LES TEMPS FORTS DE LA SEMAINE DERNIÈRE
- Face à l'augmentation des cas de COVID-19, plusieurs pays européens ont annoncé des mesures plus strictes. Les marchés ont rapidement revu à la baisse leurs prévisions de croissance.
- Le taux de surprises positives de la période actuelle de publication des résultats du 3e trimestre aux États-Unis reste élevé par rapport aux normes historiques, ce qui pourrait indiquer que nous avons passé le creux de la vague.
- Le poids lourd allemand SAP a chuté de 22 % après avoir réduit ses prévisions de chiffre d’affaires. L’entreprise de logiciels a indiqué qu’il lui faudrait plus de temps que prévu pour se remettre de la pandémie de coronavirus.
- Malgré leur intensité, les négociations sur le « Brexit » durent toujours, avec l’espoir d’un accord pour la mi-novembre.
ET ENSUITE ?
- Les élections américaines seront le sujet de la semaine, si ce n’est de l'année. Le vote anticipé atteint des proportions considérables, ce qui laisse présager une forte participation.
- Plusieurs pays clés publieront leurs PMI manufacturiers. Les chiffres devraient être proches du seuil d'expansion/contraction de 50 points, alors que les services sont encore en phase de redressement.
- Les États-Unis publieront leurs chiffres mensuels d’emploi. Les prévisions de création d’emplois sont de l’ordre de 510 000 emplois non agricoles.
- Le FOMC de la Réserve fédérale américaine se réunira juste après les élections américaines.
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NOS CONVICTIONS
- Scénario de base
- Notre scénario central prévoit un pic imminent d’incertitude alors que les marchés financiers continuent de se redresser, en grande partie grâce à l'abondance de liquidité et au soutien des gouvernements :
- élections et absence de décision sur un nouveau plan de relance aux États-Unis ;
- « Brexit » et forte hausse des cas de COVID-19 dans de nombreux pays en Europe.
- La réponse politique européenne a quelque peu rassuré grâce à l’accord sur le plan de relance pour l’Europe, qui combine le budget à long terme de l’UE et le nouveau plan « Next Generation EU » pour un montant total de 1 800 milliards d’euros. Cela devrait entraîner une baisse de la prime de risque des actions de la zone euro. Sur le plan monétaire, la BCE a laissé entrevoir la possibilité de nouvelles mesures de soutien dès le mois de décembre.
- Nos principales convictions :
- De puissants catalyseurs de marché vont se manifester à brève échéance : élections américaines, vaccin et « Brexit ».
- L’autorisation d’un vaccin provoquera un rebond pour lequel nous devons adapter le positionnement de nos portefeuilles, en incluant notamment des petites capitalisations qui bénéficieront d'un plan de soutien aux infrastructures, d'un discours de redressement et d’une pentification de la courbe des taux.
- Dans le même temps, notre portefeuille de base reste axé sur les pays et les thèmes les plus résilients à l’issue de la crise sanitaire, tout en conservant des couvertures sur le marché américain des actions.
- Nos vues sur les marchés
- À court terme, la période de publication des résultats et les prévisions des entreprises offrent moins de visibilité. Les taux réels ont cessé de baisser dans l'attente de nouvelles orientations des banques centrales et d’une plus grande visibilité sur le plan politique.
- La volatilité devrait atteindre un point culminant, car la visibilité sur l'épidémie et ses conséquences s’est de nouveau détériorée et parce que c’est normal en période d’élection présidentielle.
- Historiquement, la reprise économique (et l’augmentation des taux) est favorable à la performance des titres « value ». Cela n’a pas été le cas jusqu’à présent, car les taux sont restés bas. Entre le fléchissement de la reprise économique et le nouveau cadre de politique monétaire de la Fed, il n’y a pas de raison majeure de favoriser un style plutôt qu’un autre.
- À plus long terme, les politiques monétaires et budgétaires conciliantes et la perspective d’un vaccin devraient conduire à une reprise de l’économie.
- Risques
- La pandémie de coronavirus est le principal obstacle à la reprise économique. Seul un vaccin pourrait inverser la tendance.
- Risque électoral aux États-Unis : la gestion de la crise du coronavirus, les tensions économiques, les troubles sociaux et la perspective d’un arrêt brutal des mesures de soutien budgétaire sont source d’incertitude alors que la valorisation n’est plus aussi attrayante qu’elle ne l’a été.
