Weekly Insights 09/07/2018

LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE

  • Les premiers droits de douane américains ciblant spécifiquement la Chine sont entrés en vigueur et la Chine a annoncé immédiatement des représailles.
  • Lors de son dernier comité, la Fed a discuté de la courbe des taux spécifiant que l'économie est suffisamment forte pour éviter son inversion.
  • Des deux côtés de l'Atlantique, les rapports sur le secteur manufacturier dans le monde entier ont été révisés à la hausse. L'augmentation du prix des matières premières et des délais de livraison des fournisseurs se traduisent par une hausse de l'inflation.
  • Grâce à une forte croissance de l'emploi et à une inflation contenue, publication d’une vue optimiste sur la masse salariale aux États-Unis.

 

ET ENSUITE ?

  • Appliquant la loi du talion, les États-Unis sont susceptibles d'ouvrir une enquête au sujet d’autres marchandises chinoises, ce qui laisse suffisamment de temps pour des négociations.
  • Le président de la BCE, M. Draghi, va s'adresser à la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
  • Le Sommet de l'OTAN à Bruxelles va discuter de l'avenir de l'alliance politico-militaire la plus puissante du monde.
  • Les banques américaines vont donner le coup d’envoi de la saison de publication des bénéfices du deuxième trimestre.

 

NOS CONVICTIONS

  • Scénario de base
    • Les risques de guerre commerciale s’accroissent impactant l'expansion mondiale qui reste cependant auto-entretenue et difficile à dérégler.
    • La croissance américaine s'accélère pour atteindre 3 %, mais  le cycle de croissance de la zone euro pourrait avoir atteint un sommet.
    • Hausse progressive de l'inflation aux États-Unis et dans la zone euro, mais sans craintes d’accélération.
    • La normalisation de la politique monétaire de la Réserve Fédérale est progressive, les autres banques centrales ne sont pas pressées de resserrer leurs taux.
  • Nos vues sur les marchés
    • Le sentiment des investisseurs est affecté par la « lassitude engendrée par la guerre commerciale ».
    • La correction récente et les bons résultats publiés ont rendu les valorisations moins tendues.
    • Le crédit est onéreux, notamment aux  États-Unis, laissant peu d’occasions d’améliorer les fondamentaux.
    • Les actions américaines sont soutenues par la réforme fiscale, les rachats d’actions et une valorisation toujours attrayante par rapport aux obligations.
  • Risques
    • La mise en place de droits de douane sur le commerce plus élevés et la possibilité de mesures protectionnistes plus étendues représentent un risque majeur.
    • Les risques liés à notre scénario de base montrent que les marchés balancent entre deux risques «opposés» : la peur de l'inflation et celle de la récession.
    • Une dérive trop faible (choc sur la croissance ou crainte d'une récession dans une région clé) ou trop forte (accélération inattendue de l'inflation) déclencherait une volatilité plus élevée.
    • La forte demande et les tensions au Moyen-Orient pourraient entraîner une flambée des prix du pétrole, de même la crispation du marché du travail américain pourrait conduire à une explosion salariale.

 

MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS

Nous surpondérons les actions par rapport aux obligations via les actions américaines et les actions des marchés émergents car nous pensons que les conflits commerciaux resteront maitrisés. Nous gardons une courte duration, et nous nous attendons à ce que la fourchette de 1,15-1,25 sur l’euro/dollar se maintienne.

 

STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE

  • Nous maintenons une surpondération sur notre position en actions, car nous prévoyons que le contexte favorable sous-jacent prévaudra en dépit de discours agressifs au sujet du conflit commercial.
    • La croissance américaine s'accélère à nouveau et la dynamique de croissance mondiale en dehors des États-Unis est censée se poursuivre.
    • Nous surpondérons les actions américaines L'amélioration de la croissance des bénéfices et l'impact positif de la réforme fiscale et de la déréglementation de Donald Trump constituent un soutien pour cette classe d'actifs. De plus, les valorisations ne sont plus trop onéreuses. La politique de « l'Amérique d'abord» est susceptible d'avoir un impact négatif sur d'autres pays.
    • Nous sommes neutres envers les actions de la zone euro. La région affiche toujours une expansion économique robuste, mais des incertitudes sont récemment apparues (nouveau gouvernement italien, conflit commercial potentiel avec les États-Unis, indicateurs d'activité plus faibles). La BCE reste accommodante, mettant fin à son programme d’assouplissement quantitatif à la fin de l’année, et n’est pas prête de relever ses taux, Nous préférons les petites et moyennes capitalisations aux grandes car elles sont quelque peu protégées, plus sensibles à la demande intérieure et moins sensibles au risque de change.
    • Nous sous-pondérons les actions européennes en dehors de la zone euro. La croissance des bénéfices est également plus faible que prévue dans la région et donc les rendements attendus sont plus faibles que ceux prévus en Europe, ce qui justifie notre position négative. Les négociations liées au « Brexit »  continuent de représenter un risque.
    • Nous sous-pondérons les actions japonaises. Les actions japonaises révèlent un affaiblissement de la croissance des bénéfices car les entreprises ne peuvent plus compter sur la faiblesse du yen. De plus, le vote pour la direction au sein du parti LDP d'ici septembre représente un risque pour le premier ministre Shinzō Abe. Mais côté positif, les mesures politiques accommodantes actuelles demeurent un bon point pour le Japon.
    • Nous surpondérons les actions des marchés émergents. Les actions des marchés émergents tirent profit de la force de la croissance mondiale et de valorisations attractives bien que faisant face actuellement à des turbulences causées par un dollar fort et une guerre commerciale. Notre préférence va aux marchés émergents asiatiques, pierre angulaire de la forte pondération du secteur technologique (28 %).
  • Nous sommes sous-pondérés en obligations et gardons une duration courte.
    • Nous prévoyons une hausse graduelle de l'inflation sans craintes de forte hausse.
    • Le resserrement mondial de la politique monétaire est progressif. En dehors des États-Unis, les banques centrales des autres pays développés ne sont pas pressées de resserrer leurs politiques monétaires.
    • Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes, nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires poursuivent leur tendance haussière. Outre la hausse des prix à la production, la hausse des salaires, les mesures de relance budgétaire et les droits de douane sur le commerce pourraient accroître l'inflation.
    • L'amélioration globale de l'économie européenne pourrait également conduire à une hausse des rendements européens à moyen terme. La BCE reste conciliante envers son plan d'assouplissement quantitatif et s'oppose à un euro fort. Les incertitudes politiques en Italie pourraient retarder le resserrement de la politique de la BCE, mais ne devraient pas dérégler la fin de l'assouplissement quantitatif.
    • Nous avons un point de vue neutre sur le crédit dans son ensemble, mais nous préférons à la fois les investissements en obligations Investment grade et High Yield en Europe par rapport aux États-Unis Les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
    • Le segment de la dette émergente fait face à des turbulences, influencé par le renforcement du dollar et la hausse des rendements des bons du trésor, mais nous pensons que les spreads peuvent encore se resserrer par rapport aux niveaux actuels. Le portage est l'un des plus élevés de l'univers obligataire. C'est une diversification attrayante par rapport à d'autres classes d'actifs.