30 JANV.
2017
Alors que les marchés se focalisent sur la première semaine aux commandes du 45ème Président des Etats-Unis, les données publiées continuent à être solides. Les indicateurs reflètent une dynamique solide en ce début d’année. A l’avenir, un nouveau catalyseur pour l’orientation des marchés pourrait bien provenir de Washington. Parmi les risques identifiés figurent les risques géopolitiques ainsi que la perception d’une offensive en faveur du protectionnisme du nouveau Président US. Ces risques sont atténués par les annonces attendues concernant la réforme fiscale, des dépenses d’infrastructure et de la dérégulation macro.
La robustesse des données économiques apparaît comme le moteur de la performance pour les actifs risqués au tournant de l’année. La reprise synchronisée des indices PMI en janvier reflète une dynamique de la croissance mondiale inconnue depuis six ans. De plus, la fin attendue de la contraction des résultats de sociétés aux USA et en Europe est en train de se matérialiser lors de la saison des résultats T4. Une fois ces dynamiques épuisées, de nouveaux catalyseurs vont sans doute émerger parmi les sujets actuellement en discussion aux USA.
Les actifs risqués valorisent actuellement une croissance plus forte et des réductions de la fiscalité des entreprises aux Etats-Unis. De toute évidence, la réforme fiscale attendue, l’allègement règlementaire et la relance des infrastructures, constituent des facteurs de soutien à l’activité. Notons que la politique législative sera négociée entre la Maison Blanche et le Congrès sur une période de plusieurs mois, et non pas de quelques jours. Une importante mise à jour de la situation sera certainement apportée le 28 février, lorsque le Président Trump sera invité à faire un discours devant le Congrès.
D’ici là, des précisions au sujet de l’introduction possible d’un impôt basé sur la destination (“destination-based cash flow tax”) devraient être apportées. Même si elles peuvent servir de guide, l’exposition commerciale d’entreprises non-américaines pourrait bien nous faire passer à côté du sujet : beaucoup de sociétés ayant une exposition élevée aux USA disposent également de bases de fabrication locales avec une proportion considérable de coûts y afférents aux USA, devenant ainsi des bénéficiaires nets d’une baisse du taux d’IS. Il reste à voir comment les partenaires commerciaux vont réagir à cette introduction possible de mesures protectionnistes aux USA – l’ampleur de l’impact négatif global dépendra de la riposte. Restez à l’affût.
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