Weekly Insights 23/04/2018

Highlights

  • États-Unis : l’indice Empire State Manufacturing plus faible que prévu.
  • Zone euro : l’indice de base des prix à la consommation a augmenté de 1 % en rythme annuel en mars.
  • Allocation d'actifs : nous avons rehaussé notre exposition à la livre sterling dans nos portefeuilles.

Allocation d'actifs :

Les investisseurs se focalisent de nouveau sur la hausse des rendements et de l’inflation. Divers autres événements ont été au centre de l'attention récemment - comme les préoccupations concernant le protectionnisme - mais la hausse des cours des matières premières s'est intensifiée dernièrement.

Il y a deux semaines, le prix du pétrole (Brent) se négociait à 67 dollars le baril et les bons du Trésor à 10 ans se situaient autour de 2,78 %. Dix jours plus tard, le pétrole atteignait 73 dollars le baril et les bons du trésor dépassaient le niveau de 2,90 %. Le cours du pétrole est à son plus haut niveau depuis décembre 2014 et les rendements des obligations américaines à 10 ans sont tout près de leurs niveaux de mi-février, soit un sommet depuis fin 2013/début 2014. Entre-temps, une certitude est presque acquise sur la probabilité (92 %) d'une hausse des taux d'intérêt de la Fed en juin.

Dans ce contexte, nous maintenons notre position à court terme et restons vigilants quant à une accélération inattendue de l'inflation. A ce stade cependant, nous ne nous attendons pas à ce que la BCE resserre sa politique lors de sa prochaine réunion, mais plutôt à ce qu'elle adopte une attitude attentiste jusqu'à la mi-juin.

Notre stratégie d’investissement actuelle pour les fonds traditionnels :

Légende
gris : pas de changement
bleu : modification


ACTIONS CONTRE OBLIGATIONS

Nous n’avons pas changé notre exposition aux actions.

  • Le resserrement monétaire est graduel à l’échelon mondial mais les États-Unis sont les premiers à donner un tour de vis dans un contexte de politique budgétaire accommodante.
    • La Réserve fédérale a commencé à réduire son bilan en octobre 2017, a augmenté ses taux en décembre 2017 et mars 2018.
    • La BCE a revu son programme, en achetant moins d’obligations depuis janvier. Une hausse de taux ne devrait pas se produire avant 2019.
  • Les tensions croissantes sur le commerce mondial représentent une incertitude majeure.


STRATEGIE REGIONALE ACTIONS

  • Nous sommes neutres envers la zone euro. La région affiche toujours une forte expansion économique, mais les indicateurs d'activité montrent des signes de faiblesse. La BCE reste accommodante et n’est pas prête d’adopter un ton ferme.
  • Nous sommes sous-pondérés envers les actions européennes hors UEM. L’orientation de la politique monétaire de la Banque d'Angleterre a mis un frein à la dépréciation de la livre sterling, et nous nous attendons à un autre raffermissement de la devise, rendant plus difficile la croissance des bénéfices à l'exportation. Les négociations sur le « Brexit » demeurent un risque, tandis que celles sur les nouvelles relations commerciales sont au point mort. Les perspectives de croissance des bénéfices au Royaume-Uni ont été légèrement revues à la hausse depuis le début de l'année, mais étant plus faibles que prévu, elles entrainent de ce fait des rendements inférieurs à ceux du continent, ce qui justifie notre position négative.
  • Notre approche est neutre vis-à-vis des actions américaines.
  • Nous avons réduit notre position envers les actions japonaises à neutre. Tant la visibilité sur le dosage de mesures politiques accommodantes que la croissance au delà de son potentiel sont de bonnes nouvelles pour le Japon. Mais, le marché boursier est fortement corrélé avec la performance du yen, qui sert actuellement de devise refuge et semble éloigné du ton conciliant de la banque du Japon.
  • Nous avons maintenant une position tactique neutre envers les actions des marchés émergents. Ces derniers sont influencés par la politique de resserrement de la Fed et par les rumeurs autour de la guerre commerciale naissante entre les États-Unis et la Chine. De plus, la forte pondération du secteur de la technologie (28 %) ajoute de la volatilité.


STRATEGIE OBLIGATAIRE

  • Nous sommes sous-pondérés en obligations et gardons une duration courte.
  • Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes anticipées, nous nous attendons à ce que les taux et les rendements obligataires aient une tendance haussière vers 3 % pour les émissions US à 10 ans. Outre la hausse des prix à la production, la hausse des salaires, les mesures de relance budgétaire et les droits de douane sur le commerce pourraient accroître l'inflation. La Fed poursuivra son cycle de hausse de taux au-delà du mois de mars.
  • L'amélioration globale de l'économie européenne pourrait également conduire à une hausse des rendements européens à moyen terme (vers 0,9 % pour le Bund sur les 12 prochains mois). La BCE reste conciliante au sujet de son plan d'assouplissement quantitatif et s'oppose à un euro fort.
  • Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
  • L’assouplissement monétaire en cours est un soutien non négligeable pour la dette des marchés émergents.



