LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE
- Le nombre d’inscriptions à l’assurance chômage aux Etats-Unis reste préoccupant, confirmant que le taux de chômage pourrait y atteindre un niveau de 15 % en avril. Bernie Sanders s’est retiré de la course à l’investiture démocrate et soutiendra Joe Biden.
- La Fed a annoncé une série de mesures de soutien destinées aux entreprises et aux municipalités.
- Les négociations entre les pays exportateurs de pétrole ont finalement abouti, entraînant une réduction de la production de 9,7 millions de barils par jour.
- Les ministres européens des Finances se sont accordés sur un plan de relance de 500 millions d’euros, sans toutefois mettre en place ce que l’on appelle des « corona bonds ».
- Au Japon, Shinzō Abe a déclaré l’état d’urgence dans le pays.
ET ENSUITE ?
- Les chiffres concernant les taux de progression de la pandémie à travers le monde feront l’objet d’un examen approfondi, pour voir comment les décisions concernant les stratégies de sortie de crises pourraient être mises en œuvre, notamment en Europe.
- Aux Etats-Unis sont attendues les publications des résultats et des prévisions des sociétés.
- Après l’explosion du nombre d’inscriptions à l’assurance chômage, ce sont les chiffres des ventes au détail aux Etats-Unis qui représenteront un autre indicateur des dommages causés à l’économie américaine.
- Les chiffres du crédit et de la balance commerciale seront publiés en Chine.
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NOS CONVICTIONS
- Scénario de base
- Nous surveillons 5 facteurs déclencheurs différents : indicateurs liés à l’épidémie (dont la stratégie de sortie), risque de marché, reprise de l’activité, réponse monétaire et valorisations. Les mesures de confinement sont toujours en place en Europe, mais les investisseurs recherchent de plus en plus des indications sur la stratégie de sortie.
- À l’heure actuelle, nous nous attendons à une contraction de la croissance économique, car les mesures susceptibles de minimiser le coût humain de l’épidémie sont coûteuses sur le plan économique.
- La faiblesse des chiffres économiques, les révisions de bénéfices fortement orientées à la baisse et les baisses de dividendes sont en train d’être intégrées aux prévisions des analystes.
- Sur le moyen terme, l’assouplissement des politiques monétaires de la quasi-totalité des banques centrales et l’assouplissement budgétaire à venir constituent un soutien. La Fed, la BCE et la Banque du Japon continuent de prendre des mesures d’assouplissement supplémentaires, tout en encourageant une relance budgétaire, ne serait-ce que pour pallier la perte de revenus des ménages et des entreprises.
- À court terme, la volatilité n’est pas prête de disparaître, car la visibilité reste limitée. À long terme, les marchés des actions offrent de la valeur et donc un potentiel de hausse.
- Nos vues sur les marchés
- Depuis le début de la crise du coronavirus, nous examinons sa gravité (importante), sa diffusion (mondiale) et sa durée (plus longue qu’on ne le pensait à l’origine) pour évaluer son impact économique. Cela reste difficile à évaluer, car c’est toute la chaine de valeur internationale qui est touchée.
- La réponse monétaire et budgétaire durera plus longtemps que l’épidémie. Les mesures de politique monétaires s’efforcent de garantir une liquidité abondante et pour certains pays, de nouveaux programmes de rachats d’actifs.
- Risques
- À court terme : le coronavirus reste un risque tant qu’il n’est pas contenu ou qu’un vaccin n’est pas découvert, testé, produit et commercialisé à grande échelle.
- À moyen terme
- Enjeux de politique intérieure aux États-Unis: Joe Biden sera le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine.
- Négociations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE: Michel Barnier, représentant de l’UE pour les négociations, a été testé positif au COVID-19, tout comme le premier ministre britannique Boris Johnson. Alors que le « Brexit » est relégué au second plan et que les entreprises s’efforcent de survivre, le retrait pourrait de nouveau être reporté au-delà du 31 décembre 2020.
MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS
Nous avons réduit notre exposition aux actions à la lumière de l’actualité la plus récente et du fort rebond des marchés. Nous observons les difficultés posées par la mise en place d’une stratégie de sortie en Europe et manquons de visibilité sur l’ampleur de l’épidémie et l’impact économique des mesures de confinement aux Etats-Unis. En ce qui concerne les obligations, nous restons prudents à l’égard des taux souverains en Europe, car les achats des banques centrales et la détérioration des finances publiques seront considérables. Nous devrons évaluer l’impact des dernières décisions de la Fed sur les spreads de crédit et du High Yield. Nous restons diversifiés par le biais de stratégies alternatives. Nous conservons notre approche stratégique de la dette émergente et continuons de nous couvrir au moyen (entre autres) de l’or et du yen japonais.
STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE
- Compte tenu du manque de visibilité, notre exposition aux actions est en légère sous-pondération.
- Légère sous-pondération des actions britanniques et américaines. Nous ne voyons pas encore de stratégie de sortie en Europe et manquons également de visibilité sur l’ampleur de l’épidémie aux États-Unis et au Royaume-Uni et sur l’impact économique des mesures de confinement.
- Position neutre sur les actions de la zone euro, des marchés émergents et du Japon. L’incertitude entourant le coronavirus pèse sur le sentiment des investisseurs.
- Nous conservons de fortes convictions à l’égard de divers investissements thématiques. Les secteurs de l’oncologie et de la biotechnologie s’avèrent relativement résilients dans le contexte actuel et révèlent un potentiel important de croissance alimentée par l’innovation et le pouvoir de fixation des prix. Les thèmes liés aux mesures en faveur du climat permettent d’avoir une exposition à des solutions essentielles pour un avenir plus propre.
- Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte et en nous diversifiant en dehors des emprunts d’État. L’environnement actuel pourrait également engendrer des opportunités sur les marchés obligataires.
- Nous nous attendons à ce que les rendements obligataires restent peu élevés, même s’ils devraient enregistrer une remontée très graduelle à moyen terme.
- Nous nous diversifions en dehors des emprunts d’État à faible rendement. En matière de crédit, nous privilégions la dette émergente, y compris les obligations d’entreprises des marchés émergents. On notera que le rendement du marché High Yield américain a bondi à plus de 9,2 % tandis que celui de son homologue européen atteint maintenant 7,5 %.
- Nous conservons une exposition à l’or et au yen japonais, qui jouent tous les deux le rôle de valeurs refuges.
