Weekly Insights 22/01/2018

Highlights

  • États-Unis : les demandes d'indemnité de chômage ont été bien inférieures aux attentes.
  • Zone euro : la hausse des prix à la consommation est en ligne avec les prévisions.
  • Allocation d'actifs : nous maintenons notre position favorable aux actifs risqués et gardons une duration courte sur les obligations. 

Allocation d'actifs :

Les marchés boursiers mondiaux ont continué de progresser la semaine dernière en dépit
d‘ inquiétudes croissantes sur un arrêt du gouvernement américain. Les préoccupations ont été justifiées, le gouvernement américain ayant subi un arrêt partiel samedi dernier, car les sénateurs n’ont pas réussi à s'entendre sur une mesure de financement à court terme. Ces incertitudes pèsent sur le dollar et tirent vers le haut les rendements des obligations locales (au-dessus de 2,6 % la semaine dernière), marquant un nouveau record de dix mois. La publication des résultats du quatrième trimestre a commencé et les chiffres sont sur la bonne voie. Les prévisions de bénéfices pour 2018 continuent d’être révisées à la hausse. Dans ce contexte, nos portefeuilles demeurent globalement inchangés et nous maintenons une position favorable envers les actifs risqués et en nous gardons une duration courte sur les obligations.

L'évolution politique en Europe est au moins aussi passionnante que celle des États-Unis. Il est tout à fait possible que les dissensions politiques de la zone euro puissent être surmontées cette année. Dici la fin du premier trimestre 2018 ; les italiens seront passés par les urnes et l'Allemagne pourrait avoir un nouveau gouvernement. Le soutien des socialistes allemands (SPD) sur les pourparlers formels avec le bloc conservateur de la chancelière Merkel pour une nouvelle « grande coalition » étant acquis. Cette grande coalition serait une bonne nouvelle pour la zone euro et tous ses pays membres mais plusieurs obstacles subsistent assurément. Un plus grand soutien de la part de l'Allemagne mettrait fin à certaines incertitudes politiques ayant paralysé le programme de réformes européen et devrait ouvrir de nouveaux horizons. Compte tenu d’un cycle économique favorable et d'une banque centrale accommodante, il existe une fenêtre d'opportunités pour renforcer actuellement la zone euro. Le Conseil de l’UE des 22 et 23 mars pourrait bien marquer le point de départ d'un programme plus ambitieux.

Notre stratégie d’investissement actuelle pour les fonds traditionnels :

Légende
gris : pas de changement
bleu : modification


ACTIONS CONTRE OBLIGATIONS

Nous restons favorables aux actions de la zone euro et du Japon.

  • La croissance économique mondiale s'accélère, cependant les risques géopolitiques demeurent.
    • Nous concentrons notre allocation régionale sur la zone euro et sur le Japon. Les marchés émergents bénéficient de fondamentaux favorables et d’un affaiblissement du dollar américain. Les marchés émergents bénéficient de fondamentaux favorables et d’un affaiblissement du dollar américain.
  • Les banques centrales deviennent moins accommodantes :
    • La Réserve fédérale a commencé la réduction de la taille de son bilan en octobre, a augmenté ses taux en décembre et devrait procéder à trois nouvelles hausses cette année.
    • La BCE a revu son programme, en achetant moins d’obligations à partir de ce mois. Une hausse de taux ne devrait pas se produire avant 2019.
  • Bien que les fondamentaux restent pour l'instant au centre des préoccupations des investisseurs, la fermeture récente du gouvernement américain et les discussions à venir sur le plafonnement de la dette pourraient créer de l’incertitude.
  • Les actions possèdent une valorisation attrayante en comparaison du crédit.


STRATEGIE REGIONALE ACTIONS

  • Nous restons positifs envers les actions de la zone euro qui sont soutenues par un bon développement de l’économie et des bénéfices et une valorisation des cours relativement intéressante. Certains obstacles politiques sont néanmoins présents.
    • En Allemagne, Angela Merkel négocie toujours une nouvelle coalition. Les évènements vont cependant dans la bonne direction avec l'approbation récente des membres du SPD en vue d’entamer des pourparlers formels avec la CDU/CSU.
    • En Italie, la reprise économique a été auto-entretenue, entraînant des révisions à la hausse continues. Des élections générales auront lieu le 4 mars mais aucune incertitude ne pèse sur le marché.
  • Nous avons maintenu une position tactique neutre sur les actions des marchés émergents.
  • Nous avons un positionnement moins défavorable envers les actions brittaniques.
  • Notre approche reste neutre vis-à-vis des actions américaines. Donald Trump a récemment signé le projet de réforme fiscale adopté par le Congrès, mais la loi sur les dépenses de l'exercice 2018 est toujours en suspens.
  • Nous sommes optimistes à l'égard des actions japonaises. Les résultats des entreprises japonaises restent positifs jusqu’à présent sans que l’on assiste à une dépréciation du yen.


STRATEGIE OBLIGATAIRE

  • Nous sommes négatifs envers les obligations en maintenant une duration courte.
  • Compte tenu de la politique de resserrement de la Fed et des pressions inflationnistes anticipées, nous présumons que les taux et les rendements obligataires poursuivront leur tendance haussière.
  • Nous continuons de nous diversifier en dehors des emprunts d’États générateurs de rendements peu élevés :
    • Notre positionnement est neutre vis-à-vis du crédit, car les spreads se sont d’ores et déjà sensiblement resserrés et toute hausse des rendements obligataires pourrait pénaliser la performance.
    • Nous nous diversifions via une exposition aux obligations indexées sur l'inflation.
    • Nous conservons notre position favorable à la dette émergente dans la mesure où l’assouplissement monétaire actuellement engagé représente un soutien non négligeable;
    • Nous sommes neutres vis-à-vis des obligations à haut rendement. La correction sur le marché des obligations à haut rendement américaines observée récemment ne devrait pas se maintenir. 