Macro :

  • Aux États-Unis, l’indice Empire State Manufacturing est passé de 22,5 en mars à 15,8 en ce mois d’avril , en-dessous des attentes du marché de 18,8. Un ralentissement a été constaté au sujet des nouvelles commandes, des expéditions, de l’arriéré de commandes et de l'emploi.
  • La production industrielle a augmenté de 0,5 % en mars, le rebond des services aux collectivités ayant compensé la faible production de machines et de produits alimentaires. La production industrielle globale a augmenté de 4,3 % en mars sur une année glissante.
  • Dans la zone euro, les prix à la consommation de base ont augmenté de 1 % en rythme annuel en mars. Les prix des aliments, de l'alcool et du tabac ont moins augmenté qu'on ne le pensait initialement.
  • L'indicateur ZEW du climat économique en Allemagne a brusquement chuté de 13,3 points à -8,2 en avril 2018, manquant les attentes du marché de -1. Il s'agit du plus bas niveau depuis novembre 2012.

Actions :

ACTIONS EUROPE

Semaine favorable aux actions européennes.

  • Les marchés ont poursuivi leur rebond la semaine dernière, soutenus par des informations positives au sujet des bénéfices des entreprises et des données économiques.
  • Les titres des secteurs miniers, financier et des ressources de base ont surperformé de façon remarquable en milieu de semaine.
  • Les biens de consommation et les sociétés pétrolières et gazières ont enregistré des sous-performances notables à la fin de la semaine.
  • L'indice allemand DAX 30 concentré sur les sociétés exportatrices et l'indice français CAC 40 ont terminé la semaine en hausse, atteignant mardi leur plus haut niveau depuis le début du mois de février.


ACTIONS ÉTATS-UNIS

Les actions américaines ont engrangé leur deuxième semaine consécutive de résultats positifs.

  • Les marchés ont été soutenus par la publication des rapports périodiques de 69 sociétés composant l'indice S&P 500, ainsi que celle de plusieurs centaines de plus petites entreprises.
  • Selon FacSet, société d’analyse de données, les résultats sont meilleurs que prévus pour 80 % des sociétés du S&P 500 qui ont déclaré leurs résultats trimestriels à ce jour.
  • Stimulé par la hausse continue des cours du pétrole, le secteur de l'énergie a une nouvelle fois affiché de solides rendements.


ACTIONS MARCHÉS ÉMERGENTS

Semaine légèrement défavorable aux actions des marchés émergents.

  • Les actions technologiques ont chuté, le plus grand fabricant de puces au monde, Taïwan Semiconductor Manufacturing, ayant réduit son objectif de chiffre d'affaires au bas de la fourchette des prévisions, incriminant une demande de smartphones plus faible.
  • La rencontre prévue du nouveau secrétaire d'État américain avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avec pour but de discuter d’un sommet avec le président Donald Trump a rendu le marché coréen optimiste.
  • Le rally des matières premières a contribué à porter l'indice du Commodity Research Bureau (CRB) vers son plus haut niveau depuis juillet 2015, ce qui constitue un soutien aux marchés boursiers latino-américains.

Obligations :

TAUX

Les rendements des bons du trésor américains ont augmenté au cours de la semaine dernière.

  • La hausse des cours des matières matières, la diminution des craintes d'une guerre commerciale entre les États-Unis et leurs principaux partenaires, et l’apaisement sur les marchés risqués ont poussé les rendements américains à la hausse.
  • Dans la zone euro, les rendements allemands ont augmenté au détriment de leurs homologues américains et les rendements périphériques ont surperformé par rapport à leurs principaux concurrents.
  • Les bons du trésor italiens ont surperformé au cours de la semaine, la formation d'un gouvernement euro-sceptique semblant moins probable.
  • Les rendements américains, britanniques, japonais et allemands se sont établis à respectivement à 2,92%, 1,48%, 0,06% et 0,59%.





CRÉDIT

Les marchés du crédit se sont resserrés au cours de la semaine.

  • La période de publications des résultats s’est poursuivie et a révélé des chiffres élevés.
  • Le marché primaire a été actif la semaine dernière, avec +/- 7 milliards d’euros d'émissions de titres non financiers et plus de 6 milliards d’euros de titres financiers de premier rang. Deux émissions AT1 (Additional Tier 1 capital) ont été également réalisées: KBC et Bawag.
  • Les marchés obligataires au comptant ont connu un certain rétrécissement des spreads, en particulier sur le marché High Yield en euros qui a terminé à +294 points de base , tandis que le marché au comptant Investment Grade en euros est resté relativement stable à +92 pdb.
  • Les émissions du secteur non financier ont surperformé celles du secteur financier de 2 pdb (le sous-secteur de l'assurance ayant le plus souffert avec environ +7 pdb sur la semaine).
  • Les marchés des dérivés ont connu un certain répit par rapport à la semaine précédente, l’indice Itraxx Main restant stable à 58 pdb, et l’indice Itraxx Xover descendant à 273 pdb.





DEVISES

L’euro a été plutôt stable par rapport au dollar la semaine dernière.

  • Tendance à la baisse la semaine dernière sur les devises liées aux matières premières (dollars australien et canadien, couronne norvégienne).
  • La publication d'un taux d'inflation plus faible que prévu pour la Nouvelle-Zélande a fait baisser le dollar néo-zélandais la semaine dernière.
  • La livre sterling a été pénalisée par une inflation plus faible et une division croissante au sein de la Banque d'Angleterre au sujet du cycle des taux d'intérêt.



Marché :

WEEKLY MARKET OVERVIEW





UPCOMING FACTS AND FIGURES