23 JANV.

2018

Fixed Income , Asset Class

Stratégie devises

De façon stratégique, position longue en euros; toujours en faveur du yen tenant compte de l’actualité macroéconomique.

Le contexte général - fondé sur l'écart de taux, le portage du risque et les surprises économiques - est négatif pour le dollar américain, qui a connu une certaine faiblesse au cours des derniers mois. Le billet vert continuant de s'affaiblir (malgré le rebond récent), l’euro a récemment gagné un certain intérêt parmi les investisseurs étrangers. Avec une accélération du cycle d'activité, de meilleurs indicateurs macro-économiques et une banque centrale qui semble vouloir réduire sa politique d’assouplissement quantitatif, les échanges en euro pourraient encore avoir du potentiel. Toutefois, nous visons à gérer le risque de manière tactique, car l’évolution de la devise demeure influencée par les communications de la banque centrale, en particulier en raison de l'incertitude entourant la Réserve fédérale et de la gène évoquée par certains membres du conseil d'administration de la BCE suite à la récente appréciation de la monnaie commune. En effet, un nouveau gouverneur de la Fed, au ton ferme, pourrait initier une réévaluation des anticipations du marché pour soutenir temporairement le dollar américain.

Si les différentiels de taux restent pénalisants, le yen semble attractif (sur la base de nos analyses à long terme). Dans l’environnement actuel marqué par des incertitudes géopolitiques et un risque événementiel bien présent, le yen demeure une valeur refuge de choix et un actif de diversification.




Devises émergentes : devises surpondérées à court terme des exportateurs de matières premières; maintenir une position constructive à moyen terme

Nous restons positifs sur les devises émergentes à moyen terme. Ces dernières ont rebondi en 2017 grâce à une solide dynamique de croissance de leurs marchés, à des valorisations attrayantes à long terme et à une croissance mondiale plus synchronisée s'étendant à la zone euro et au Japon. Nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive, en dépit d'une certaine instabilité due à la rationalisation des politiques monétaires et des assainissements de bilans sur les principaux marchés comme les États-Unis et la zone euro.

Dans l'ensemble, nous gardons une position surpondérée sur les devises émergentes des exportateurs de pétrole afin de bénéficier d’un rebond des cours du pétrole. Nous avons une surpondération sur le peso colombien, le rouble et le tenge du Kazakhstan en espérant que les devises sensibles aux cours des matières premières surperformeront les autres. Nous avons une surpondération sur la roupie indonésienne en raison d'une bonne volatilité et d'une amélioration des conditions d’échange. Nous conservons une surpondération ddes devises d’Europe centrale et de l'est (à l'exception du leu roumain) grâce à une excellente dynamique de croissance et à une évolution attendue vers une position plus ferme des banques centrales.