Macro :

  • Aux États-Unis, l’indice de confiance de l’Université du Michigan s'est établi à 94,4 en janvier, en baisse par rapport au niveau de 95,9 du mois précédent. C'est le niveau le plus bas depuis juillet 2017, les consommateurs ayant eu une évaluation moins favorable de la situation économique.
  • Le nombre d'américains ayant déposé une demande de prestations de chômage a diminué à 220 000 alors que les attentes étaient à 250 000.
  • Dans la zone euro, le taux d'inflation s'est établi à 1,4 % en rythme annuel en décembre dernier, en ligne avec les prévisions et en recul par rapport au mois précédent (1,5 %)
  • Au Royaume-Uni, le commerce de détail a augmenté de 1,4 % en décembre dernier, sous les attentes du marché à 3 %. 

Actions :

ACTIONS EUROPE

Les actions européennes ont terminé la semaine sur une note positive.

  • Les actions cycliques ont de nouveau nettement surperformé les défensives, les bons du trésor américains ayant encore progressé.
  • Les valeurs technologiques ont obtenu les meilleurs résultats, menées par les solides bénéfices d’ASML.
  • Les sociétés pétrolières et gazières ont marqué le pas à la suite de la chute des cours du pétrole.
  • Au niveau régional, le FTSE 100 a été à la traine par rapport aux indices européens, la livre sterling ayant atteint des cours élevés post-« Brexit » ce qui a pénalisé les exportateurs du Royaume-Uni. Le FTSE MIB et le DAX ont superformé, soutenus par les banques pour l'indice italien et par les gains de BASF et les notes positives à l’encontre d'Infineon pour l’indice allemand.


ACTIONS ÉTATS-UNIS

Gains modestes pour les actions américaines.

  • Les comptes de résultats du 4è trimestre ont influencé une grande partie des mouvements des marchés lors de cette semaine écourtée par des congés.
  • Le secteur des biens de consommation de base a engrangé des gains tandis que les secteurs de l’industrie, de l'énergie, des services aux entreprises et de l'immobilier sont restés à la traîne.
  • La société d’analyse de données FactSet a considérablement réduit son estimation de la croissance globale des bénéfices des sociétés du S&P 500, soit une baisse de 0,2 % comparativement à une estimation en hausse de 10 % la semaine précédente.


ACTIONS MARCHÉS ÉMERGENTS

Sixième semaine consécutive de gains pour les actions des marchés émergents.

  • Les données concernant la croissance chinoise ont porté les marchés asiatiques à un niveau record et le yuan chinois à son cours le plus élevé en 2 ans.
  • Taiwan a également bien performé, entraîné par Taiwan Semiconductor Manufacturing, qui a publié des prévisions de ventes plus élevées que prévu pour 2018.
  • Le marché des actions au Chili a atteint un record, stimulé par le conglomérat Copec et de meilleures perspectives pour les cours du cuivre, et l'indice boursier argentin a également augmenté en raison du vif intérêt manifesté par les investisseurs internationaux. 

Obligations :

TAUX

Semaine calme sur les marchés obligataires.

  • La réévaluation des commentaires offensifs de la semaine passée conjuguée à la baisse de l’offre a conduit à un léger fléchissement des taux allemands à 10 ans.
  • Les obligations espagnoles et italiennes ont également enregistré de bonnes performances.
  • Aux États-Unis, le taux des bonds du trésor a continué de grimper pour atteindre 2,6 % suite aux bonnes données économiques.
  • Les rendements américains, britanniques, japonais et allemands à 10 ans ont affiché respectivement 2,63%, 1,33%, 0,085% et 0,56%. 






CRÉDIT

Bonne semaine pour les marchés du crédit malgré des émissions moins nombreuses que prévu.

  • La première émission Tier one (AT1) de l'année a rencontré un vif intérêt (sursouscrite plus de 8 fois).
  • Les banques américaines ont commencé à publier leurs résultats annuels avec des données mitigées.
  • Les spreads de crédit se sont resserrés de 3 points de base pour les obligations Investment grade et de 5 points de base pour les obligations à haut rendement.
  • En ce qui concerne les produits dérivés, l'indice iTraxx Main est demeuré stable à 44,3 et l'iTraxx Xover s'est élargi de 6.8 points de base. 






DEVISES

L'euro s'est considérablement renforcé au cours de la semaine, poursuivant sa reprise récente.

  • Le dollar a perdu du terrain, principalement en raison de la fermeture du gouvernement américain.
  • Le dollar a été affecté la semaine dernière par le renforcement de la croissance dans le reste du monde (impact positif pour les devises émergentes) et par la réduction des divergences entre banques centrales (impact positif pour l’euro, le yen, et la livre sterling).
  • Le yen a faibli la semaine dernière, la Banque du Japon devant, suivant les attentes, s'acheminer vers une normalisation.
  • La livre sterling s'est affermie la semaine passée malgré la publication d’une inflation de base plus faible que prévu et d’un niveau de ventes au détail décevant. 



Marché :

Aperçu hebdomadaire des marchés

 



Faits & chiffres marquants