- Les relations entre les États-Unis et la Chine resteront probablement tendues et assombrissent les perspectives de croissance mondiale. Aucun des deux pays ne peut se permettre de relancer une guerre commerciale.
- Négociations commerciales entre le Royaume-Uni et l’UE : alors que l'échéance du « Brexit » se rapproche à grands pas, le Royaume-Uni n’a toujours pas conclu d'accord avec l'Union européenne.
MODIFICATIONS RÉCENTES AU SEIN DE NOTRE STRATÉGIE D’ALLOCATION D’ACTIFS
Nous maintenons pour le moment une légère sous-pondération des actions dans leur ensemble, et conservons aussi nos couvertures sur les actions américaines, ainsi que notre exposition à l’or et au JPY en tant que couvertures du portefeuille. En plus de notre conviction de surpondération des actions de la zone euro par rapport aux actions américaines, nous tablons également sur un affaiblissement à terme du dollar américain par rapport à l’euro. Nous avons une position neutre sur les actions britanniques. Les marchés émergents ont surperformé en octobre et nous conservons pour le moment notre surpondération croissante. Nous continuons de sous-pondérer les actions japonaises. Notre allocation obligataire est inchangée, mais nous guettons un point d’entrée pour profiter du portage compte tenu des incertitudes liées à la COVID et aux élections américaines.
STRATÉGIE CROSS ASSETS ET POSITIONNEMENT DU PORTEFEUILLE
- Légère sous-pondération des actions, accompagnée d’une forte sélectivité dans l’allocation par thème et par région.
- Surpondération de la zone euro et sous-pondération des actions américaines, avec une préférence pour les actions allemandes. La réponse coordonnée des États membres face au virus a resserré les liens. La reprise est toutefois inégale selon les pays et l’Allemagne se distingue par sa gouvernance et ses performances. Faisant habituellement preuve de résilience dans les périodes de récession, les États-Unis apparaissent aujourd’hui plus fragmentés que l'Europe. Les valorisations ne sont plus aussi attractives qu’elles ne l’ont été par le passé. Les petites et moyennes capitalisations américaines révèlent un bon point d'entrée pour notre stratégie.
- Position neutre sur le Royaume-Uni de façon opportuniste. Le Royaume-Uni est passé à côté du rebond des marchés internationaux tandis que la faiblesse de la livre sterling devrait être un facteur de soutien. Il n’est pas surprenant que le « Brexit » soit un facteur défavorable pour le Royaume-Uni, mais également pour l’Europe dans son ensemble.
- Nous conservons notre surpondération croissante des actions émergentes associée à une sous-pondération des actions japonaises, avec une préférence pour les actions chinoises. La Chine connaît une reprise économique en forme de « V » et possède plusieurs mois d’avance sur le reste du monde.
- Nous conservons des convictions clés à l’égard de divers investissements thématiques. Les secteurs de la technologie, de l’oncologie et de la biotechnologie s’avèrent relativement résilients dans le contexte actuel et révèlent un potentiel important de croissance alimentée par l’innovation et le pouvoir de fixation des prix. Nous pensons que les thèmes liés au climat et à l’environnement permettent d’avoir une exposition à des solutions essentielles pour un avenir plus propre et vont continuer à prendre de l’importance avec des plans d’infrastructures qui deviennent « verts ».
- Sous-pondération des obligations, en maintenant une duration courte, mais avec une forte diversification, car l’environnement actuel pourrait engendrer des opportunités sur les marchés obligataires.
- Sous-pondération des emprunts d’État qui n’offrent aucun potentiel de rendement en dehors des phases d’aversion au risque. Nous privilégions les obligations des pays périphériques par rapport à celles des pays centraux de l’Europe.
- Dans un portefeuille multi-actifs, la diversification sur le crédit s’avère attrayante : nous surpondérons les obligations investment grade, car les achats des banques centrales sont un facteur de soutien.
- Tout en conservant une surpondération de la dette émergente, nous avons pris quelques bénéfices sur notre exposition en devises fortes. Les marchés obligataires se sont en grande partie remis de leur chute du début d’année.
- Nous avons une exposition à la couronne norvégienne (NOK), qui s’est révélée attractive pendant la crise, ainsi qu’à l’or et au yen japonais, qui jouent un rôle de couverture.
- Notre conviction profonde d’une réduction structurelle de la prime de risque de la zone euro nous conduit à avoir une position vendeuse sur l’USD contre l’EUR.
