24 JUIL.

2018

Equities , Asset Class

Nous favorisons les petites capitalisations de la zone euro et les actions américaines et des marchés émergents

Actions européennes

Actions de la zone euro

Les fondamentaux de la région restent solides mais des incertitudes subsistent (risque de guerre commerciale avec les États-Unis, détérioration des indicateurs d’activité économique). Tout en prévoyant de mettre fin à son programme d’assouplissement quantitatif le 1er janvier 2019, la BCE n’envisage pas de relever ses taux avant l’été 2019. Nous préférons les petites et moyennes capitalisations aux grandes valeurs car elles sont moins sensibles aux événements actuels.

Actions européennes hors zone euro

Nous conservons une opinion négative car la croissance des bénéfices devrait être inférieure à celle des autres marchés développés et la prime de risque reste en question du fait des négociations sur le « Brexit ».

Positionnement sectoriel

La dispersion au niveau des thèmes et des secteurs est restée importante en juin. Les secteurs des services aux collectivités, des produits alimentaires et boissons et de la santé ont été les plus performants durant le mois. À l’inverse, les secteurs cycliques tels que l’automobile, les ressources naturelles, la construction et les services financiers ont terminé en bas de classement. L’automobile en particulier a pâti de l’effet combiné des tensions commerciales, de la hausse des coûts des intrants et des bouleversements induits par l’introduction à travers l’Europe de nouveaux tests d’émissions polluantes présentant une plus grande complexité.

Tout comme aux États-Unis, le maintien des tensions commerciales justifie une approche prudente vis-à-vis des valeurs industrielles, sachant que les entreprises concernées sont susceptibles de reporter leurs investissements. En revanche, nous restons neutres à l’égard des valeurs financières européennes en raison du flou qui entoure l’évolution des taux d’intérêt. Nous envisageons néanmoins d’accroître notre exposition au secteur, sachant que les valorisations deviennent plus attrayantes.



Actions américaines

Nous sommes positifs à l’égard des actions américaines. Ces dernières tirent parti du dynamisme de l’économie et d’une solide croissance des bénéfices, et les valorisations se situent aux alentours de leur moyenne historique.

Positionnement sectoriel

Les premières semaines de juin ont été marquées par une série d’événements majeurs (trois décisions de la part de la banque centrale, sommet Trump-Kim Jong-un, approbation de la fusion entre AT&T et TWX, taxes sur les importations chinoises) qui ont tiré l’indice S&P vers le haut de sa fourchette. Lors de la réunion de juin du FOMC, la Fed a relevé de 25 pb le niveau cible de ses taux directeurs dans une fourchette de 1,75 à 2,00 %. Surtout, ses orientations prospectives concernant la trajectoire des hausses de taux à venir ont pris une tournure légèrement plus haussière. Ses prévisions économiques ont également dénoté un penchant haussier, avec une révision à la baisse des projections relatives au taux de chômage, tandis que celles sur le taux de chômage durable sont restées inchangées. Face à la stabilité des taux d’intérêt, nous avons maintenu notre positionnement neutre sur les valeurs financières.

Plus tard dans le mois, les actions américaines se sont retrouvées sous pression alors que les tensions commerciales continuaient de dominer l’actualité. Le différend persistant entre les États-Unis et la Chine et le risque de guerre commerciale ont pesé sur les valeurs américaines. Le 15 juin, le président Trump a approuvé la liste définitive des droits de douane imposés sur 50 milliards de dollars d’importations chinoises, et la Chine a riposté avec des taxes d’ampleur équivalente. L’intensification des tensions commerciales nous a incités à réduire notre exposition aux valeurs industrielles américaines. Les entreprises sont susceptibles de reporter leurs investissements du fait des incertitudes pesant sur le commerce mondial.

Dans ce contexte, nous restons positifs à l’égard du secteur défensif qu’est la santé, lequel bénéficie de fondamentaux relativement solides. Par ailleurs, nous préférons les valeurs des médias sociaux, moins sensibles au commerce international, en ce qui concerne notre exposition au secteur de la technologie.


Actions des marchés émergents

Les actions des marchés émergents, qui intègrent désormais une prime de risque conséquente liée aux enjeux géopolitiques, devraient rebondir ces prochains mois, soutenues par la solidité de la croissance mondiale et la progression à deux chiffres des bénéfices à la faveur d’une exposition importante aux matières premières et à la technologie.

Positionnement géographique et sectoriel

Face à l’intensification des tensions commerciales, nous avons légèrement modéré notre conviction à l’égard de la Chine tout en conservant une surpondération. Les données sur la croissance restent conformes à l’objectif de la banque centrale et les valorisations deviennent attrayantes. En outre, l’inclusion des actions A chinoises dans l’indice MSCI pourrait soutenir les places boursières de Chine.

L’Inde a surperformé la région bien qu’elle soit restée sous pression du fait de la hausse des cours du pétrole, malgré la décision de l’OPEP d’accroître sa production d’1 million de barils par jour. Cependant, sachant que l’Inde est moins sensible à la volatilité des marchés émergents, nous avons accru notre exposition.

D’un point de vue sectoriel, nous avons réduit notre exposition aux matériaux face aux pressions que les tensions commerciales exercent sur les matières premières.