l’augmentation du PMI manufacturier du Brésil pour le deuxième mois de suite.
À l’avenir, les nouvelles impulsions en provenance de la BPC, la stabilisation de l’USD et les sources d’espoir au Brésil seront déterminantes pour calmer encore plus les vents contraires qui soufflent sur les marchés émergents.
Nous maintenons notre surpondération des actions de la zone euro pour plusieurs raisons : baisse des prix du pétrole, faiblesse de l’euro, amélioration des conditions de crédit dans les pays périphériques et politique budgétaire plus conciliante, qui ensemble, devraient permettre à la région de renouer avec une croissance d’environ 2 % en 2016.
La croissance des bénéfices devrait également continuer de soutenir les actions de la zone euro. La saison des résultats s’avère meilleure que prévu. La croissance des bénéfices du MSCI Europe est proche de 4 % à l’heure actuelle (pour le 4ème trim. 2015). Nous prévoyons un taux de croissance de 5 à 10 % pour les bénéfices de la zone euro en 2016.
Dans ce contexte, il nous semble logique de maintenir notre surpondération des actions de la zone euro en continuant de sous-pondérer les actions britanniques et américaines. Nous conservons également notre surpondération des petites capitalisations européennes afin de profiter de la demande intérieure. 
La valorisation des marchés émergents est largement inférieure à son niveau de 2008. La région continuera d’être considérée comme des valeurs pièges tant que nous n’observerons pas de signes manifestes d’une stabilisation des prévisions de croissance. Au vu du contexte de récession dans de nombreux pays émergents et de la croissance attendue des bénéfices à long terme, les valorisations ne nous semblent pas si attrayantes. Nous conservons une position neutre sur la région.
Le soutien de la liquidité est toujours présent à nos yeux, la Banque du Japon continuant d’injecter 80 000 milliards de JPY par an et les bénéfices des entreprises étant toujours favorables. Nous restons toutefois vigilants et continuons de surveiller les incertitudes en provenance des pays émergents, le Japon étant l’une des économies les plus exposées à ces marchés.

La fin de la baisse des matières premières cette année, à un niveau certes plus bas que ce que nous avions initialement imaginé, constitue un point clé de notre scénario de marché. Fondamentalement, nous prévoyons toujours un rééquilibrage du marché pétrolier pendant l’été. En attendant, l’excédent d’offre actuel ajoute plus d’un million de barils par jour aux stocks mondiaux. Pendant la période d’ajustement, la volatilité des cours du pétrole devrait rester importante.
Dans ce contexte de surplus mondial, l’Arabie saoudite et la Russie ont proposé de geler leur production s’ils étaient rejoints par d’autres producteurs. L’Iraq a indiqué qu’il soutiendrait toute décision visant à rééquilibrer le marché sans pour autant indiquer s’il gèlerait sa propre production. Nous pensons qu’en l’absence de réduction volontaire de la production, ces discussions n’auront pas d’effet sur les déséquilibres du marché et les risques de dépassement des capacités de stockage. En particulier, un gel aux niveaux de janvier ne représenterait pas un gros effort pour la Russie, qui a produit à des niveaux record pendant le mois. Elles montrent toutefois que la chute impressionnante des prix est prise en compte par les producteurs.
On notera enfin que le cours du pétrole (brent) n’a pas chuté en-dessous de 30 USD/baril depuis le 21 janvier. En termes techniques, il lui faudra peut-être plus de temps pour rebondir, mais la consolidation actuelle pourrait servir de base à une progression en direction de 40 USD/baril.
Notre optimisme fondamental à l’égard du prix des matières premières s’appuie également sur la stabilisation de l’USD en raison de la politique de hausse lente et peu marquée des taux de la Fed. 
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